Cinq ans, cent lecteurs…

LPOVS 100 ex

 

Au bout de cinq ans d’existence aux éditions Zonaires et après cent exemplaires dispersés aux quatre vents dans les salons du livre et ailleurs, mon étrange petit oiseau, mon premier livre « rien qu’à moi » (et à vous aussi un peu maintenant), cesse de battre des ailes. Merci à Patrick L’Écolier pour sa confiance pendant ce beau voyage ! Et un énorme merci à tous ceux d’entre vous qui l’ont accueilli  dans les rayons de leur bibliothèque et en ont apprécié la lecture !

Il entre en hibernation pour un temps indéterminé, avant, qui sait, d’éclore à nouveau, tel le Phénix, et s’élancer d’un autre nid…

A SUIVRE…

Vous retrouverez bientôt ma plume acide, je l’espère, dans un prochain recueil plein de textes farfelus et flippants à souhait comme j’aime en écrire.
En attendant ?
Ma novella intitulée Jeux de dopes est toujours disponible chez ce même éditeur, et poursuit son tour de France (à vélo)…
http://www.zonaires.com/?p=1218
et vous trouverez les liens vers mes autres livres ici : https://www.facebook.com/LantreduVieufou/
et ici :
http://vieufou.unblog.fr/
A très bientôt !



Ménétrol Acte V

IMG_5477

Les 28 et 29 septembre avait lieu la 5e édition des désormais incontournables Aventuriales de Ménétrol, en Terres du Milieu, réunissant plus de 150 auteurs de l’imaginaire, des illustrateurs, créateurs de bijoux, etc.

Avec comme chaque année expositions, conférences, tables rondes, ateliers d’écriture, concours de cosplay, démonstrations de combat au sabre-laser par l’Académie des Jedis auvergnats, et cette année une attraction nouvelle : les cartons-ferrands : De doux dingues qui fabriquent et font fabriquer au public enchanté armes et armures en carton tout au long du week-end pour ensuite se foutre sur la gueule avec ! une animation qui a ravi petits et grands. 

Le vendredi soir était consacré à la projection du Rocky Horror Picture Show, séance animée par la troupe des Deadly Stings  à laquelle je n’ai pu assister vu mon heure d’arrivée tardive.  Je fus chaleureusement accueilli par Sandrine,  Thomas et leur petite famille, qui furent mes hôtes pour le week-end (car l’association essaie de caser ses auteurs au maximum chez l’habitant, faisant appel aux bonnes âmes – et il y en a !), ce qui donna lieu à quelques soirées fort conviviales, emplies de discussions et de rires et convenablement arrosées ;) . Merci aussi à Julien et Manon, adorables, de m’avoir si gentiment accueilli chez eux !

Dès le samedi matin je retrouvai l’effervescence du salon, les copains (dont la liste s’allonge d’année en année) et le public, venu nombreux. Cette année les organisateurs et bénévoles du salon (bravo et spécial merci à Luce Basseterre et  Dominique Lémuri en particulier) avaient poussé les murs. Il y avait même des auteurs dehors sous des barnums (hein, Yann-Cédric Agbodan-Aolio j’espère que ça a été)… Heureusement le temps fut clément !

Ravi de retrouver mes comparses, à commencer par mon éditrice Nathy, le conteur Mestr Tom Pierre Brulhet et Marielle Ranzini, comme moi édités chez Lune Ecarlate.

Le samedi fut plutôt calme pour moi en terme de ventes mais abondant en contacts et retrouvailles.

L’occasion de revoir les auteurs croisés lors des éditions précédentes,  Valérie SimonPatrice VerryEmmanuel QuentinChantal Robillard, mon vénéré Maîîîître Bruno Pochesci, (prix Masterton cette année devant « De lointains rêvages », mon recueil), Nicolas Pagès, Christophe Thill, Thomas Bauduret, Céline MaltèreDorian Lake, des éditions Noir d’absinthe, Sylvain LamurJack Machillot, des éditions Ogmios Bernard HenningerJean-Christophe GapdyJean-Pierre Favard, des éditions La clé d’argent, Frederic CzilinderCécile Ama Courtois, Yann Rambaud, connu l’an dernier à Fantasy en Beaujolais, et certains autres rencontrés au fil des réseaux zozios (Pierre EfratasArnauld PontierPatrice Quélard Olivier Saraja et j’en oublie, qu’ils me cartonnent), et de me payer quelques tranches de rire avec quelques-uns (Guillaume Beck en particulier merci pour les rigolades et l’échange de grimaces de table à table) tout en ayant la frustration de ne pas pouvoir rencontrer et échanger avec tous plus de quelques politesses timides (oui je suis timide, on dirait pas comme ça…)

