Quatrième nocturne

J’exulte !

Sébastien Mazas, le grand archiprêtre de Nocturne, les charmes de l’effroi, vient de m’informer que mon texte « Cet indéfinissable charme » a été retenu pour paraître dans le prochain numéro du fanzine, dont le thème est « Abysses et servitude« . Il s’agit de ma quatrième parution dans ce support.
Je vous donnerai plus d’infos sous peu… Je peux déjà vous dire que je serai au sommaire en fort bonne compagnie, celle de Marc Oreggia, déjà croisé deux fois dans Nocturne et une fois dans Géante Rouge l’an dernier.

Pour l’heure, je suis en lévitation !

Quatrième nocturne dans 1 - Intégraal 2003-2017



Pessimisme éditorial (vive les écrivains morts)

Suite à l’envoi de mon (futur) recueil de nouvelles, Infemmes et sangsuelles (dont la publication a été une première fois avortée chez les défunts – et escrocs ? – Kirographaires) à une autre maison d’édition, spécialisée dans mon genre de prédilection, le fantastique, j’ai reçu cette réponse (vraisemblablement sans même que l’éditeur ait pris la peine d’ouvrir le fichier qui contenait le recueil) :

« Réponse négative à Infemmes et sangsuelles

Bonjour
Tout est dans le titre, mais je vais essayer de m’expliquer.
Si je refuse la publication de votre recueil de nouvelles, c’est pour une raison triviale, les finances. Aujourd’hui la situation du livre n’est pas brillante, et nous n’échappons pas à la règle, nos finances sont juste au-dessus du zéro. Et malheureusement les recueils de nouvelles ne se vendent pas du tout en papier, ce sont nos plus mauvaises ventes, et parfois même nous perdons de l’argent. Nous continuons de publier des anthologies thématiques (même si celles de Chalabre ne sont plus publiées chez nous), je publie de temps en temps un recueil de nouvelles, mais c’est exceptionnel et aujourd’hui mes finances ne me permettent plus de publier plusieurs recueils par an. Je publie en priorité des recueils d’auteurs qui nous ont quitté (comme le Bussy).
Par contre aujourd’hui, l’avenir des nouvelles passe par le numérique. Le numérique est l’avenir du livre mais surtout de la nouvelle, on peut mettre des prix bas, il n’y a pas de contraintes en papier, et il y a des éditeurs qui ont compris et qui publient des nouvelles, je pense que vous devriez oublier l’idée d’un recueil papier pour regarder le numérique.
Si javais 10 ans de moins, je lancerais la maison d’édition uniquement en numérique, pour moi c’est la nouvelle révolution du livre après l’imprimerie et le livre de poche. Franchement allez plutôt vers des éditeurs numériques pour vos nouvelles. On peut les vendre une par une, en totalité, faire des opérations, la version papier sera un échec, et aujourd’hui nos finances ne peuvent pas se le permettre… »
ça, si ça n’a pas vocation à me décourager…
Moi vivant, il ne m’éditera pas (c’est lui qui le sous-entend, pas moi…)
Je lui ai répondu que je le recontacterais une fois que je me serais pendu !
Je vais quand même tenter ma chance ailleurs avant, même si j’ai déjà essuyé plusieurs refus. ça doit bien exister, un éditeur prêt à accueillir mes chères créatures dans un ouvrage papier (ou du moins à faire l’effort de le lire).
Il y a quelques mois, un autre éditeur (de fantastique) m’avait déjà répondu cela, toujours au sujet du même recueil :
« Si (nous) publions volontiers des recueils de nouvelles, ce sont toujours des recueils d’auteurs confirmés. Vendre un recueil de nouvelles est déjà chose malaisée, vendre un recueil de nouvelles d’un jeune auteur l’est encore plus. D’où notre refus.
Par ailleurs, nous recevons beaucoup de manuscrit et nous manquons de temps pour les lire de la première à la dernière page. J’aimerais vous dire qu’un éditeur passe ses journées à lire les manuscrits, mais ça n’est jamais le cas. Bref, nous n’avons malheureusement pas le temps de lire intégralement un recueil à la recherche de la perle rare — si elle s’y trouve. »
L’éditeur poursuivait en m’enjoignant de lui envoyer un texte tiré du recueil, qu’il lirait pour ensuite m’envoyer son « opinion à ce sujet », ce qu’à ce jour je n’ai toujours pas fait.
ça, ça veut dire en substance que si je veux sortir un bouquin, faut que j’aie sorti un bouquin…(suffisamment vendu pour que l’éditeur en ait entendu parler, soit dit en passant)
La poule qui se mord la queue, vous connaissez ?
Ou encore qui de l’œuf ou du serpent était là le premier ?
Ou bien aussi « Brisez la vitre avec le marteau » (ce dernier se trouvant derrière la vitre, sinon c’est pas drôle…)
Bref, ça tourne en rond, ça tourne pas rond dans l’édition.
Surtout pour les auteurs…
Enfin dans ce cas précis, pour ma pomme…
Pour en revenir au mail reçu ce jour, je ne sais pas pourquoi, mais le numérique me fait hésiter. Certainement parce que j’ai vu des livres téléchargeables illégalement le jour même de leur sortie en numérique, sitôt nés, sitôt piratés ! Alors que va donc photocopier un livre papier !
Déjà qu’un auteur gagne peu (à part une Mussorité visible), bien moins qu’un smicard, infinitésiment moins qu’une star du rock (du moins que celles qui se plaignent le plus fort d’avoir été piratées et paient leurs impôts en Sui… ah non, ne payent pas leurs impôts du tout! mais qui en jaunissent à l’yday…).
Pour le moment, je ne désespère pas. Peut-être un jour perdrai-je patience et craquerai-je pour le numérique… mais ce n’est pas ce genre d’arguments auxquels je suis sensible… pour l’instant.
Et puis j’aime tellement l’odeur et la texture du papier, le contact du livre pas encore ouvert qui pourtant déborde déjà de promesses, de sensations, d’émotions …
Vous baiseriez un androïde, vous ?
Moi je lis papier…


