prochains salons du Vieufou

Je serai en Dédicaces aux Aventuriales de Ménétrol (63) les 28 et 29 septembre (si mon éditrice envoie le dossier d’inscription Lune Ecarlate Editions prochains salons du Vieufou dans 2 - Vieufou en vadrouille ;)  et si je trouve comment/avec qui y aller et si je trouve où y dormir…
)
et
Je serai au salon L’arrêt Création des Scribouillards, à Saint-Illide (15) le 20 octobre
et
je serai au salon du livre d’aubenas (07) les 7 et 8 décembre (dès qu’ils confirment mon inscription)
et 
je serai (sans doute) à celui de Saint-Martin-d’Hères les 14 et 15 décembre



L’envie d’avoir – 29 mai -

A force de se retourner
dans son cercueil capitonné
il avait fini par creuser
jusqu’à la couche d’à côté
où depuis lors il courtisait
sans penser aux amours passées
à la fortune ou au succès
aux héritages ou aux procès
une jeune autochtone embaumée
qui sentait bon le tiaré
tandis que sa veuve éplorée
toute de charognards cernée
devant la tombe désertée
déversait des larmes à l’idée
de voir son magot s’envoler
et les robes noires lui fredonner
le refrain de Je te promets…

(vers d’actualité…)



COTE D’USURE

Entasser nos anciens, improductifs et coûteux, dans les cités bordant la grande soupe excrémentielle, bouillon irisé mélangeant gaillardement crème solaire, pesticides, urines plurielles et innombrables particules de micro-plastique, faire inhaler à ces légumes presque fanés à dentiers merguezicides, jusqu’à ce que mort s’ensuive, les effluves fossiles expulsés du cul incontinent de titanesques embarcations, léviathans d’acier qui, en prime, leur vomissent dessus en spasmes réguliers d’autres obsolètes leur ressemblant, décrépits, souffreteux mais friqués, ceux-là, venus les narguer de leur opulence blasée, que voici un moyen original d’accélérer la régulation d’une population mondiale devenue trop nombreuse, en asphyxiant tous ces variqueux poitrinaires, qui seront illico remplacés par la génération suivante, du moins s’il s’avère que ladite génération parvient à déjouer d’ici là tous les pièges létaux que le reste d’une piètre humanité qui déshonore jusqu’à son nom aura tendus en travers de son chemin, et en espérant que mère Nature n’aura pas accéléré entre temps le processus en l’étendant à l’ensemble des inutiles, … nous tous.

(en une phrase commençant, j’aime mon prochain mais pas le suivant)



Plouf !

Et comme Infemmes et sangsuelles il y a deux ans, De lointains rêvages se contentera du podium.
C’est l’ami Bruno Pochesci qui remporte le prix Masterton avec son premier recueil de nouvelles intitulé L’amour, la mort et le reste, aux éditions Malpertuis

Félicitations Bruno ! on se voit bientôt sur un salon (pas trop loin de la buvette) !

Et vous pouvez toujours trouver De lointains rêvages chez  mon éditeur si la curiosité vous titille, ou auprès de moi si vous voulez uune petite dédicace !

 



De lointains rêvages en finale

Bonjour z’à tous !

Comme pour Infemmes et sangsuelles il y a deux ans, mon recueil « De lointains rêvages« , paru chez Rroyzz éditions, illustré par Vaël Cat et préfacé par Frédéric Livyns, a franchi le premier cap du prix Masterton et se retrouve en finale, face à « L’amour, la mort et le reste« , premier recueil de nouvelles de Bruno Pochesci, et Alexandre Ratel pour « Ainsi vont les morts« .

Joie je suis ! Un grand Merci aux membres du jury !

Je salue mes deux co-voyageurs, et leur souhaite bon vent jusqu’à l’arrivée, 

Sont également en finale dans les autres catégories : 

Romans francophones

  • Edouard Brassey : Anonymeus, Apocalypse, Pygmalion
  • Sarah Buschmann : Sorcière de Chair, Noir d’Absinthe
  • Emmanuel Delporte : Biocide, Otherlands
  • Catherine Dufour : Entends la nuit, L’Atalante
  • Delphine Schmitz : L’Amérique de l’étrange, Séma

Romans étrangers

  • Ezekiel Boone : Eclosion, Actes Sud (traduit par Jérôme Orsoni)
  • Adam Sternbergh : Population 48, Super 8 (traduit par Charles Bonnot)


Poétique retour de lecture

Un retour de lecture de mon recueil, reçu par mail, qui me fait chaud au cœur.

