Spéciale dédicace – Eric Hérenguel

Merci Eric de m’avoir offert l’original dédicacé de ce magnifique dessin, qui illustre ma nouvelle dans le dernier Lanfeust mag (qui sort demain dans tous les kiosques ndlr). Le voilà en excellente place entre quelques diplômes glanés ça et là, lors de diverses remises de prix.

Reçois encore toute ma gratitude et mon admiration pour ton travail (moi qui n’ai jamais su dessiner que des boas fermés…).

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Exerstyle 2.6

Que faire quand ton meilleur ami, épris de guitare sèche et d’improvisation théâtrale, membre de la troupe de théâtre d’impro Les Givrés, vient te voir un soir, ennuyé à l’idée de devoir rendre, une poignée de jours plus tard, sa biographie pour le programme des 17e rencontres internationales des scénaristes (du 2 au 6 avril dernier à Valence), et n’ayant en main qu’un CV, qu’en toute modestie il trouve maigre, rédigé à la classique manière d’un cv professionnel ?

Que faire sinon lui redonner le sourire de quelques formules magiques, (accompagnées d’une rasade de bière, il est vrai) pour qu’il reparte ravi comme celui de la crèche ?

C’est ce que j’ai fait en résumant, en quelques minutes, son parcours de la sorte :

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Eric Herenguel – Un sang d’encre

L’annonce de cette publication était déjà grandiose en soi, mais là… J’ai l’immense plaisir et l’honneur (et ce ne sont pas que des mots) de voir ma nouvelle Un sang d’encre, publiée dans Lanfeust mag le 1er juillet (dans le numéro double juillet-août spécial vacances), illustrée par Eric Herenguel. Je vous livre ici, avec son accord et celui du mag, ce superbe dessin:

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Eric Herenguel est né en 1966. Autodidacte, il se tourne très tôt vers le dessin et la BD. Il débute en 1986 dans le journal Tintin en illustrant des histoires courtes, en travaillant en parallèle dans la publicité comme illustrateur et graphiste. Quelques années plus tard, il publie aux éditions Zenda (un éditeur de comics qui s’ouvrait à des auteurs ayant une influence anglo-saxonne) Carnivores, sur un scénario de Jean Wacquet. En 1992, suite à sa rencontre avec le scénariste Makyo, il reprend la série « Balade au bout du monde » chez Glénat (4 tomes), succédant à Laurent Vicomte. Viennent ensuite Edgar John Trelawnay, une saga steampunk (3 tomes) avec Dieter au scénario (une des premières BD steampunk en France). Entre 98 et 2002, tout en collaborant avec une société de jeux vidéos comme character designer, il crée Krän, saga barbaro-déjantée médiévale fantastique, suivie de Krän univers, dont il écrit le scénario sur des dessins de Pierre Loyvet.

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Je le cite à ce propos :

« J’insiste sur la différence entre héroic fantasy et médieval fantastique car cela à une vraie importance. Autant que de comparer Bilbo le hobbit et Conan. Krän est une sorte de Conan trash et débile avec un humour de tronçonneuse. »

Suivront douze albums, puis il décide de repartir sur un double album « Lune d’argent sur providence » en 2005 et 2008.

Ensuite, Eric Herenguel a eu l’occasion de dessiner deux légendes de Troy pour Arleston et différentes publications avec Ankama sur l’univers de Dofus et Wakfu (mais plus souvent comme scénariste).

 Aujourd’hui il collabore au dessin sur un projet en deux tomes du scénariste Xavier Dorison pour l’éditeur Delcourt.

« Nous revisitons le mythe d’Ulysse mais transposé durant la révolution américaine de 1780. Ce récit est une sorte de continuité avec lune d’argent car il mélange l’histoire d’une époque et le fantastique. »

 