Vieufou aux States !

Non, vous ne rêvez pas ! Après le Canada, j’ai eu récemment la surprise de découvrir que Nocturne, les charmes de l’effroi, le fanzine dans lequel sont parues en 2011 mes nouvelles Un sang d’encre et Here I stand and face the rain (n°1 et 2) était distribué aux États-Unis d’Amérique !

La preuve, s’il en fallait :

Le n°1                                 Le n°2

(Encre et ténèbres)                     (Toiles et démence)

Vieufou aux States ! dans 1 - Intégraal 2003-2017 fredat12

Euh c’est pas la couv des Nocturne, ça ?

Bah non…



Les histoires

 » Les histoires sont comme des formes lumineuses de couleur différente selon qu’elles sont vieilles ou jeunes, passagères ou durables. Parfois des oiseaux les portent, parfois des feuilles mortes. Parfois elles voyagent simplement dans le bruit du vent. Elles volent au-dessus des villages. Toutes recherchent notre compagnie. Quand l’une d’elles repère un homme qui lui plaît, elle vient se percher sur son épaule et elle essaie de le séduire. L’homme la chasse ou la raconte. S’il la chasse, elle s’inquiète. Elle s’en va, elle erre ça et là, elle ne sait pas où aller, elle est en danger de se perdre. S’il la raconte, il croit qu’il invente, ou qu’il se souvient. En vérité, c’est elle qui parle par sa bouche. Quand elle a fini, elle laisse sa trace en lui, comme tous les êtres qui ont croisé sa route l’ont fait avant elle, et elle s’envole vers d’autres villages. Les histoires ont besoin de nous pour vivre Sans la force que nous leur donnons, elles se déferaient dans le ciel, comme des fumées. « 

