Déménagement

Ce blog a vécu

Merci à ceux qui sont venus, qui ont vu et qui ont commentu.

Je change d’antre.
Vous pouvez désormais me retrouver ici :

L’antre du Vieufou – Les livres de Frédéric Gaillard

et toujours sur facebook :

https://www.facebook.com/vieufou.reveur/

 

A bientôt

Vive l’écriture !



La coulée

Dans le cadre du printemps des poètes, la librairie Aux bons mots – Librairie & Salon de thé située au Pouzin (07) organisait son premier concours de poésie, sur le thème (national) « Poésie volcanique », qui a réuni une quinzaine de participants avec des textes fort variés.
C’était ma première participation à un concours de poésie et j’ai eu la surprise, le plaisir et l’honneur de remporter le premier prix : un joli bouquet et un bon d’achat !
Merci à la vingtaine de spectateurs venus assister à la lecture des différents textes, aux membres du jury et à l’équipe de la librairie, fort accueillants, et bravo aux auteurs des autres poèmes. La soirée s’est terminée autour d’un petit buffet.487932122_1238064204492102_2966401741109142429_n



Bibliographie (SFFF)

 

juillet 2025 Infemmes et sangsuelles – Editions Inanna

(Réédition illustrée du recueil finaliste du prix Masterton 2016)

Illustration de couverture : CAZA

Illustrations intérieures : Philippe LEMAIRE

 

Février 2025 Bricol’âges et passe-temps -  N’co éditions

8 euros, 77 pages – ISBN : 978-2-494781-95-5 3 2022

 

Cent gouttes d’acide – Editions 1115

136 pages 7 € – ISBN 979-10-97100-75-9 4 2021

 

Le concile des quarante – Zonaires éditions

20 Illustrations de Philippe Lemaire – 92 pages, 16 euros – ISBN : 979-10-94810-36-1 5 

 

Guérison – Editions Armada

40 Pages – 5 € – ISBN 979-10-97396-46-6 6 2018 

 

De lointains rêvages – Rroyzz éditions

(finaliste du prix Masterton 2019)– 223 pages  – 16€ – ISBN : 978-2-36372-119-8



Dans la presse locale

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Bricol’âges et passe-temps

12 bricol'âges

 

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« Ils se surnomment temporistes, temponautes ou temporateurs, ou tout simplement voyageurs.
Ces scientifiques trop souvent décriés, dont les noms sont absents des livres d’Histoire, sont le dernier maillon de la longue lignée d’inventeurs loufoques ayant tenté depuis l’aube de l’humanité, au prix de nombreux tâtonnements, cafouillages, paradoxes et plantages, de repousser les limites de la science et d’améliorer par leurs inventions surprenantes et leurs machines improbables la qualité de vie de leurs contemporains.
Et parfois même de leurs ancêtres.
Voici leurs histoires. »
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Parution février 2025 avant J.C.
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Présentation de l’auteur :
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Un jour, en cours de sciences physiques, ce devait être en classe de cinquième, l’auteur a fermé les yeux quelques secondes. Quand il les a rouverts, une heure s’était écoulée et son professeur le secouait par l’épaule. Il venait de vivre son premier voyage dans le temps. Il renouvela l’expérience avec succès à chacun des cours de science qui suivirent, ce qui explique qu’il n’ait jamais obtenu de doctorat en physique quantique.

Depuis, il arrive même à voyager en gardant les yeux ouverts.

C’est d’ailleurs ce qu’il préfère…

Ce sera mieux avant est son douzième livre.

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Mon anti-manuel du voyage dans le temps est paru, j’en ai reçu quelques exemplaires pour les salons auxquels je vais participer cette année.
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Genre : Science-affliction*
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N’co éditions, 8 euros, 77 pages - ISBN : 978-2-494781-95-5
Je peux vous envoyer un exemplaire dédicacé si le voyage vous tente…  
Vous pouvez me le commander par mail à l’adresse vieufou26@hotmail.fr ou en MP sur https://www.facebook.com/vieufou.reveur
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*Affliction : Tristesse profonde, abattement à la suite d’un grave revers.


