Lovecraft plus vivant que jamais

Le fanzine canadien Horrifique publie son # 110 spécial « Lovecraft plus vivant que jamais », 5e numéro en hommage au reclus de Providence.

Au sommaire:

Sur le seuil d’Arkham… (BD) de Poulpy

Cet indéfinissable charme de Frédéric Gaillard

La nuit du miroir de Julien Boutreux

Bois de chauffe de Natacha Losgann

Il les éloigne… de Cancereugène

Profondeurs de Martyne Pigeon.

Lovecraft plus vivant que jamais dans 1 - Intégraal 2003-2017

Voici ma deuxième parution chez Horrifique après Secticide, paru en juin 2008 dans le n°59 spécial « Attaque des zombies ». Je suis ravi de constater la longévité de ce fanzine de facture artisanale consacré au fantastique et à l’horreur, porté depuis des années par André Lejeune.



Singulier voisinage…

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Tabac-journaux le Magenta – 163 Rue Chateauvert, 26000, Valence

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Meximieux, me (nous) voilà !

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Une cinquantaine d’auteurs étaient présents ce samedi matin au 17e salon des auteurs organisé par l’association les Rencontres Vaugelas de Meximieux, dans l’Ain. Emma et votre serviteur fûmes accueillis chaleureusement par l’énergique Simone Courtot,  organisatrice, qui nous plaça derrière des tables nappées de blanc et ornées de jolis bouquets. Ce fut l’occasion d’enfin rencontrer André Fanet, membre du forum Mda, prof de français à la retraite, « coureur d’histoires » (on se comprend) fort sympathique et seul auteur de polar du salon.

Deviser gaiement avec mes voisins et quelques autres salonneurs nous amena vers onze heures et je dédicaçai mes deux premières nouvelles… à la pétillante Simone, justement, qui était auparavant passée devant ma table deux ou trois fois en me disant

« Faut que je vienne te voir »

Le deuxième exemplaire, elle me le fit dédicacer pour un épicier « indélicat » de ses relations (enfin plus pour longtemps, me sembla-t-il) qui vendrait apparemment des produits, comment dirais-je… passons.

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de g. à d. : F.Lavachery – ? – Simone Courtot – ?

Le prix du roman fut remis à Jacques Bernard, qui va devoir acheter une maison avec des murs plus grands s’il veut y accrocher son diplôme ! Auparavant, nous ouïmes quelques discours d’usage, dont un déclamé par l’efficace Simone, qui rappela qu’en ces temps difficiles pour la liberté d’écrire, de créer, de penser, elle était Charlie. (c’est rassurant de voir qu’il en reste…ndlr)

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Le « guest » invité de ce salon était Frédéric Lavachery, fils d’Haroun Tazieff, venu présenter des ouvrages de et sur son défunt vulcanologue de père, qui arriva pile-poil alors que la prévenante Simone allait annoncer à l’auditoire qu’il n’était pas encore arrivé. On a eu chaud, aurait dit Haroun!

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La journée vit défiler presque autant de visiteurs qu’il y avait d’auteurs (une mauvaise langue de mes amies, que je refusai d’écouter, m’avait approximativement dit « tu verras, les salons, tu passes 8 heures à regarder dans le vide pour vendre trois bouquins qui ne remboursent même pas le prix de ton inscription« ). Bon elle a eu un peu raison sur ce coup-là mais on a malgré cela bien discuté tous les trois et on s’est bien marrés.

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Au cours de l’après-midi, j’eus la visite de Karen, une amie bressanne avec qui j’ai un passif « aviaire », venue me soutenir moralement dans cette épreuve difficile qu’est un salon du livre… et à qui je réussis à fourguer mon tout récent volatile fourré au plomb de chasse.

Un salonneur m’annonça qu’il achèterait une de mes nouvelles si je prenais son bouquin. Je l’ignorai soigneusement par la suite.

Je fis la connaissance de Jérémy Herkinn, prix du roman 2014 chez Edit’o, (éditeur qui héberge deux de mes nouvelles dans ses dernières anthologies) avec qui je devisai quelques instants et qui me dédicaça son ouvrage lauréat, « Ouroboros ».