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Daniel Keyes 1927-2014

L’écrivain américain Daniel Keyes, auteur du best-seller Des fleurs pour Algernon, est décédé ce dimanche à l’âge de 87 ans en Floride, des suites d’une pneumonie. Après avoir étudié la psychologie et la littérature anglaise, collaboré à plusieurs journaux sous des pseudonymes, il suit une carrière d’enseignant pendant laquelle lui vient le thème de son oeuvre la plus célèbre, un élève étant venu le voir après un cours pour lui demander de le rendre intelligent. De cette rencontre naquit Charlie Gordon, le héros du roman de Keyes. Ce  jeune homme arriéré mental subit un jour une opération chirurgicale dans le but de décupler ses facultés intellectuelles, opération ayant précédemment été tentée avec succès sur une souris de laboratoire nommée Algernon. Il rédige un journal pour que les scientifiques puissent suivre ses progrès et ses réflexions. Il devient brillant, apprend plusieurs langues, compose un concerto pour piano… Or, un beau jour, Algernon commence à décliner…

Questionnement sur l »intelligence, la différence, l’éthique médicale et les concepts (même besoin d’affection, d’amour quelle que soit l’intelligence…), Des fleurs pour Algernon est d’abord parue en tant que nouvelle en 1959 dans The Magazine of Fantasy and Science Fiction et a reçu le prix Hugo, récompensant les meilleurs œuvres de S.F, l’année suivante. En 1966 il en fit un roman, qui reçut le Nebula. L’histoire a depuis connu plusieurs adaptations à la télé ou sur le grand écran.

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Keyes a écrit une dizaine d’autres livres, la plupart inspirés par les mécanismes de la vie cérébrale et la psychiatrie. Parmi ceux-ci : Les Mille et une vies de Billy Milligan (Le Livre de poche, 2009), un livre sur des viols en série, et Unveiling Claudia: A True Story of a Serial Murder (Bantam Books, 1986, non traduit en français).

En 2000 Daniel Keyes avait publié son autobiographie :Algernon, Charlie et moi : trajectoire d’un écrivain. On y retrouvait sa principale interrogation :

«Je me demande ce qui est le pire: ne pas savoir qui l’on est et être heureux, ou devenir qui l’on a toujours voulu être et se sentir seul».

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On retrouve le concept d’intelligence améliorée dans le Cobaye, de Stephen King, et la souris balèze dans La ligne verte, du même auteur… deux hommages indirects  à Keyes.



Un sang d’encre – Lanfeust mag n°177 – été 2014

vous aimez l’été ?
Vous aimez la plage ?
Vous aimez la BD ?
vous aimez les jeux ?
Vous appréciez mes nouvelles ?
vous cherchez un magazine pour vous distraire sur la plage, cet été,  les canines en éventail, bien protégé par votre écran total (à l’huile de chauve-souris), en sirotant paresseusement un soda ail-échalote pendant que vos enfants brûlent au soleil ? un mag avec de la BD, des jeux et du moi dedans ?
Votre Vieufou préféré a la solution :

C’est officiel, donc je me permets enfin d’en parler ici. Ma nouvelle intitulée Un sang d’encre est publiée dans le n°177 de Lanfeust mag spécial vacances (juillet-août). De plus, elle sera illustrée par Eric Herenguel, un des dessinateurs du mag (et auteur entre autres, de 4 épisodes de la Balade au bout du monde – période post-Vicomte – et de la saga Krän). La revue sera disponible en kiosque à journaux (gares, grandes surfaces…) dès le 1er juillet, un peu avant pour les abonnés, au prix de 8,90€ pour un numéro double (228 pages) ! Avec aussi à l’intérieur, 123 pages de BD et des tonnes de jeux pour jouer sur la plage…

Il est tiré à 40 000 exemplaires (rien que de lire le chiffre me donne le tournis, alors imaginez ce que ça me fait quand je le dis à voix haute), parmi lesquels vous attend forcément le vôtre. Pour vous faire patienter, en voici la couverture :

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ASAC – Un plateau de fruits amers

Je n’ai pas trop à me plaindre en ce moment : J’ai reçu mercredi ce mail des organisateurs du concours de l’ASAC, au sujet de ma nouvelle intitulée Un plateau de fruits amers, écrite récemment et envoyée dans la foulée vivre sa vie :

Bonjour,

Les lecteurs ont terminé leur travail.

Vous faites partie des textes qui seront publiés sans que le classement ne soit encore établi.