A un bétail près…

Avis à la population ! Mon onzième livre vient de paraître aux éditions N’co.
Je m’attaque cette fois à nos amis les bêtes.
Drôle, acerbe, poétique, un recueil qui reste dans la lignée de mon précédent opus.
Comme d’habitude j’en aurai quelques exemplaires à dédicacer pour les fidèles lecteurs. Vous pourrez aussi le trouver chez l’éditeur !
Qu’on se le dise !Merci à Jean-Yves pour sa confiance renouvelée !11 A un bétail près

4e de couverture :

Un livre qui bourdonne, vrombit, bêle, trompette, meugle, piaule, grisolle, turlutte, brait, blatère, brame, mugit, chevrote, souffle, miaule, cancane, caquette, nasillonne, pépie, aboie, jappe, feule, ronronne, hulule, grince, hennit, béguète, grogne, hurle, glapit, stridule, couine, zinzinule, roucoule, chante, croasse, beugle, caracoule, siffle, agasse, vagit, glousse, barrit, jase, piaille, huit, cacarde, coasse, gazouille, pupule, ricane et qui rugit.

Souvent de mauvais poil, l’auteur de ces pattes de mouche est un ours qui sort peu de sa tanière. Inoffensif, il lui arrive de monter sur ses grands chevaux ou de se laisser aller à quelques coups de griffes bien sentis si on essaie de le caresser à rebrousse-poil, de le tirer de son hibernation ou de lui mettre les abeilles. La bestiole n’a encore mordu personne à ce jour, mais mieux vaut éviter de la faire enrager…

A un bétail près… est son onzième livre.

Nota bene : Aucun animal n’a été maltraité lors de la rédaction de ces quelques pages.

 



Dix ans, dix livres

10 ans – 10 livres
Un grand Merci à ceux d’entre vous qui les ont attendus, achetés, lus, aimés ou détestés, prêtés, offerts, qui ont frissonné, ri ou pleuré à leur lecture, qui s’en sont juste servis pour caler un meuble ou même comme bois de chauffage ou simplement les ont rangés dans leur bibliothèque entre ceux de leurs auteurs préférés…
Pour les autres, yapuka !
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La vieillesse éteint nos phrases

Ca y est, mon dixième livre est sorti !
Ça grince des dentiers dans les Ehpads !
Ils n’ont pas envie d’être là, encre moins d’être vieux.
Alors ils vont le proclamer haut et fort en menant la vie dure au personnel de leur avant-dernière demeure, la maison de retraite dans laquelle ils se retrouvent enfermés malgré eux.
Infirmières, animateurs, stagiaires, zoothérapeutes, veilleurs de nuit, jusqu’à l’ascensoriste… Tous vont en prendre pour leur grade face à une horde de vieillards facétieux et survoltés.
Les petites histoires grinçantes de nos anciens sont imprimées et disponibles sur le site de N’co éditions et très bientôt dans les librairies viennoises et alentours.
80 pages. 8 euros (+ frais de port si vous me le commandez directement, dédicacé).
ISBN : 9782494781276
10 LVENP


Vieilles canailles (Brèves d’EHPAD)

Ce recueil n’est pas un brûlot dénonçant les conditions de vie et l’isolement affectif des résidents en EHPAD, ni le journal d’un soignant témoignant de ses difficiles conditions de travail.
D’autres l’ont fait mieux que moi.
Il est le fruit de 3 années à partager la vie de nos aînés, leurs rires et leurs larmes, à animer leur quotidien et à récolter les perles qu’ils lâchent en rafales une fois leur coquille ouverte, leur confiance accordée.
Parolesvieilles canailles-couverture[1077] de nos anciens, sans filtre, tour à tour espiègles, caustiques, surréalistes, toujours émouvantes, qui prouvent qu’ils ont encore plein de choses à dire si on les écoute, que le sens de l’humour, l’impatience, la colère les habitent toujours, et qu’il n’y a pas que l’éternité qui est longue vers la fin…
En vente sur le site de l’éditeur ou auprès de votre serviteur, dédicacé, contre 9 euros + fdp (ou sans frais à la maison avec un café offert)
ISBN : 978-2-36336-573-6
PAGES : 70
FORMAT : 130×200
PARUTION : 06/2023
COLLECTION : Molda
PRIX : 9 €


Chansons pas nettes pour oreilles pas propres

De Morteterre à Sainte-Soline, à la conquête du monde avec Toto, le spermato ou dans les bras de Babeth la prostituée d’autoroute, 35 ans de chansons pas nettes, de peaux-haines et de lettres aMères requièrent, que dis-je, implorent votre attention, votre indulgence et vos commentaires.