Henri Gougaud, Les sept plumes de l’aigle

Les histoires dans 5 - la bibliothèque du Vieufou henri-gougaud



Henri Gougaud ce soir à Portes-les-Valence

Grand moment d’émotion ce soir, pas très loin de chez moi. Henri Gougaud, l’éternel conteur, âgé de 78 printemps, est venu nous divertir dans le cadre de « Portes en fête », nous régalant, de sa voix musicale aux accents du sud,  de plusieurs contes de son répertoire, une heure durant, devant la trentaine de personnes réunies dans le petit amphithéâtre du parc de verdure de la ville. Comment vieux père et vieille mère firent l’homme (conte Burkinabe), Les trois clés (conte Afro-américain), Les trois poils du loup…  Pour l’occasion, même la pluie de ces derniers jours avait décidé de faire une pause pour s’abandonner à la magie de l’instant.

Henri Gougaud ce soir à Portes-les-Valence dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire 100_1510

Grand moment d’émotion d’enfin voir de mes yeux cet illustre homme, parmi ceux qui m’ont donné envie, après avoir lu tant de leurs histoires, d’en écrire à mon tour.

100_1511 Gougaud dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire

Grand moment d’émotion en fin de soirée, d’oser lui demander de me signer un autographe sur mon exemplaire de Départements et territoires d’outre-mort, recueil de nouvelles fantastiques paru en 1977 qui lui valut la Bourse Goncourt de la nouvelle cette même année. En voyant le recueil il se fendit d’un sourire et me dit simplement : « Ben, il est un peu vieux, celui-là. », avant de le signer à l’aide du crayon que je lui tendais.

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Vieux, il l’est, assurément, et maintes fois lu. Mais vous, monsieur Gougaud, restez éternellement jeune. Grâce aux contes ? Sans nul doute. Comme vous dites : « Les contes m’ont nourri toute ma vie, ils m’ont fait ce que je suis. Comment ont-ils fait ? Je l’ignore, c’est leur secret. »

Merci pour cette soirée qui restera inoubliable.

gougau10



Vingt-cinq nuances de plus…

Pour tous ceux qui avaient lu la première partie de ma nouvelle « Cinquante nuances de noir » parue dans Moshi Moshi n°007 le trimestre dernier, et qui voudraient connaitre la fin de l’histoire, la voici enfin, livrée par Nelly Bridenne dans le numéro 8 de la revue, qui paraît ce mois-ci.

Vingt-cinq nuances de plus... dans 1 - Intégraal 2003-2017 moshi_10

Le numéro, qui s’intitule « Musiques et arômes, est le chant du cygne de cette pourtant bien sympathique revue.



Sexe, pouvoir et fromage fondu…

Qu’y a-t-il de plus naturel que de déguster une bonne raclette, tout en devisant gaiement avec ses invités sur les relations, au cours de l’histoire, entre sexe et pouvoir?

C’est ce que je vais désormais pouvoir faire. Le facteur m’a en effet amené un gros colis, suite à ma participation au concours d’écriture organisé par le Musée École de Lamarque et la bibliothèque du Foyer Rural de Lagruère, (j’y ai décroché la troisième place avec mon texte intitulé Mimétisme). La remise des prix a eu lieu le 21 juin, hélas sans moi. J’ai pu remercier par téléphone Yvonne Robert (responsable du concours)  pour sa gentillesse.

A l’intérieur du colis, joints à un gentil mot des organisateurs, un appareil à raclette et deux livres, l’un reprenant les actes du colloque de Nérac (30 octobre 2013) intitulé Sexe au pouvoir, pouvoirs du sexe, sous-titré Les verts galants dans l’histoire, le second , de Jay Mc Inerney, intitulé Le dernier des Savage, une biographie de Will Savage, rebelle sudiste, milliardaire hippie, ami des Black Panthers. Celui-là, je le garderai pour le fromage ! (ben oui, je mange toujours un peu de fromage après une raclette !)

Sexe, pouvoir et fromage fondu... dans 4 - La malle du Vieufou plateau-raclette

Mais bon, ça attendra cet hiver ! Parce que la raclette en plein été, hein…



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