« Bonjour Frédéric,

Si j’ai tardé pour te présenter mes meilleurs vœux (ce que je fais par la présente), c’est que je me suis offert pour mon petit Noël, ton recueil de nouvelles « Infemmes et sangsuelles », et je ne voulais t’écrire avant de l’avoir terminé. Non  qu’il ait fait long feu, mais j’ai été pas mal occupé en ce début d’année.

Concernant ton ouvrage, je l’ai dévoré en trois nuit, et je l’eus lu (pas lulu) en une seule s’il ne m’eut fallu dormir un peu. Chaque mot passant  appelant le suivant, si je n’y eus mis le Horla, j’en eus mangé jusqu’à la couverture. Je ne pourrai plus après cela boire un Coke en terrasse, même light, sans craindre de me faire mordre par un sac à main.

Le « Péché d’argile », à travers ta prose prospère, mais rimée (parfois), m’évoque une certaine Venus d’Ille, tandis que venus d’îles imaginaires, tes pirates mangés des vers ne me verront plus jamais dans un Lavomatic !

Un grand bravo, et merci pour ce moment d’évasion aux confins de l’imaginaire.

Amicalement.

Philippe ROUBAL. »

J’avais eu le plaisir de partager la table de cet auteur d’anticipation (Le cerveau lisse – Où allons-nous la nuit ?), rêveur lucide, à la convention de SF de Grenoble en 2017

Bonne année Philippe, avec toute ma gratitude



Quatrième horrifique parution !

Emet, une nouvelle glaçante à retrouver dans mon prochain recueil, vient de paraître au Canada dans la revue Horrifique. C’est la quatrième fois qu’André Lejeune me fait l’honneur d’y incorporer un de mes récits et je suis joie !

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nouvelles brèves

salut à toi qui lis ces mots

je ne suis pas venu sur ce blog depuis un bail, je n’ai même pas chroniqué les salons auxquels j’ai participé depuis septembre (à savoir les Aventuriales, deux salons en Drôme-Ardèche et Nice fictions) et je m’en excuse. J’y ai pourtant passé de bons moments et rencontré des gens super, même si les ventes de mes livres y ont été quasi-nulles… Je suis un peu au ralenti depuis un moment (3 ans en fait), au niveau santé, relations sociales comme pour ce qui est de la créativité. J’essaie de m’y remettre mais ce n’est pas simple….

Ce qui ne m’empêche pas de songer à mon prochain recueil, en construction (lente mais sûre), qui cherche un éditeur sangcible aux légendes et au fantastique urbain.

Je t’en dirai plus quand ça aura avancé.

Mes livres sont plus que jamais en vente, si ça te tente, il suffit de cliquer sur les liens (ou de m’interpeller pour une dédicace).

Et n’oublie pas de dire ce que tu en as pensé, ici ou ailleurs !

A l’art-voyure !



Livré pour vous

Cela fait maintenant trente ans qu’est né le dernier enfant. Trente ans que ce maudit virus a frappé, stérilisant toute la population de la Terre. Trente ans que l’humanité agonise, se désespère, à bout de souffle, à court d’idées.

Mais aujourd’hui pourtant débute une ère nouvelle. Un enfant est né, d’une encore jeune femme hélas morte en couches. C’est un garçon. Un mâle. Un miracle, la promesse d’un futur. Il n’a pas encore de nom que déjà les médecins veulent l’étudier, lui faire subir tout une batterie de tests, de prélèvements, pour découvrir comment ce sauveur de trois kilos pourrait ressusciter la race humaine moribonde. Mais avant cela, il faut rasséréner la plèbe.

Un grand show télévisé est organisé pour présenter ce nouveau messie à la terre entière. L’animateur fend le public d’un large sourire, le bébé à bout de bras, le présente aux caméras. L’enfin-né regarde tout autour de lui avec des yeux ronds de curiosité puis fronce un sourcil et se met à pleurer, sous les acclamations de la foule qui n’a plus entendu de vagissement depuis trop longtemps.

