Ouéa lo téou

Longtemps en tête de tous les hit-parades dans les années 90, véritable phénomène de mode de l’époque, on croyait que ce genre musical n’avait pas survécu à la dernière décennie du vingtième siècle. Le chant corse a pourtant progressivement fait sa réapparition et s’est même depuis largement démocratisé, envahissant les rues de nos banlieues, emplissant de ses refrains mystérieux et entêtants jusqu’aux cages d’escaliers des immeubles de nos cités, jadis exclusivement vouées au rap. De polyphonique, la discipline est cependant devenue un art solitaire.

Hier encore, un de ces connards m’a fait une queue de poisson, à 130 sur le périph, manquant d’un cheveu de m’envoyer avec ma bagnole dans les glissières de sécurité.

Une main sur le volant, l’autre en conque sur son oreille, je l’ai entendu qui beuglait à tue-tête en me doublant :

- Ouéaa looo téouuuu…

(écrite hier, juste avant Accord parfait. une version légèrement plus courte a été envoyée concourir au prix Pépin)



Accord parfait

.

Alunissons, ordonna le commandant Oktav à son équipage, avec un fort accent russe.

Fly, entonna le quartier-maître Allegro, l’italien, sur un mi.

Me, lui répondit instantanément Crosh, le navigateur américain, sur la même note.

To, chanta Yodel, l’ingénieur de bord allemand, d’une voix plus rocailleuse qu’un cratère lunaire.

The, reprit en écho Harmonie, l’astrophysicienne française.

Moon, compléta le commandant, les yeux extatiquement fermés.

Quand les voix des cinq membres de la mission spatiale internationale vibrèrent enfin à l’unisson, chacun tenant parfaitement la note, il y eut comme un moment de grâce dans l’habitacle, qui dura une poignée de secondes. Sans un bruit, la fusée, continuant sur son erre, se crasha alors  sur le sol sélénite. Personne n’avait exécuté les manœuvres nécessaires à l’alunissage.

Dans l’espace infini, nul ne vous entend chanter.

(petit délire matinal d’un Vieufou en manque de sommeil…)



Le nain de Stanislas

« Nicolas Ferry
Tel était son nom
D’un roi Lecsinski
Il était bouffon… »      (Ange – Le nain de Stanislas)

De nombreux récits contradictoires existent à propos de ce singulier personnage. Nicolas Ferry naît le 11 novembre 1741 à Champenay dans les Vosges. il mesure 19 centimètres pour seulement 612 grammes. Il est si petit que ses parents le font dormir dans un sabot. Sa bouche est trop petite pour que sa mère l’allaite, alors il tète une petite chèvre qui lui sert de nourrice. A l’âge de six mois, il contracte la variole. On le croit perdu, mais il guérit grâce aux soins de sa mère et au lait de sa chèvre.

Tout le monde vient l’admirer, du fait de sa particularité physique. A l’âge de 5 ans, le duc de Lorraine, Stanislas Lesczinski, roi de Pologne tombé  en disgrâce, qui en a entendu parler, convoque ses parents à Lunéville. Ils l’y emmènent dans un panier couvert d’un linge blanc.  Le duc demande au père de Nicolas de le lui confier pour l’éduquer et lui tenir compagnie.

Stanislas le surnomme Bébé, inventant ce sobriquet qui restera dans la langue française pour désigner les enfants en bas âge.

Hors du château de Lunéville, on le surnomme « Le Nain Jaune », personnage cruel d’un des contes de fées de la Baronne d’Aulnoy (XVIIe siècle). Vers 1760, un nouveau jeu apparaît en Lorraine, le « Jeu du nain Bébé », qui deviendra le jeu du Nain jaune, jeu de cartes et de hasard, mêlé de stratégie.

Espiègle, il profite de sa petite taille pour se cacher partout, spécialement dans les jupes des dames, qui ont peur de l’écraser. Un soir, au cours d’un grand dîner, il se cache dans un énorme pâté de la forme d’une tour. Soudain, le haut du pâté se soulève et Bébé en sort, habillé en guerrier avec un pistolet à la main. Tout le monde s’amuse de cette farce.

Mais Nicolas a de nombreux défauts : il est entêté, coléreux, paresseux, jaloux, gourmand, désobéissant… Mais les bêtises de Bébé amusent Stanislas. Le duc lui a fait tailler des habits colorés et lui offre une calèche tirée par quatre chèvres pour se promener dans le parc. Il lui fait faire une fourchette, un couteau à sa taille. Dans une pièce du château, il lui fait construire un hôtel en bois, haut d’un mètre, où Nicolas s’enferme souvent pour bouder et passer ses colères.

En 1759, une cousine polonaise du duc Stanislas vient séjourner à Lunéville, accompagnée par son nain Joujou, plus âgé que Bébé, mais qui mesure un pouce (2,54 cm) de moins que Nicolas (qui en fait 29). Jaloux, Nicolas essaie de le jeter dans la cheminée où crépite un bon feu. Alerté par les cris de Joujou, Stanislas parvient à le sauver et fait administrer une bonne correction à Nicolas.