Sandrine, mon hôtesse, passa me voir sur le stand en fin d’après-midi et repartit avec un exemplaire d’Infemmes et Sangsuelles et Le petit oiseau va sortir. Le salon restait ouvert aux visiteurs jusqu »à 20h30, et le restaurant bien connu des festivaliers, En attendant Louise, nous régala de sa truffade, déclinée en Box, pour nous permettre de nous sustenter sur nos stands. S’ensuivit le résultat du concours de Cosplay, ainsi que la prestation de Zed le Rouge suivie d’un feu d’artifice offert par la commune de Ménétrol. Bon, mes hôtes et moi-même nous défilâmes au début du « concert », parce que les chansons de Capitaine Flam Olive et Tom ou Albator ça allait bien quand j’avais 11 ans mais j’en ai 14… et puis qu’on s’attendait à quelque chose d’un peu plus… rock ! Le Zed mit quand même le feu devant un public de geeks ados et adulescents (ne pas juger, ne pas juger…) conquis et électriques.

Nous achevâmes la soirée chez Sandrine et Thomas, en compagnie de Pierre-Marie, ancien libraire bénévole sur le salon, hébergé lui aussi par mes hôtes, où nous dégustâmes les couleurs d’un autre feu d’artifice, en bouteilles celui-là, qui nous mena dans la bonne humeur jusqu’aux lisières du sommeil. 

Le dimanche se déroula dans la bonne humeur entre auteurs et visiteurs, et fut pour moi plus  intéressant en terme de ventes, mon ami Guillaume Beck ouvrant le bal de bon matin en achetant mon petit oiseau et mes Jeux de dopes. Un exemplaire de Nightgaunt 4, le fanzine bilingue d’Adam Joffrain, partit entre les mains de Jérémie. Pierre-Marie profita d’une de ses pauses pour venir papoter et repartit lui aussi avec un petit oiseau et mes Jeux de dopes.

J’eus droit à quelques réactions rigolotes, comme à chaque salon, celle d’une dame me disant « c’est pas ma came, les nouvelles ». Une autre personne, plus surprenante, m’affirma sans sourciller « non, l’imaginaire j’aime pas trop ». Pas mal dans un salon dédié… à l’imaginaire sous toutes ses formes ! Mais la meilleure réplique qu’on m’ait faite sur un salon va à cette dame, qui passa devant ma table, morte de rire, en me disant « J’avais lu (sur le kakemono – l’affiche – derrière moi) Infemmes et sans gluten ! » ce qui déchaîna mon hilarité !

Je profitai d’un moment de flottement pour jouer moi aussi les fureteurs et me procurai L’épave, courte nouvelle spatiale de Guillaume Beck, Céder la place, d’Emmanuel Quentin, aux éditions 1115, Scories, de Bruno Pochesci, chez le même éditeur, et Les étoiles s’en balancent, de Laurent Whale. De quoi passer quelques bons moments. Cela me permit  de sympathiser avec Frédéric Dupuy, le boss des éditions 1115 et de discuter de quelques projets à moi que j’ai.

J’entrevis mon ami Sébastien Tissandier, papa de Chupacabra, le petit vampire allergique au sang humain, fortement sollicité comme à chacun des salons auxquels il participe, et je repartis heureux avec le quatrième tome des aventures de Chupa, un hors-série dont l’action se situe en Auvergne, dédicacé pour ma fille qui en raffole.

J’eus l’agréable surprise de voir Manon, la fille de mes hôtes, m’apporter pour le goûter une part de l’excellente tarte aux pommes cuisinée par sa maman. C’est vous dire si mes hôtes étaient charmants et attentionnés envers moi !