Il est le symbole du renouveau tant promis, du retour de la fertilité. Tous veulent le voir, le toucher, le porter. Des mains se tendent, des cris de joie s’élèvent. On s’arrache le bavoir plein de lait caillé, les langes souillées… Chacun veut repartir avec un bout de layette du nourrisson, une mèche de ses cheveux, quelques centimètres du cordon, comme autant de reliques sacrées. On se bouscule, on s’invective, on se bat.

Sur l’écran, quand l’image redevient nette, la foule, repue et satisfaite, s’est dispersée. Le plateau de télévision est désert. Le présentateur de l’émission gît, inerte, sur un strapontin à l’arrière-plan.

Il ne reste plus du futur de l’humanité qu’une petite tache de sang sur le sol vitrifié, vite essuyée du coin de son mouchoir par le technicien-son.



AOC…

En arrivant sur le lieu du meurtre, le commissaire Beaufort se dit qu’il n’avait pas affaire à un crime ordinaire. La chignole à main abandonnée à côté du fromager, dont le cadavre ensanglanté était percé de plusieurs dizaines de trous circulaires, ainsi que le rictus de souffrance et de terreur mêlées qu’il pouvait lire sur son visage ne laissaient planer aucun doute : Le pauvre gars s’était fait gruyer.



Double vie

Chaque soir, une fois ses consultations terminées, le discret médecin de famille fermait son cabinet et rentrait se changer dans son petit appartement. Un plat surgelé vite avalé, il troquait blouse blanche et stéthoscope contre des accessoires moins conventionnels et se rendait dans une petite boîte de nuit de son quartier où, jusqu’au petit matin, uniquement vêtu d’un string et d’un boa de plumes mauves, jouant des faux-cils, des menottes et de la cravache pour la plus grande joie de la faune nocturne coutumière des lieux, le docteur Jacques Hill devenait miss Torride.



A une lettre près (2)

Sur le trottoir d’en face, le directeur Lambert n’en croyait pas ses yeux. La mâchoire béante, il contemplait avec effarement les ruines fumantes de la fabrique Lambert et fils, fabricants d’extincteurs depuis 1850, dont les pompiers éteignaient les dernières flammèches.

Le bras lourd, il porta son cellulaire à son oreille. Le stagiaire décrocha.

-          Allo, Martin, c’et le directeur à l’appareil, je suis devant l’usine, là, et…

-          Allo, bonjour, monsieur le directeur, mes respects monsieur le directeur, comme vous pouvez le voir j’ai…

-          Oui, justement, c’est quoi ce…

-          …suivi vos ordres. J’ai dû bosser tout…

-          …bordel, Martin, je vous avais…

-          …le week-end, pour que ce soit fait ce matin à votre arrivée même…

-          …demandé de trouver un moyen de…

-          …si j’ai trouvé ça étrange, et que …

-          …Martin ?

-          … j’ai eu du mal à trouver un artificier et assez de dyn…

-          Martin ?

-          Monsieur le directeur ?

-          Relisez-moi le mail que je vous ai envoyé vendredi, voulez-vous ?

-          D’accord, monsieur le directeur. Vous avez écrit : Trouvez le moyen de dynamiter l’entreprise. Je compte sur vous pour que tout soit réglé lundi matin à mon arrivée.

-          Martin ?

-          Oui, monsieur le d…

-          Relisez lentement, s’il vous plaît.

-          Bien, monsieur. Trouvez le moyen de dynamiter l’…

-          Martin ?

-          Oui, monsieur ?

-          Dynamiser, Martin, dynamiser…



De lointains rêvages – Rroyzz éditions

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer la mise à flots de mon second recueil de nouvelles, intitulé De lointains rêvages, chez Rroyzz éditions.

D’autant plus heureux je suis que la préface est gréée par mon ami Frédéric Livyns, maître belge de la frayeur, et que l’ancre de la couverture est levée par la flamboyante Vael Cat. Les deux lurons m’ont fait l’honneur d’accepter de m’accompagner à bord.

Je vous en dévoile tout de suite un peu plus, pour vous faire patienter avant le début de l’année, date de sa sortie.

Si vous êtes tenté par l’aventure et que vous voulez embarquer sur des mers jusqu’ici ignorées, me glisser un mot en commentaire, en Mp  sur fesse de bouc ou sur vieufou26@hotmail.fr, vous aurez droit à une dédicace !