Rappel : L’Association de Soutien à l’Animation Culturelle du 6è arrondissement de Lyon organisait cette année son treizième concours de nouvelles et de poésies dans le cadre général des joutes littéraires de Lyon. Le concours comprenait 3 sections (2 en poésie, une en nouvelles), le thème était libre.

Les textes primés seront publiés par l’association dans un recueil, en compagnie d’autres textes présélectionnés par les comités de lecture. Le concours est doté de 2 prix dans chaque catégorie : Prix du jury pour le meilleur texte (100 euros et 10 exemplaires du recueil), Prix régional pour le meilleur texte d’un auteur de la région Rhône-Alpes
(5 exemplaires du recueil).

Le palmarès sera proclamé en octobre 2014 au cours d’une cérémonie à la mairie du 6è arrondissement de Lyon présidée par un écrivain reconnu.

(Il s’agissait de ma troisième participation à ce concours, où avaient échoué auparavant Mimétisme et Dans les cheveux de la sorcière.)



10e concours d’écriture de Lagruère – Mimétisme

J’ai reçu il y a quelques jours un courrier provenant de Lagruère, dans le Lot-et-Garonne, m’annonçant que mon texte Mimétisme était retenu dans la liste des lauréats du 10e concours d’écriture organisé par les Amis du Musée-école et la bibliothèque du Foyer rural de Lagruère.
Le sujet du concours était ainsi libellé :

Il s’est un peu trop éloigné de sa planète. Son vaisseau montre des signes de faiblesse. Il est contraint de se poser provisoirement sur notre terre… Faites-nous vivre l’étonnante aventure de ce voyageur de l’espace.

La remise des prix aura lieu le 21 juin à 16 heures. Toujours en raison de la panne inexplicable et, pour l’heure, irréparable, de mon téléporteur, je ne pourrai hélas pas m’y rendre. Je m’en suis excusé par téléphone auprès des organisateurs (Yvonne Robert en a profité pour me révéler que j’y avais obtenu la troisième place).

Dommage, car la soirée de samedi prochain promettait d’être sympa : avant la remise, promenade champêtre avec découverte d’un petit bois savant et parcours sensoriel, tout ceci encadré et animé par leur « raconteur de pays ». Suivait un apéritif, puis un repas dédié à la fête de la musique, avec criée aux chansons où chacun était prié d’amener, s’il le souhaitait, un instrument, et de chanter ou de lire un poème.
Du coup, ma guitare me fait la tête.



apéro-concert privé aux Papillons bleus

Hier soir, votre serviteur se produisait en apéro-concert privé à la maison des papillons bleus, tenue par mes amis Jean-Luc et Karine, devant un public réduit mais de qualité, et pour mon plus grand plaisir exclusivement féminin. Au programme, trois-quarts d’heure de chanson française en quelques classiques revisités à la guitare.

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Cela fait un sacré bail que je n’avais pas joué en public, d’où maints tremblements de voix et fausses notes. Et peut-être la cause du fort mal de tête d’une de mes spectatrices, ce que je déplore et dont je m’excuse ici. J’espère malgré tout que ces souriantes vacancières ainsi que nos hôtes auront passé une bonne soirée, qui s’acheva autour d’un bon repas préparé par les maîtres des lieux.

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(Jean-Luc et Karine, les sympathiques hôtes de la soirée)



2e mention – Prix Charles Moulin – Montélimar

Il y avait du monde hier au Palais des Congrès de Montélimar pour assister à la 48e remise des prix du concours Juliette Astier Cestion, concours de poésie, contes et nouvelles. De nombreux habitués pour ce concours fondé en 1965. Je m’y suis rendu en famille pour recevoir mon prix, le jury ayant décerné à ma nouvelle intitulée « Vous avez quatre heures ! » la deuxième mention du prix Charles Moulin (section nouvelle).

Cannelle Roux, la jeune présidente du jury, introduisit avec éloquence le thème de cette édition, le Souffle, proposé aux participants en plus du thème libre. Après un rappel de la vie et de l’œuvre d’Alain Borne, avocat et poète originaire de Montélimar, ainsi que de celle de Juliette Astier Cestion, la fondatrice du concours, la remise des récompenses commença.