Côté lecteurs, Patrice Quélard (dont j’avais lu l’excellent premier tome d’Oppressions, recueil balançant entre thriller et fantastique, teinté d’une ambiance à la Maupassant) se laissa tenter par mon recueil De lointains rêvages. La sympathique Charlie repartit avec Infemmes et sangsuelles, ainsi qu’Angélique. Angèle, chanceuse, fut ravie de me retrouver (l’an dernier elle s’était montrée intéressée par Le petit oiseau va sortir mais n’avait plus de sous) et repartit avec le livre. Chanceuse car il s’agissait du dernier exemplaire, Le petit oiseau étant arrivé au bout de son tirage et n’étant pas réimprimé. Jean-Pierre fut séduit par mes Jeux de dopes, j’espère que sa lecture lui aura plu. Enfin, Nadège se montra intéressée par De lointains rêvages, et repartit aussi avec Du plomb dans l’aile, pour le lire à son fils Nathan. Tout ce petit monde repartit bien sûr avec sa dédicace. Je retrouvai en fin d’après-midi, après avoir dit au revoir à tous les auteurs, mes hôtes pour une dernière soirée fort sympathique. Manon avait entre temps servi d’écuyère aux chevaliers en carton et était repartie avec une épée et un casque en remerciement de ses loyaux services.

Pour résumer, ce fut une cinquième édition des Aventuriales encore plus diabolique que les précédentes, avec encore plus d’auteurs, encore plus d’ambiance et d’animation. Et une équipe d’organisateurs au top, comme chaque fois. Sans parler des hôtes aux petits soins pour moi, que je quittai le lundi matin avec un petit pincement au cœur. Bref, vivement l’année prochaine !

Bien entendu c’est un récit rapporté par le petit bout de ma lorgnette ! Pour savoir ce qui s’est passé là où je n’étais pas (conférences, tables rondes, jeux et animations diverses) et voir des photos de la manifestation, reportez-vous au site des Aventuriales et à leurs comptes-rendus.

 

 



Presque prophète en mon pays

Dauphiné Libéré du 3 09 2019

DL 3 09 2019



Lord of the Brinks

Dans un univers parallèle. Le hobbit Frodon et ses amis se lancent dans une périlleuse aventure : Ils doivent se rendre à la Montagne du Destin dans une charrette à vapeur fabriquée par Gandalf. Leur périple durera un an.
Le récit de leurs aventures se nomme « La commune auto de l’année »..et succède à « Bilbitt le hobo » dans lequel leurs ancêtres traversent le pays pour attaquer la réserve d’or de Fort Smaug.



Cent petits oiseaux sont sortis

LPOVS 100 ex



Pas de stress, je joue à domicile…

Ce qui est bien, quand tu participes à un événement littéraire dans ta propre ville, c’est le no-stress.

Tu n’as pas à t’inquiéter du prix du trajet en train ou bus (qui grève à chaque fois ton maigre budget) ni de savoir si tu vas pouvoir te payer le resto et faire la fête avec tous les autres auteurs ou devoir refuser  et rester à part de la bande, de l’ambiance, des relations que tu pourrais tisser à cette occasion – et te contenter d’un sandwich par jour, ni de te soucier de l’endroit où tu vas dormir (à moindres frais, voire gratos, budget encore, à tel point qu’à chaque salon que je fais, selon la saison, je me demande si je ne vais pas emporter mon duvet et me trouver un buisson derrière la salle des fêtes où se tient l’événement susnommé ou dormir dans une bagnole plutôt que de louer une chambre d’hôtel, même à plusieurs…), ni de savoir si tu vas au final vendre quelques malheureux livres (écrits avec ta sueur, tes larmes, ton sang… mais furieusement inutiles en l’état), ce qui rembourserait les frais de transport, bouffe et logement inhérents au voyage. Sans parler de l’inscription payante auxdits salons. La plupart du temps tu en es pour ton argent, quelquefois tu arrives à mettre la balance à l’équilibre. Souvent même, faute d’acheteurs, repars-tu bredouille, avec pour seule satisfaction celle d’avoir rencontré des gens, auteurs, noué des amitiés, étoffé ton réseau. Des fois même ce sont les auteurs présents au salon avec toi qui t’ont acheté les seuls livres que tu as vendu au cours de la manifestation. Alors quand tu rentres et que tu poses 20 ou 30 balles sur la table pour faire bouffer tes gosses tu es, sinon content, du moins à moral zéro. C’est d’ordinaire mon quotidien, ma réalité. Comme on dit « c’est le jeu ma pauvre Lucette ». « Jeu » qui décourage plus d’un écrivant.