(15) Chansons pas nettes pour oreilles pas propres – YouTube

 

 

 



Cent gouttes d’acide

Mon huitième opus est paru le 14 janvier et il vous offre non pas un, ni même dix, mais cent voyages fantastiques dans un seul billet.
Rapprochez-vous de votre agence de voyages littéraires préférée ou de votre serviteur en MP pour un exemplaire dédicacé !
Vous ne passerez pas entre les gouttes !
C’est ici :
Cent gouttes d’acide – Frédéric Gaillard – Editions 1115
08 CENT GOUTTES D'ACIDE
Et il est en lice pour le prix Boccace !


Le concile des quarante

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon septième livre, Le concile des quarante, une fantaisie eco-terroriste fort joliment illustrée par Philippe Lemaire.

Elle paraît aux éditions Zonaires, chez qui j’avais déjà publié Le petit oiseau va sortir (épuisé) et Jeux de dopes. En voici la bande-annonce :

« La planète Terre est en souffrance, mais rien ou presque n’est fait pour endiguer le mal.

Las d’envoyer des mises en garde, les quarante races faëriques de la forêt, réunies en Concile, décident de prendre les choses en mains.

Dans ce conte écologique, fantastique, horrifique et drolatique les Nains, Lutins, Elfes, Gnomes, Pixies, Trolls, Fées, Forêveurs, Licorne, Vouivre, Ogre, Ankou et autres Feux-Follets vont composer la plus longue et la plus belle symphonie qui ait jamais eu lieu dans le Royaume Sous-terrain. »

92 pages, couverture papier couché satiné et pelliculé

16,00 € + 3,90 € de frais de port.

Parution 4 aout 2021

ISBN : 979-10-94810-36-1

Possibilité de me commander un exemplaire dédicacé en MP. Sinon ça se passe ici :

https://www.zonaires.com/?p=3692

ill:ustrations de Philippe Lemaire

ill:ustrations de Philippe Lemaire

 Philippe, qui a bien voulu prendre part à ce concile et a donné vie à toutes ces créatures échappées de mon esprit, est illustrateur, et également auteur de fantastique (je recommande à cette occasion La demoiselle de Tonneville, où il est question d’une dame blanche hantant une lande près de Cherbourg). Il travaille actuellement sur une interprétation personnelle du héros d’Edgar Rice Burroughs en pagne (non, pas Rahan, l’autre…), s’éloignant momentanément du vampire, son thème de prédilection. Vous en saurez plus à son sujet ici https://sites.google.com/site/philip63lemaire/home

 



Guérison, Armada éditions

06 Guérison

GUERISON, petite dystopie de mon cru, est sortie aux Éditions Armada  dans  la collection novellas SF.

Elle a fait sa première apparition aux Aventuriales 2020, un des seuls salons de cette annus horribilis.

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Attention : ceci est un remède au Morosavirus qui a subrepticement envahi vos cerveaux ces derniers temps.
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POSOLOGIE : Administration par voie oculaire
A consommer sans modération.
Aucune contre-indication
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Merci à Jérôme Baud pour m’avoir fait confiance sur ce coup-là, , à Jean-Mathias Xavier pour cette couverture géniale, et à tous mes futurs lecteurs pour l’intérêt qu’ils manifesteront pour cet opus…
A noter, Frederic Czilinder inaugurera quant à lui de sa plume alerte la collection fantastique avec Le magot des Mac Callum, novella qui se déroule dans l’univers de Danse macabre, son précédent roman,
Deux autres livres sont sortis dans cette collection de textes courts qui s’avère prometteuse.

Vous pouvez vous le procurer dédicacé auprès de votre serviteur, au modeste prix de 5 eugros + frais de port ! 