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Dans cet ouvrage on croise pêle-mêle un courageux chasseur de papillons, un futur bachelier multi-récidiviste, un gourou malchanceux, un homme à rebours, un papa stressé, un portrait craché, un junkie en manque, un navigateur en solitaire ainsi que quelques autres singuliers personnages ramenés des lointains rêvages féeriques ou dantesques sur lesquels a accosté l’auteur, marin aguerri mais pourtant novice égaré dans un univers en perpétuel bouillonnement, lors de ses voyages dans les flots en furie de l’Océan Onirique.

Il nous propose ici de nous réconcilier avec les terreurs d’enfance tapies dans les profondeurs de notre inconscient en ressuscitant certains des personnages qui les symbolisent :

De pauvres hères à la dérive, ballottés par la vie, malmenés, jetés sur des récifs inhospitaliers, en quête d’une nouvelle et meilleure existence, d’une île où consumer leur naufrage.

D’effrayantes chimères le poursuivant de leurs noirs desseins, dont il ramène malgré lui un peu de l’âme sombre à chacun de ses réveils.

Il couche ensuite fébrilement ces bribes de rêves sur le papier, s’immergeant une dernière fois  dans leur chaos pour vous en livrer l’essence, avant que n’en disparaissent les souvenirs déjà pâlissants.

Pour ensuite pouvoir embarquer, l’âme libre, vers d’autres rêvages.

Rroyzz éditions – Frédéric GAILLARD- De lointains rêvages – 16

 



44e convention de SFFF – Grenoble 2017

Affiche Aurélien Police

On a beaucoup parlé retro-engineering, calcul infinitésimal, métaphysique, monades, batailles spatiales, Grèce antique, post-rationalisation, Corneille, Perry Rhodan, mais pas seulement… à la 44e convention française de SFFF organisée du 13 au 16 juillet 2017 à Grenoble par les Rêvailleurs, grâce à l’énergie de Frédéric Fromenty et de sa bande d’énergumènes dynamiques, sur le campus de St Martin d’Hères.

Sophie, auteure grenobloise rencontrée à Méry sur Oise au printemps, m’a gentiment offert l’hospitalité pendant ces trois jours, ce qui nous a permis de faire plus ample connaissance (notamment en fêtant mon 50e anniversaire au restaurant indien), dans une bonne humeur qui ne nous avait pas quittés depuis le salon de la nouvelle humoristique… Bon j’ai dû me battre contre le chat pour me faire une place sur le canapé, l’animal me regardait comme s’il allait me bouffer !

Je me suis retrouvé, un peu comme à Nice, entouré de gens passionnés et passionnants venus partager, dans une ambiance intimiste, l’objet de leur passion, la SFFF sous toutes ses formes. Tables rondes, conférences, jeux, il y en avait pour tous les goûts.

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J’ai retrouvé avec un plaisir non dissimulé ma comparse Nathalie Bagadey, déjà croisé sur d’autres salons dans la région, et nous avons cette fois-ci partagé une table. Ce qui a été fort agréable, de part l’humeur et l’humour de ma voisine, et le fait qu’elle me faisait glisser ses lecteurs au fur et à mesure… De plus devant notre table, il y avait un banc, permettant aux potentiels lecteurs de s’asseoir pour discuter avec nous (mais permettant aussi aux potentiels sans-gêne de s’y asseoir en nous tournant le dos, pour discuter entre eux, empêchant ainsi l’accès d’autres personnes à la table …). Egalement à notre table, l’atypique Philippe Roubal, ancien militaire,  ingénieur, auteur de plusieurs livres sur le  rêve conscient, avec qui j’ai eu des discussions fort intéressantes (notamment sur le glutamate de sodium, une vraie saloperie).

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(avec mon superbe Tshirt étrenné pour l’occasion…)

Chacun des 160 participants, qu’il soit auteur, éditeur ou simple lecteur, (inscrits à l’avance pour la modique somme de 20 euros pour les 3 jours) (!) se voyait remettre à l’entrée un badge à son nom, des tickets repas et un livre regroupant les nouvelles finalistes du prix Rosny de l’année, afin de pouvoir voter le dernier jour pour les textes de son choix.

Je fis la connaissance de Zelda, Océane et Céline, trois étudiantes valentinoises orientées vers moi par ma voisine, qui repartirent, poussées par la curiosité, avec mes petites novellas.

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Je discutai un moment avec Virginie Tournay, directrice de recherche au CNRS, auteure sur internet d’un texte dystopique intitulé 2070, malaise dans la bureaucratie, qui fut séduite par mes Jeux de dopes.