Ce concours primant essentiellement de la poésie, nous fûmes gratifiés (après un rappel assez strict des règles du genre) de la lecture des poèmes des lauréats des diverses sections (poésie classique, sonnet, forme fixe, Rondel, néoclassique, libre non rimé, libre rimé, humour, nouvelles, contes, ainsi que la section jeunes). La plume d’or, décernée à l’auteur ayant obtenu la meilleure moyenne dans quatre catégories différentes, fut attribuée à Mireille Pasquarelli, habituée semble-t-il de ce concours.

Je reçus mon prix avec fierté, un diplôme agrémenté d’un joli trophée, du recueil compilant les textes victorieux (1er et 2e de chaque catégorie) ainsi que d’un sachet de (délicieux) nougats, que je jetai immédiatement en pâture aux rangées de crocs acérés de ma progéniture affamée. J’eus ensuite le droit à des félicitations plus  officieuses (hors micro) de deux membres du jury, dont l’un m’avoua à demi-mot qu’il avait octroyé une meilleure place à mon texte.

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Lors de l’apéritif qui s’ensuivit, après avoir crânement posé avec mon trophée devant l’appareil photo familial, je fus halé d’un « Vieufou ? » interrogatif qui me fit redescendre de mon nuage d’autosuffisance. Quoi ? J’étais en ces lieux connu, reconnu ? Démasqué ? Pris en flagrant délit d’immodestie, un verre à la main, qui plus est…

Il s’agissait de Marie-Ange Scotto (qui fréquente comme moi le forum maux d’auteurs), gratifiée du mérité premier prix du concours de nouvelles pour un beau texte flirtant avec le fantastique, intitulé La crémaillère, dont elle nous avait régalés d’un extrait quelques instants plus tôt.
Nous n’eûmes, à notre grand regret, pas le temps de faire plus ample connaissance, la faute à une journée chargée qui m’attendait. Nous prîmes donc congé, ravis malgré tout d’avoir pu mettre un nom et un visage sur nos pseudos respectifs, en souhaitant que nous chemins se croisent à nouveau sur un futur podium.



Brumes et reflets – Oceano Tox

Suite à ma participation au concours de nouvelles organisé par l’Encrier Indiscipliné, sur le thème de l’eau, à l’issue duquel ma nouvelle « Oceano Tox » s’était classée en cinquième position, les éditions Edilivre viennent de faire paraître le recueil issu du concours.

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Ce recueil a pour nom Brumes et reflets, je vous en livre ici la 4e de couverture et vous incite à le commander.

« Les nuages toxiques s’amoncellent, le thermomètre s’affole. Un sujet sur l’eau ne pouvait que faire ressurgir les angoisses liées au devenir du climat et bien entendu de la Terre, c’est-à-dire des êtres vivants.
Ce fut fait et bien fait avec un talent et une originalité qui donnent une grande force à ces récits. Pas de cris stridents mais des histoires nostalgiques ou poignantes.
On se rend bien compte que la population a intégré les notions essentielles de la protection de la nature. La question qui se pose alors est : « Quand est-ce qu’on commence ? ». Quand donnerons-nous le signal d’un traitement sérieux et responsable capable de fournir aux êtres vivants un espoir de vie correct pendant les millions d’années que la Terre nous accorde, avant de devenir une boule de céramique surchauffée dans le souffle brûlant du Soleil en fin de vie ? »

 

Format :  134×204 – Nombre de pages : 122 – 12,35€ (papier) – 7,80€ (numérique)



Prix Rosny : raté aussi

La liste des nominés du prix Rosny 2014 vient d’être dévoilée. Y avait du beau monde, je ne suis pas surpris de ne pas y figurer. J’aurai rêvé pendant quelques semaines….
Les lauréats seront désignés lors de la Convention Nationale de Science Fiction qui aura lieu à Amiens cet été.Romans  :

Ayerdhal, Rainbow Warriors (Au Diable Vauvert)

Philippe Curval, Juste à temps (La Volte)

Johan Heliot, Françatome (Mnémos)

L.L. Kloetzer, Anamnèse de Lady Star (Denoël)

Xavier Mauméjean, American Gothic (Alma)

Arnaud Pontier, Agharta, le temps des Selkies (Asgard)

Nouvelles  :

Stéphane Croenne, Le chant des baleines (in Angle mort n°9)

Philippe Curval, Cuisine kitzyn (in Galaxies nouvelle série n°24/66)

Gulzar Joby, L’Enfant qui s’avance vers nous (in Galaxies nouvelle série n°25/67)

Christian Léourier, Le réveil des hommes blancs (in Bifrost n°72)

Marin Lessard, Durée d’oscillation variable (Long Shu Publishing)



PPP : Prix Pépin du public – raté !