Et chez l’éditeur :

https://www.editions-armada.com/catalogue/guerison

Et comme ce sont les lecteurs qui en parlent le mieux :

L’auteur nous invite au cœur d’un DYSTOPIE bien particulière. Dans ce monde, vous devez comprendre que la religion est celle d’une médecine totalitaire qui décide de tout à votre égard au moindre microbe, au moindre bobo, au moindre signe de maladie, de tare génétique, de défaut, de handicap… Entre vert pour les sains, orange pour les suspicions de maladie, rouge pour ceux qu’il faut « guérir », l’auteur nous entraîne dans une fuite et une réflexion profonde sur notre rapport à la société actuelle ; pour ce faire, il nous montre dans une histoire sans le moindre temps mort, dans un concentré de suspense et de réflexion un monde où l’acharnement thérapeutique est inversé, où le serment d’Hippocrate est détourné.

Prenez « Fahrenheit 451 » et « Soleil Vert » (sans l’aspect miam-miam), ajoutez-y une pointe d’humour sans faille, un style acéré et vif, un texte qui ne vous tient jusqu’à la dernière ligne et vous obtenez « Guérison ».

J’ai été bluffé par ce texte qui sait à la fois faire sourire – voire rire – et nous montrer une facette bien trop réelle des humains que nous sommes. Jusqu’à nous faire nous interroger : qui serions-nous dans un tel monde ? Du coté des Hippocrates en devenant un Guy Montag ou du côté des Hypocrites et de Sain Panace ?

Un cinq étoiles qui est plus que mérité - c’est un sacré tour de force de faire tenir tout un monde dystopique en seulement 40 pages et de le rendre parfaitement convaincant et suffisamment bien décrit dans ses détails pour y croire.

Bref un texte que je vous invite à découvrir au plus vite.

JC  Gapdy



An vingt, Dix-neuvième septain

Comme elle se prénommait
Prudence
Elle appela sa fille
Sûreté.
Parce qu’on ne sait jamais…

(Gaëlliques prénominales – 6 mai)

Mai où sont donc passés les gens ?
Mai pourquoi tous ces masques inquiets ?
Mai quand reviendra le bon vieux temps ?
Mai mes vers non plus n’ont-ils pas pied ?
Mai en verra-t-on bientôt la fin ?
Mai vivement le mois de juin

Qu’on en fume un…

(Gaëlliques monstruelles – 7 mai)

Je me souviens des mots que me disait mon père :
« Tu veux être accepté, respecté par tes pairs ? Fais-leur donc soupçonner une plus grosse paire… »

(Gaëlliques hors pair – 10 mai)

Enfin, je fais ce qui me plaît,
Se dit l’humain déconfiné
L’homo-hydro-alcoolisé,
Dès le matin du onze mai.
Ça fait longtemps que j’en rêvais.
Tiens, aujourd’hui, moi, je voudrais
Aller dans un endroit bondé
Où les gens vont pour consommer
Comme un étroit supermarché,
Le petit ciné du quartier
Ou bien un bus inter-cités
A la foule me mélanger
Puis d’un seul coup me démasquer,
Sans filtre et sans gants me montrer
Sur tous ces rats postillonner
Et puis tousser,
Baver,
Cracher
Pour finir par éternuer
Désabusé, désinhibé
Dans le coude, à moi étranger,
D’un con fini désinfecté
Afin de savoir ou en est
Vraiment rendue l’humanité
Sous sa couronne d’immunité,

Mais je crois plutôt que je vais
Rentrer et puis me recoucher

(Gaëlliques virales – 11 mai)

