culture générale au comptoir du café Calipso 29 septembre
On m’a souvent dit que j’écrivais des histoires horribles, pleines de monstres effrayants. J’impressionne même certaines personnes, qui pensent sans doute que mon cerveau est uniquement rempli de croquemitaines, zombies et autres psychopathes assoiffés de sang, voire que j’en suis moi-même un mélange des trois. On m’a reproché de me cantonner à des univers fantastiques, me demandant si je n’aimerais pas écrire des histoires plus « classiques », plus ancrées dans la réalité.
Le problème est que ladite réalité m’effraie bien plus que n’importe quel loup garou, aussi sanguinaire soit-il. Le problème est que quand j’ouvre un œil dessus, par le biais des médias mais pas seulement, ce que j’entrevois me fait tellement flipper que ça m’incite à le refermer aussitôt pour reprendre mes rêves où je les avais laissés. Ils sont bien moins noirs, violents et cruels que la réalité. Elle se suffit à elle-même en termes d’épouvante.
Et quand je m’essaie à coller des écrits à cette « réalité », ce qui en sort est à son image, sombre et désabusé.
Un exemple s’il en fallait avec le texte qui suit, à nouveau rédigé pour les brèves du café Calipso, et dans lequel je ne flirte que légèrement avec le fantastique, extrapolant à peine une réalité déjà gratinée, égratignée.
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