Dans ta propre ville c’est en tout cela différent. Un quart d’heure à pieds de chez toi, un sandwich à midi et dodo à la maison le soir. No frais (ai-je déjà dit que, chômeur, je n’avais pas le sou ?), no stress et no fatigue.

Samedi il s’agissait d’une bourse aux livres organisée par les commerçants du quartier Bouffier, dans les rues piétonnes de Valence. Certain(e)s ami(e)s m’ont glissé qu’ils espéraient que ça marcherait, une bourse aux livres n’étant pas – j’en étais conscient en m’y inscrivant – le lieu le plus propice pour vendre des livres neufs, l’auteur desdits livres y fût-il présent.

C’est malgré cela sans pression que je m’y suis rendu, à cette bourse, ma première apparition en tant qu’auteur dans ma propre ville (nul n’est prophète en son pays, qu’il disait…). Dès mon arrivée je notai les quelques tables déjà garnies de bacs de livres d’occase (certainement tirés des greniers des commerçants de la rue – ce n’est pas une critique, au contraire, c’est le but d’une bourse, brocante de livres.)

J’eus aussitôt le plaisir et la surprise de retrouver Annie Breysse, poétesse tournonnaise avec qui j’avais participé au salon du livre de Saint-Martin-d’Hères (38) il y a quelques mois. Dès lors je savais que la journée serait placée sous le signe de la bonne humeur ! Nous fûmes vite placés, étant les deux seuls auteurs de la manifestation, avec un photographe qui vendait ses livres de photos de la région, par les organisateurs de la bourse.

J’avais emmené un peu de lecture, comme à chaque salon, pour meubler le temps en attendant le chaland. Ce coup-ci, j’avais emmené Série Noire, recueil de nouvelles d’Emmanuelle Cart-Tanneur, auteure lyonnaise et amie dont les écrits me suivent à peu près partout, étant pour moi source de moral et de quiétude. Je n’en pus lire que deux textes car je n’eus pas le temps de m’ennuyer. Bon, il faut dire qu’avec Annie, on a pas mal discuté et rigolé…

Vers la fin de la matinée un jeune homme, Tim, fondit littéralement sur mon stand, très intéressé par ce qu’il y découvrait. Sans hésitation, il opta pour mon dernier recueil, De lointains rêvages, et repartit visiblement enchanté avec son livre dédicacé. Une dame me prit un exemplaire de Du plomb dans l’aile ainsi qu’un Jeux de dopes, que je dédicaçai respectivement pour Bérénice et Antoine.

Je passerai vite sur la sono (un  peu forte) et sur les machines rigolotes, qui soufflaient dans la rue des myriades de bulles, pour la joie des enfants. Entre deux rigolades avec ma voisine, je m’aperçus que le magasin en face duquel était située ma table était en fait… un studio d’enregistrement. Du coup je sautai sur l’occasion et sur la dame aperçue dans la boutique, ouverte pour seulement une heure ou deux ce jour-là (pas la dame, la boutique, suivez un peu…). Elle m’expliqua gentiment que les activités du studio étaient en pause en attendant du nouveau matos et reprendraient vers la fin octobre, et eut l’amabilité de me donner ses coordonnées en me proposant de la recontacter à cette période. Le hasard fait qu’il n’y a pas de hasard… c’est que j’ai aussi un alboume de chansons à enregistrer, moi…

Vers la fin de l’après-midi, Annie et moi-même crurent être devenus des stars ! en moins de cinq minutes vinrent nous voir une journaliste de Radio méga (99.2) la radio locale, ainsi qu’Olivier, un photographe du Dauphiné Libéré (journal local qui m’avait consacré trois articles en 2014-2015, et plus rien depuis, malgré la sortie de mes deux recueils en 2016 et 2018 et mes nombreuses sollicitations) pour nous interviewer et nous tirer le portrait, vu que nous étions les seuls auteurs de la rue sur une douzaine de tables.

Je passe les détails de l’interview, que vous retrouverez sans doute sur Radio Méga, amputée je l’espère par la sympathique reporteresse de mes bafouillages et des énormités que j’ai pu proférer au micro (il ne devrait donc pas en rester grand chose ;) ). Je rajouterai le lien à cet article.