- Votre mission, si vous l’acceptez, sera de rapufler les mistouris avec un labouve.
Quand je reçus de l’Etat-major ce message incompréhensible, codé en néo-novlangue argotique, je me fis la réflexion que je n’étais plus de la première jeunesse. Lors de ma dernière mission on m’avait fait ratisser des carottes sur Mars, ce qui signifiait simplement aller éliminer un narcotrafiquant au Caire. Allez savoir où ils vont chercher leurs expressions, au Ministère. Et pourquoi ils se compliquent tant la vie, des fois…
Devant ce nouveau casse-tête linguistique, je dus même reconnaître – à défaut de l’avouer à mes supérieurs, à qui j’arrivais encore à donner le change – que j’étais quelque peu dépassé, avec mon franglais so old-school et mon verlan de titi parisien face à leurs expressions post-futuristes tellement hypes.
Déjà que ma condition physique me mettait hors-jeu pour la plupart des opérations risquées, si je n’arrivais même plus à déchiffrer les ordres de missions codés envoyés par mes chefs, la pension de retraite – pardon, l’Ehpad – pour espions en fin de vie, ou du moins en fin de carrière, allait sans doute très vite compter dans ses honorables murs un pensionnaire de plus, en ma modeste personne.
Mais pour différer l’inéluctable, je devais déjà décrypter ce maudit charabia et me sortir avantageusement de cette mission. De préférence sans réveiller ma sciatique !

(Gaëlliques et services secrets – 12 mai)



An Vingt, septain dix-huitième

Méchant virus oblige, les restaurants du précambrien affichaient sur leur devanture :
Menu du jour : mets théoriques.
Dernier repas avant extinction
Ce soir on broute au sort.

(Gaëlliques antédiluviennes – 29 avil)

En avril s’il te restait du fil
En mai tu seras masqué
Pour peau de bal

(Gaëlliques couturières – 30 avril)

En ce moment quand je dis que les derniers à m’avoir vu bosser ne sont pas jeunes, eh ben c’est pas une blague de Coluche !

(Gaëlliques pluricentenaires – 1er mai)

Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais revu la fille à qui j’avais offert en cadeau de fiançailles un pied d’Arum Titan sur le point d’éclore.

(Gaëlliques florales – 2 mai)

Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur automatique de Dieu. Je ne suis pas là pour le moment et ne peux vous répondre dans l’immédiat.
Pour vérifier votre éligibilité à cette pandémie, tapez 1
Pour savoir si vous êtes susceptible d’y survivre, tapez 2.
Pour un résumé des règles de distanciation sociale à transgresser, tapez 3.
Pour un rappel des gestes barrière à négliger, tapez 4.
Pour obtenir votre température spirituelle, tapez 5
Pour trouver les différents points de non-vente de masques, tapez 6.
Pour connaître la couleur de votre département, tapez 7
Pour avoir une estimation de la date de votre déconfinement, tapez 8
Pour vérifier le nombre de places disponibles au paradis, tapez 9
Pour obtenir un conseiller, appuyez sur la touche Diable.
Merci de bien vouloir patienter ou réessayez d’appeler ultérieurement.
(6,66€ la minute + coût de l’appel)
Bonjour, vous êtes bien sur le…

(Gaëlliques divines – 3 mai)

- Bonjour, je suis Saint-Pierre, votre ange-gardien, Dieu étant confiné sur Son nuage, Il n’effectue plus qu’un service restreint, en télétravail, et m’a demandé de vous accueillir et de m’occuper du dispatch. Veuillez me présenter vos attestations dérogatoires dûment datées, remplies et signées. Je sais, madame, en bas, on vous a dit que vous pouviez faire votre jogging sans risque. Eh bien, on vous a menti, je n’y suis pour rien. De toute façon les responsables seront bientôt là. Quand ça ? Oh, ici, la notion du temps, vous savez… Suffisamment tôt. Très vite, si j’en juge par le poids de leur karma !
Pas de bousculade, il y a assez de place pour tout le monde.
Oui, monsieur, vous pouvez enlever votre masque, maintenant vous n’en avez plus besoin et en plus vous le portiez mal, ce qui explique votre présence parmi nous.,. et oui, on peut désormais s’asseoir à proximité de ses petits camarades. Oui, vous pouvez tousser aussi, vous êtes tous déjà morts. Fallait y penser avant ! Je vais procéder à une prise de température. Si vous avez plus de 39, vous serez placé en quarantaine pour éviter toute contagion. Il ne faudrait pas que nos autres pensionnaires attrapent une angine. Oui, je fais de l’humour si je veux.
Bon, je commence. Vous êtes ici parce que vous avez tous refusé l’isolement à zéro euro qui vous a été proposé par nos services et ..
- Euh, excusez-moi, il doit y avoir une erreur, j’avais juste demandé à Lui parler au téléphone !
- En conduisant, monsieur, en conduisant…