Alors qu’il ne passait plus grand monde, à part une dame qui avait « trop les pieds sur terre » pour lire du fantastique et une autre qui trouvait ça (les nouvelles) « trop court »et repartait de sa pêche miraculeuse avec cinq ou six romans , je fus réveillé de ma douce somnolence par un vibrant:

« Il est là ! ».

Je regardai autour de moi mais j’étais bien l’objet de cette sonore exclamation. Je me suis senti rougir… ainsi c’était moi (aïe les chevilles) qu’on venait rencontrer (aïe la tête) et pas le vulcanologue sus-cité. ça fait tout drôle, croyez-moi, cette soudaine esquisse de popularité ! Trois jeunes femmes (plus que moi – jeunes… et femmes ;) )se postèrent devant ma table, l’une d’entre elles (prénommée Muriel, je le sus quelques instants plus tard) me déclarant, avec un grand sourire :

« Ah, c’est cool, vous êtes là, j’avais lu que vous n’y seriez que demain ! »

(le salon dure deux jours mais Emma et moi-même ne nous sommes inscrits que sur le premier)

Alléchée, si j’ose dire, par le résumé de 4eme de couverture de mes petits oiseaux daubés-moutarde affiché sur un panneau à l’entrée du salon sous ma photo, comme tous les auteurs présents (ou peut-être par l’efficace pub faite par la sémillante Simone), cette charmante personne était entrée dans l’enceinte du salon, désappointée, contrite sans doute, désespérée, sûrement, en pensant que je n’y serais que le dimanche. Elle est donc repartie ravie, avec mon livre et une petite dédicace, et le grand (b)honneur de m’avoir approché (rien à faire, ça ne va pas désenfler avant un moment…).

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La guillerette Simone s’offrit mon deuxième ouvrage en fin d’après-midi et nous remballâmes, moi mes cartons et Emma ses œuvres reliées en peaux d’éditeurs dans une valise multicolore du plus bel effet. Euh, j’ai pas vu dans quoi André a rangé les siens. Il a dû tout vendre…

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Je suis reparti avec ça va mal finir, un recueil d’Emma que je n’avais pas lu (eh si, il m’en manque encore …),  un roman d’André intitulé Du sang sur le reblochon, que j’ai dévoré dans le train du retour, histoire de prolonger ce bon moment – et je n’ai pas été déçu de ma lecture, bien au contraire.

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André Fanet délivre une prose vive, énergique, pleine d’humour. Le personnage principal de ce roman, un commissaire à la retraite nommé Pigeon, est fort pittoresque et l’auteur nous convie aux côtés de ce sympathique héros à une enquête périlleuse sur les pistes de Haute-Savoie, du Grand Bornand à La Clusaz, à la recherche d’une jeune femme disparue.

Meximieux, me (nous) voilà ! dans 2 - Vieufou en vadrouille

Je suis également reparti avec l’Ouroboros (dédicacé) de Jérémy Herkinn, qui me promet un bon moment de lecture, même si l’histoire semble bien sombre, si j’en juge par ce qu’en révèle la 4e de couverture :

En petites touches légères mais insidieuses, puis de plus en plus angoissantes, ce récit écrit à la première personne nous entraine dans l’univers de Mathieu, de sa vie en famille à l’hôpital psychiatrique. Une écriture nerveuse et sèche où l’humanité des sentiments, se dilue, de gestes en regards, irrémédiablement. Comment ressortir de la lecture de cet Ouroboros mythique, de ce cercle parfait qui emprisonne et qui étouffe ? Comment ressortir de ce roman haletant et glacial ?

Même si le public ne fut pas vraiment au rendez-vous, ce fut une journée riche en rencontres, en échanges et en bonne humeur. SDLP c’est bien, Meximieux c’est mieux.

Huit de mes oiseaux ont pris leur envol ce samedi dans le ciel de l’Ain, aux nuages voilés de soleil.

Merci à la fringante Simone et à l’équipe de bénévoles des Rencontres Vaugelas, ainsi qu’à Emma, André, Karen, Jérémy et Muriel, mes nouveaux lecteurs, et bien sûr indirectement merci à l’épicier du ruisseau (avec qui la très joviale Simone nous aura bien fait rire) pour mon premier salon, fort réussi grâce à vous tous…

Vivement le prochain. si en connaissez pas trop loin dans la région, je suis votre homme-oiseau…

Votre oishomme, en somme…



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