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Prix Pépin 2014
il y a 20 minutes

Prix du public ! Le verdict est tombé !
213 votants
Premier prix du public (48 voix) :
21 – Pro Deo
de Philippe Gontier
Tandis qu’il dirigeait l’opération visant à introduire onze velociraptors clonés dans la salle où se tenait le Congrès Mondial des Créationistes, Dâr riait in peto. Si Dieu avait créé hommes et dinosaures simultanément, n’était-ce pas sa volonté de les voir à nouveau réunis ? Même brièvement.

Deuxième prix du public (41 voix)
37 – Androgynes
de Guy Kauffmann
L’apprenti démoula ses deux premiers corps humains, encore tout malléables. Identiques. Il préleva un peu de matière entre les jambes de l’un, la roula sous la paume, et l’aggloméra à la glaise encore chaude de l’autre, au même endroit. « Si Dieu ne s’en aperçoit pas, on va bien rigoler.»

Troisième prix du public (25 voix)
24 – Extraterrestres marins
de Arnaud Loizeau
Le Président américain trépignait. Il attendait les extraterrestres, mais quand le cube volant descendit du ciel, il plongea dans l’océan. Plutôt qu’avec les diplomates humains qui gesticulaient en scaphandre, les extraterrestres préférèrent discuter, par ultrasons, avec les dauphins.

 

Merci à ceux d’entre vous qui ont voté pour mon texte. Aucun des 3 vainqueurs n’étaient dans mes votes, mais sur ces trois, ma préférence allait au dernier…

Et encore bravo à tous les autres !



Fragments d’Elzéard – Anne Vocanson

j’écris rarement des chroniques, exercice périlleux dans lequel je ne me sens pas forcément à l’aise ni à ma place, mais là…

Elzéard, le vieux berger, n’a pas besoin de mots. Il n’en connaît que trop les pièges.Digressions, mensonges et sous-entendus.

Alors, pour combler le vide des paroles, il décide de faire silence, non qu’il parlât beaucoup jusque là.

Empreint d’une sagesse toute bouddhiste, il se sent riche du peu qu’il possède, dénuement gandhien où chaque objet de son quotidien a sa juste place, son utilité, son histoire, sa vie.

Il connaît « l’émerveillement nu ». Il sait, il sent les choses, les êtres. Sa vie est son chant, un chant silencieux, celui de l’univers dont il est part entière, humble, ni plus ni moins.

Son credo est donc universel, acceptation de ce qui est, de ce qu’il est.

Émerveillement sans cesse renouvelé devant le banal devenu invisible à d’autres : Le cycle des saisons, les langages du ciel, les richesses de la terre et la beauté des êtres.

Conscience de l’essentiel, dans un monde voué au superficiel, qui avance, impitoyable.

« Le chant d’Elzéard est chant de liberté. Le chant d’Elzéard est chant de soumission. Condition d’homme pleinement acceptée, avec tout ce qu’elle suppose de dépendance à l’égard de ce qui la dépasse, la modèle, la construit… »

Cela fait quelques temps que je n’avais rien lu d’aussi touchant et poétique (je lis en ce moment, hélas, fort peu, je dois l’avouer). On aimerait faire un bout de chemin de vie en compagnie de ce berger-là, partager pour un temps son apaisant silence, ralentir un instant la course effrénée de nos vies, s’assoir avec Elzéard, loin des Tumultes.

J‘ai, en lisant, fait inconsciemment un parallèle avec les derniers indiens d’Amazonie. Ce personnage s’en rapproche beaucoup, de par sa philosophie adoptée face au monde qui l’entoure, au « progrès » dans son inéluctable marche.

Un très beau récit de la charmante et talentueuse Anne Vocanson, aux éditions Souffles.



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