Comme la mode, pour un souverain, est d’avoir un nain pour lui tenir compagnie et le divertir, on tente d’enlever Bébé. L’impératrice de Russie tente même de le faire kidnapper par un de ses émissaires en le fourrant dans une sacoche cachée sous son manteau.

Mais Nicolas supporte mal sa captivité. Il devient  triste. Le duc lui fait construire pour le distraire une maison roulante, crée un jardin clôturé avec des petits animaux. Il cherche à le marier avec une naine vosgienne mais Bébé tombe très malade. Il semble très vieux, sans doute atteint de progeria, alors qu’il n’a que vingt ans.

Il meurt à vingt-trois ans, dans les bras de sa mère, le 8 juin 1764. Son squelette est exposé au muséum d’histoire naturelle de Paris.  Les couverts ainsi que la maison et son portrait avec le chien sont exposés au musée lorrain de Nancy. Sa statue grandeur nature en faïence de Lunéville fut détruite lors de l’incendie du château de Lunéville en 2003.

Le nain de Stanislas dans 4 - La malle du Vieufou

Le groupe Ange lui rend hommage en chanson sur l’album Emile Jacotey (1975).

Image de prévisualisation YouTube

 



lâcher de vampires…

« Publier un livre c’est procéder à un lâcher de vampires. Car un livre est un oiseau sec, exsangue, avide de chaleur humaine, et lorsqu’il s’envole, c’est à la recherche d’un lecteur, être de chair et de sang, sur lequel il pourra se poser afin de se gonfler de sa vie et de ses rêves. Ainsi le livre devient ce qu’il a vocation d’être : une œuvre vivante. »

Michel Tournier, Le Vol du vampire, 1981



6 – Si on prenait le métro…

Dans ce blog, Petite histoire du ticket de métro, on découvre en images et en anecdotes l’évolution du ticket de métro parisien de 1900 à nos jours, véritable reflet de l’évolution de la vie parisienne.
Avec également des tas d’infos sur d’autres métros de par le monde.

6 - Si on prenait le métro... dans 7 - Non mais cent blogs... Image+5

Ça se trouve ici : http://histoireduticketdemetro.blogspot.fr/



5 – Qui voit Ouessant…

… voit son sang.

Un petit blog sympa qui donne plein d’infos sur l’île d’Ouessant (mais aussi les îles avoisinantes, Molène, Sein…). vous y trouverez les actualités de l’île, les cartes (vents, courants…), les horaires des marées, les activités à y pratiquer (plongée, sorties en mer…) ainsi que beaucoup d’infos à destination des iliens et des marins. Faune, flore, phares, historique, et aussi des articles sur l’énergie éolienne. Avec en ce moment plein d’informations au sujet de la tempête qui déferle sur la Bretagne depuis quelques jours.

5 - Qui voit Ouessant... dans 7 - Non mais cent blogs...

J’ai d’excellents souvenirs, au début des années 80, d’un camp de trois semaines, avec les scouts, à nettoyer les plages de l’île des débris qui s’y trouvaient (bateaux, résidus de pétrole provenant des marées noires, débris divers…). Aussi au programme visite des phares (le Stiff et le Creac’h), randos sur l’île…)

Le blog : Ouessant notre passion



RIP 2013… lapinou hier

 

Sont parus dans le courant de cette année :

Le 7e Continent, sur le site d’OSL
Bella donna, dans le numéro 68 de L’encrier renversé
Peccato di argilla, (en italien) dans le périodique Il Filo, suite au concours international « Mario Mosso »
Mimétisme, dans la revue Géante rouge n°21, suite à son accessit (3e ex-aequo) au prix Alain le Bussy
La faim du monde, dans l’anthologie « Rendez-vous après la fin du monde » aux éditions Zonaires
Six gouttes de ciguë, dans le fanzine Moshi Moshi n°°5

Forêveur, dans l’anthologie Lettrae Vox n°1, aux éditions de la Plume de l’Argilète

ont été remarqués :

- Alors, on fait ses courses ? a obtenu la quatrième place du concours de la fondation Serge Délain, à Pessan.
- Péché d’argile a obtenu le second prix du concours DPI, à Dol de Bretagne
Ce texte a également reçu le second prix, catégorie langue étrangère, au concours littéraire international Mario Mosso, organisé par la ville de Cercenasco (Italie)
- Doublé pour ma nouvelle Oceano Tox, respectivement 5e du concours de l’Encrier Indiscipliné – Martigues – et 4e du concours de l’Association Plumes à Connaître (APAC) – Metz.

Mort de mon ancien blog et naissance de celui-ci,

… et je suis toujours à la recherche, suite à la disparition des éditions Kirographaires, qui devaient le publier au cours de l’année, d’un éditeur pour mon futur recueil…

Qu’on se le dise !

Bonne année 2014 à tous. Pour ma part, je la démarre en envoyant un texte au prix Pépin !

LAPINOU HIER !



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