Le dernier modèle – Emmanuelle Cart-Tanneur

Au début des années 50, une jeune provinciale décroche une place dans une école de comédie de la capitale. Afin de pouvoir  subvenir à ses besoins, elle trouve un travail auprès de Jurus, un mystérieux peintre en quête d’un modèle. Dans son atelier, elle remarque des toiles représentant toutes d’anciennes élèves de son école. Très vite, elle est troublée par les curieuses exigences de l’artiste.

On retrouve dans Le dernier modèle la peinture, thématique présente dans Le masque et le pinceau, une autre nouvelle d’Emmanuelle.  La trame est légèrement ressemblante et pourtant les deux histoires sont bien distinctes. On s’y délecte de la saveur des mots, que l’auteure distille une fois de plus avec efficacité et raffinement en un univers riche et coloré. On y sent surtout la caresse de sa plume légère nous titiller l’échine, y  faisant monter ce léger et délicat frisson de fantastique que, pour ma part, j’adore !

 Le dernier modèle - Emmanuelle Cart-Tanneur dans 5 - la bibliothèque du Vieufou le-dernier-modele

« … je faisais face à un colosse, dont la blouse bleue m’évoquait celle du Paysan de Cézanne mais dont le visage, aux petits yeux froids et enfoncés dans leurs orbites, semblait nettement moins avenant. Mangé par une barbe fournie, il paraissait sortir tout droit d’un conte de fées, ou plutôt de sorcières, dans lequel l’homme aurait tenu le rôle de l’ogre. Un tablier de grosse toile, maculé de traces de peinture, protégeait la blouse et donnait à mon hôte une allure de boucher surréaliste délaissant le billot sur lequel il aurait sacrifié des animaux fantasmagoriques au sang vert, jaune ou bleu.

L’appartement était jonché de déchets, bouteilles vides, reliefs de repas, pots, tubes et brosses, abandonnés au gré de leur utilisation par le maître des lieux. Quelques chevalets de tailles diverses émergeaient ça et là du capharnaüm,tels des blessés rescapés d’un carnage, encore debout au milieu d’un champ de victimes déchiquetées.

Jurus m’a un instant regardée observer les lieux, l’air amusé, puis m’a lancé, assez brusquement :

- On vous a précisé en quoi consiste votre rôle, je suppose ? »

Le dernier modèle, Emmanuelle Cart-Tanneur – JFE Editions

à noter l’originalité de cette collection, un auteur/ une nouvelle, à un prix très modique, et une taille très pratique (100×140) à emporter partout. 50 pages.



Acquis ai-je l’horreur…

Je suis curieux (et sans doute un peu anxieux) de savoir, parmi les millions de lecteurs de mon ancien blog (et de mes œuvres) lesquels m’ont suivi dans ce nouvel antre. Et aussi de savoir qui vous êtes. Donc j’ai créé cette page pour que vous puissiez vous y présenter (en quelques mots, je ne vous demanderai pas une bio plus longue que la mienne).
Profitez-en pour donner l’adresse de votre antre personnel, et pour y faire la réclame de votre actualité littéraire.

Qui veut commencer ?



Merci

Merci dans 4 - La malle du Vieufou gif-mo10

alors merci à tous
de vos fréquents passages dans mon antre,
de vos nombreux encouragements, de vos félicitations,
bref, de vos
témoignages
de sympathie
et d’amitié.

Vos commentaires généraux à propos du blog ou de ma prose sont les bienvenus sur cette page

Votre serviteur,

VF



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