Je vais guetter tout cela, ainsi que la parution dans les prochains jours de l’exemplaire du journal dans lequel figureront les photos de l’événement. Je vous invite à faire de même, et le cas échéant, à découper l’article (ça c’est pour mes amis valentinois et bourcains) et à me le garder, si je ne parviens pas à me le procurer pour mes archives. Je vous en remercie d’avance.

Discutant plus longuement avec le photographe du Daubé, prénommé Olivier, je lui narrai mes non-liens avec le journal et il me proposa de nous rencontrer ultérieurement pour écrire un article sur mes derniers bouquins, ce que j’acceptai avec gratitude en lui glissant mes coordonnées. Il montra un réel intérêt pour mes livres, et acheta même un exemplaire de Du plomb dans l’aile, ma fable aviaire. Qu’il soit à nouveau remercié pour tout cela.

Je n’ai pas parlé des badauds sympathiques, ni de la fillette (âgée de 6 ou 7 ans) qui s’arrêta devant ma table en pointant du doigt, les yeux grands ouverts, la petite statue de Cthulhu qui m’accompagne sur mes salons, et se mit à feuilleter avec envie un exemplaire de Nightgaunt pour y trouver des dessins du même acabit, en s’extasiant sur les quelques dessins de monstres qu’elle y trouva. Une future lectrice qui a déjà son idée sur ce qu’elle veut lire !

Une journée fort sympathique donc et pleine de promesses, qui s’acheva dans la bonne humeur. Des organisateurs dynamiques et à l’écoute (qui referont appel à nous pour la bourse aux livres de l’an prochain, et sans doute même entre temps pour le marché des artistes et artisans), des badauds intéressés et ma voisine avec qui j’ai bien rigolé ! Bref, une journée utile et agréable partagée avec Annie Breysse, la seule, l’unique et impayable (il en existe dans la région quelques – mauvaises – contrefaçons, m’a-t-on dit ;) ).

Maintenant il ne me reste plus qu’à stresser en pensant au salon des Aventuriales de Ménétrol, les 28 et 29 septembre, ma prochaine « aventure ». Trouver comment m’y rendre, où dormir, où manger (et avec quel argent, voir paragraphe 1), et surtout comment racheter des livres (ah oui parce que mon stock d’exemplaires d’Infemmes et sangsuelles, du Petit oiseau va sortir et de Jeux de dopes étant presque à sec, il va aussi falloir que je trouve des sous pour en acheter quelques exemplaires à mes éditeurs d’ici là, sans trop gréver le budget de la maison). C’est que ça bouffe, trois ados !

Parce que, inquiétude supplémentaire que je n’ai pas mentionnée dans le premier paragraphe pour ne pas vous faire pleurer tout de suite, si je n’ai pas de livres, je ne peux pas faire de salons… et la boucle est loin d’être bouclée.

A LA PROCHAINE ! D’ici là, bonnes lectures…



La femme est

« La femme est l’avenir de l’homme disait Aragon, elle en est parfois sa fin dit F. Gaillard.

Tour à tour, dangereuses, charmeuses, manipulatrices, désenchantées ou blessées, les femmes que vous rencontrerez dans ces pages ne vous laisseront pas indifférent. Frédéric gaillard nous offre ici un recueil, certes teinté de fantastique, mais qui rend au travers de ses lignes, un hommage bien réel à la puissance féminine. Un ensemble de nouvelles de grande qualité qui se déguste avec bonheur (parsemé de quelques frissons) et montre encore une fois la qualité d’un auteur pas assez reconnu…

À dévorer! »

Youpi ! Mama Zone vient d’afficher un quatrième commentaire pour mon recueil « Infemmes et sangsuelles » depuis sa sortie en 2016 !
au classement ça le met à la 1.079.917e place dans la catégorie Livres, n°7435 dans Fantastique et Terreur, n°99900 dans Personnages scientifiques (???) et n°17341 dans Science-Fiction (!!!)…
c’est vous dire si pour moi, ça marche du feu de Satan ! 
Bon en même temps ils le proposent neuf à son prix de vente réel (17 Brouzoufs), mais avec seulement 33 euros de fdp (oui ça veut aussi dire frais de port pour nous les yeuvs) – ce qui le fait à 50 balles – ainsi que d’occase « à partir de » 31 Brouzoufs 84 (sur lesquels, petit rappel, moi, l’auteur, je toucherai environ un brouzouf vingt ou trente par livre vendu). 
Donc je ne m’étonne pas de pas en vendre des masses. Ni même des marteaux.
Merci quand même à Pierre Celka, qui intègre le cercle très fermé de ceux qui ont lu tous mes livres, pour cette critique enthousiaste de mon livre (et celles de mes autres bouquins notamment sur Babelio).
Et pensez aussi à lire Pierre Celka et son excellent (et inquiétant) Talion, paru chez RroyzZ Editions - oui parce qu’il ne fait pas que lire mes livres et les chroniquer, il écrit aussi des trucs flippants comme j’aime !