(Gaëlliques divines, suite – 4 mai)

 

On aurait voulu s’appeler le club des 5, rapport à ces bouquins dont Jean-Mi avait toujours un exemplaire dans son cartable, qu’il lisait entre deux cours. Sauf que, du coup, ça aurait manqué d’originalité. Et qu’en plus; on était sept, moi y compris.
Jean-Mi était l’intello de la bande, premier de la classe et fort en tout sauf en sport. Contre quelques euros, il faisait les devoirs des autres, en rajoutant quelques fautes pour éviter que ça se voie trop.
Hippo avait toujours dans son cartable une trousse de premiers secours. En vrai il s’appelait Olivier, mais comme il était hypocondriaque, les autres lui avaient trouvé ce surnom qui lui collait à la peau comme un des sparadraps que sa mère, infirmière à l’hosto, appliquait sur ses boutons d’acné le matin et qu’il arrachait rageusement juste avant d’arriver au collège.
Nono, une tronche en maths, faisait office de comptable de la bande et gardait notre maigre trésor, quelques gâteaux, des billes et des BD piquées à une bande rivale, qu’on avait mis en commun et qu’il planquait dans une boîte en fer enterrée derrière l’église. Il disait à qui voulait l’entendre qu’un jour, quand le trésor aurait beaucoup grossi, il serait élu maire de la ville.
Y avait aussi Chris, le castagneur, toujours prompt à déclencher les bagarres à la récré, et à accuser l’autre d’avoir commencé quand le pion venait les séparer.
Manu était notre chef. C’était le chouchou de sa prof de français. Faut dire qu’il faisait sans arrêt le fayot. Du coup, elle lui mettait toujours des bonnes notes. Dès qu’on se retrouvait dans le terrain vague derrière le lotissement, il mettait son masque de Zorro et inventait des scénarios dans lesquels on était toujours les gentils et où on sauvait le monde des méchants. Il nous donnait plein d’ordres et il fallait qu’on lui obéisse sans discuter sous peine de ne plus faire partie de la bande.
D’ailleurs , au début, y avait une fille avec nous, mais elle était si bête que les garçons n’ont pas voulu qu’elle reste.
Y avait aussi Doudou, un grand échalas que les autres appelaient comme ça parce qu’il se promenait toujours avec son doudou, un vieil ours en peluche mal en point qui laissait chaque jour échapper un peu plus de son rembourrage en coton par un accroc sur sa joue. Lui aussi aurait voulu être chef, mais face à Manu, il ne la ramenait pas trop.
Enfin, y avait moi, qui les rejoignais dès leur sortie des cours. J’étais en quelque sorte leur mascotte, un grand berger allemand efflanqué mais fidèle qu’ils avaient surnommé Didier, après avoir vu un film débile où un chien se transformait en homme. J’étais là pour poursuivre les membres des bandes rivales et leur mordre les mollets, ce que je m’appliquais à faire de mon mieux, sachant que mon zèle serait récompensé d’un gâteau et d’une caresse sur l’échine.
Mais il y a quelques jours, ils ont attrapé une mauvaise grippe et leurs parents les ont gardés à la maison. Sans mes petits maîtres, je me suis mis à errer au hasard des rues et, désœuvré, j’ai essayé de choper les jarrets du premier humain que je croisai, pensant que ça les ferait revenir, et avec eux les récompenses habituelles. En vain. On m’a poursuivi, capturé et mis dans une cage étroite et malodorante. Bien sûr, on me nourrit, mais ce matin, je suis particulièrement inquiet. Je n’aime pas du tout l’odeur de cet humain qui s’approche doucement de moi avec une voix faussement rassurante et un cylindre terminé par une longue aiguille dans la main. Je lui montre les crocs en grognant mais ça n’a pas l’air de l’impressionner, lui.
Hé, les copains, j’ai besoin de vous, là.
Vous êtes oùùùùùù ?

(Gaëlliques en bande organisée – 5 mai)



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