J’assistai dans un amphi surchauffé (comment les étudiants arrivent-ils à retenir quoi que ce soit dans de telles cocottes minutes ?) à une conférence sur le petit peuple, animée par Noémie Budin, jeune elficologue, qui confiait quelques minutes plus tôt à Nathalie et à moi-même  qu’il s’agissait de sa toute première expérience en la matière, et qui s’en tira fort honorablement.

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Côté visiteurs, Laurent repartit avec mes Jeux de dopes, ainsi qu’Eric, lecteur passionné qui me prit en plus Infemmes et sangsuelles, mon recueil, ainsi que Du plomb dans l’aile. Jean-Luc Schwob repartit également avec un exemplaire d’Infemmes et sangsuelles, Benjamin aussi, dont la curiosité ‘étendit aux Jeux de dopes et au Petit oiseau va sortir. J’espère qu’ils seront contents de leur lecture, et s’ils veulent venir me faire un petit coucou en commentaire et dire ce qu’ils en ont pensé, ce blog leur est ouvert.

J’eus le plaisir de revoir Sybille Marchetto, organisatrice de Nice fictions, festival auquel j’ai participé début avril, venue en voisine piocher des idées pour une prochaine manifestation niçoise…

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Étaient également présents Sylvie Lainé, Christian Léourier, ainsi que plusieurs autres acteurs des mondes de l’imaginaire.

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Parmi les nombreuses animations et tables rondes proposées. François Rouiller, auteur suisse d’un roman intitulé Métaquine, et Romain Lucazeau, auteur de Latium, animèrent une conférence autour de leurs mécanismes et de leurs difficultés d’écriture, nous rappelant que la SF est un outil de décalage permettant de nous poser des questions sur notre monde présent et futur. Ils abordèrent des questions de cohérence, de rythme, se questionnant par exemple sur le point de vue à adopter, interne ou externe à l’action, pour l’écriture de scènes de batailles spatiales, invoquèrent La pyramide des possibles, de Leibnitz, évoquant les  possibilités de transposer les intrigues de Corneille ou de la mythologie gréco-romaine dans un univers SF ou space opera.

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Au niveau animation on notera aussi  le jeu-quizz « génériques de séries TV SFFF » proposé par Raymond Milési, duquel je tirai honorablement mon épingle en remportant un petit point face à des concurrents déchaînés…

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Raymond Milési, maître de cérémonie

Le prix Rosny fut remis à François Rouiller pour Métaquine, son roman d’anticipation, qu’il avait d’ailleurs passé le week-end à dédicacer à de fins connaisseurs (graphiquement, car l’homme est aussi illustrateur…)

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les statuettes du prix Rosny, signées Caza

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François Rouiller en dédicace

En résumé, voici une convention que je suis content d’avoir vécue. Différente d’un salon du livre, plus intimiste, cette formule où néophytes et vieux briscards se rencontrent dans une ambiance festive permet de ne pas rester vissé à sa table, et d’échanger avec des passionnés de SFFF, et de livres.

Je passerai sur les problèmes d’intendance (aïe les repas !) rencontrés par les organisateurs, qui ne parvinrent pas à entacher notre bonne humeur.

Je ne dirai pour terminer qu’un bref mot sur le glaçant clone de Montag, plus vrai que nature, qui passa  les trois jours à arpenter la salle de long en large dans son uniforme de soldat du feu, inquiétante présence au milieu d’une convention de SF, de surcroît bourrée à craquer de livres…

Farenheit, quand tu nous tiens…

 

 



Necronomignon, Horrifique n°121 – Secrets de Cthulhu

Ma nouvelle intitulée Necronomignon, librement inspirée de l’univers et des créatures fantastiques d’Howard Philips Lovecraft, vient de paraître dans le n°121 du fanzine canadien Horrifique, orchestré par André Lejeune, première partie d’une série intitulée Secrets de Cthulhu, qui se déclinera en plusieurs numéros. Dans ce volume on trouve aussi une nouvelle de Cancereugène, Prolifération.

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Il s’agit de ma troisième participation à ce fanzine, le plus vieux du Canada dédié à l’horreur (et mon septième texte publié là-bas). Quant à cette nouvelle, vous pourrez, si vous n’avez pas pu vous procurer le fanzine, la retrouver dans un prochain recueil…



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