Deux en un

J’ai grandi
dans une chambre
aux lits jumeaux
à me demander
où était l’autre



Partie

Partie.
Sans se retourner.
D’un pas alerte.
Depuis,
Ni coup de fil ni parloir
Pas même une lettre.
Elle n’a pas voulu me voir
Derrière les barreaux
De mon petit lit.

Maintenant
il est mitard
et je crains même
livide
le coup de fil
du rasoir

(peau-haine – bribe – 2019)



Ehpad, Ehpad

Ehpad, Ehpad,
Et pas d’beuh
Que des petits comprimés bleus
Ehpad Ehpad 
Et pas d’fume
par peur que l’on s’y accoutume
Ehpad Ehpad 
Et pas d’joints
les infirmières ne sont pas loin
Ehpad Ehpad
Et pas d’shit
Heureusement y a les visites
Ehpad Ehpad
Et pas d’bière
j’paierai la mienne au cimetière



Néorural

Enfin ! J’ai enfin eu raison de ce fichu coq et de ses bouseux de propriétaires. Dorénavant, plus de réveils en sursaut à 5h30, 5h37, 5h42… J’ai bien fait d’aller en justice, faut les secouer un peu pour qu’ils comprennent, ces paysans. Réglé aussi le problème des bouses de vaches puantes et dégueulasses, et le bruit des tracteurs sous ma fenêtre en permanence. Même la stridence des cigales a disparu, avant d’avoir complètement épuisé ma raison. Quand je pense que le désinsectiseur ne voulait pas se déplacer ! Sans déconner, je n’ai pas loué hors de prix trois semaines dans un pavillon pendant nos vacances dans le Sud-Ouest pour me taper toutes ces nuisances et ces ploucs. Mais ma femme, l’employé municipal, les flics, les juges et les toubibs ont vu de quel bois j’étais fait.

Bon, c’est sûr, ici, Momo hurle à 4h27, 4h32, 4h45 et 5h toutes les nuits dans son sommeil, Jean-Patrick passe ses journées à peindre les murs avec son caca, Paolo se prend pour une mobylette, Stéphane pour une abeille et ils font la course dans les couloirs en projetant de la salive partout. Mais la distribution de médicaments et les repas sont à heures fixes, ma chambre est bien isolée, les infirmiers sont gentils, la télévision est toujours allumée et la salle de séjour a une magnifique vue sur la cour.

Et surtout, je suis débarrassé de ce damné coq.



Belle journée

Il ouvrit sa boîte de déception.
Ce matin, elle était vide.
Ça va être une belle journée,
Se dit-il en refermant les yeux.



L’été je vais à la rivière (peau-haine rafraîchissant)

J’aurais mis deux s à piscine :
on n’y croise jamais de poissons
mais des mycoses et de l’urine
qui, consommées en infusion
te déclarent une guerre intestine
prenant ton cul pour un trou fion
farci de nitroglycérine.

Oui, Pissine est un meilleur nom.



Canicule

il y faisait si chaud
En Canicule du Sud
que je m’y suis draté
pour ne pas y rester



Peau-haine de FIN D’IMMONDE

 

Oui mais si la canicule
est-ce que les consensus ?
et dans ce cas, climatique ?
Crésus m’abrite
ou périclite au Ritz ?
Non, il lui pousse diesel.
Le pauvre va à jeun ?
Tout ça me turlupiine…
En haut,
on s’en branle, ou bas,
de ce combat ?



12345...24

Alunya |
Freewomen |
Laplumeduphenix |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | A Spotlight On Trouble-Free...
| Algorimes
| Methods to increase your we...