Flatulences

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le cadeau surprise dont je parlais dans mon précédent article : une vidéo de la soirée de Christian Décamps, le leader du groupe Ange, en solitaire à Chirols (07) en 2010



1 – voyage en cimetière

Pour tous ceux qui pensent que les cimetières sont glauques, morbides, sinistres, un petit blog vous emmène en promenade dans les allées de ce qui est certainement le plus beau cimetière au monde, et sans doute le plus connu : le père Lachaise. Vous flânerez dans ses différents secteurs en compagnie de l’auteure, Anne-Lise, et  et ne verrez plus ces endroits de la même façon… Différent, et surprenant, comme elle le dit elle-même.

1 - voyage en cimetière dans 4 - La malle du Vieufou

(photo Anne-Lise Treguer)

entre 2009 et 2012 : http://jeunefilleauperelachaise.blogspot.com/

son ancien blog : père lachaise intime – @ 20six.fr

Vous verrez, contre toute attente, comme ce lieu est vivant, mystérieux et poétique…



Le dernier modèle – Emmanuelle Cart-Tanneur

Au début des années 50, une jeune provinciale décroche une place dans une école de comédie de la capitale. Afin de pouvoir  subvenir à ses besoins, elle trouve un travail auprès de Jurus, un mystérieux peintre en quête d’un modèle. Dans son atelier, elle remarque des toiles représentant toutes d’anciennes élèves de son école. Très vite, elle est troublée par les curieuses exigences de l’artiste.

On retrouve dans Le dernier modèle la peinture, thématique présente dans Le masque et le pinceau, une autre nouvelle d’Emmanuelle.  La trame est légèrement ressemblante et pourtant les deux histoires sont bien distinctes. On s’y délecte de la saveur des mots, que l’auteure distille une fois de plus avec efficacité et raffinement en un univers riche et coloré. On y sent surtout la caresse de sa plume légère nous titiller l’échine, y  faisant monter ce léger et délicat frisson de fantastique que, pour ma part, j’adore !

 Le dernier modèle - Emmanuelle Cart-Tanneur dans 5 - la bibliothèque du Vieufou le-dernier-modele

« … je faisais face à un colosse, dont la blouse bleue m’évoquait celle du Paysan de Cézanne mais dont le visage, aux petits yeux froids et enfoncés dans leurs orbites, semblait nettement moins avenant. Mangé par une barbe fournie, il paraissait sortir tout droit d’un conte de fées, ou plutôt de sorcières, dans lequel l’homme aurait tenu le rôle de l’ogre. Un tablier de grosse toile, maculé de traces de peinture, protégeait la blouse et donnait à mon hôte une allure de boucher surréaliste délaissant le billot sur lequel il aurait sacrifié des animaux fantasmagoriques au sang vert, jaune ou bleu.

L’appartement était jonché de déchets, bouteilles vides, reliefs de repas, pots, tubes et brosses, abandonnés au gré de leur utilisation par le maître des lieux. Quelques chevalets de tailles diverses émergeaient ça et là du capharnaüm,tels des blessés rescapés d’un carnage, encore debout au milieu d’un champ de victimes déchiquetées.

Jurus m’a un instant regardée observer les lieux, l’air amusé, puis m’a lancé, assez brusquement :

- On vous a précisé en quoi consiste votre rôle, je suppose ? »

Le dernier modèle, Emmanuelle Cart-Tanneur – JFE Editions

à noter l’originalité de cette collection, un auteur/ une nouvelle, à un prix très modique, et une taille très pratique (100×140) à emporter partout. 50 pages.



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