en 2015…

Pour les raisons que tout le monde connaît cette année a été une année de merde. Ceux qui y ont survécu  sont marqués à jamais de cette horreur, de ces vies gâchées, de cette souffrance inutile. Des nuages d’un brun nauséabond s’étendent au-dessus de nos têtes apeurées.

C’est sans doute en partie pour cela que ma production a été nulle. J’ai à peine écrit quelques lignes, à mon grand désespoir. Pas  le coeur à laisser vagabonder mon esprit, enchevêtré dans l’inextricable pelote de mes tripes.

Il est temps d’en commencer une autre, damnée. Moins que la précédente.

Heureusement, j’ai quand même eu quelques petits bonheurs littéraires.

Les parutions en recueils de plusieurs nouvelles, tout d’abord :

-        « Nécronomignon » dans le fanzine canadien Clair/obscur n°13, un hommage à peine voilé d’embruns à HPLovecraft

-        « Cet indéfinissable charme » dans le fanzine Horrifique n°110, autre hommage salé au reclus de Providence

-        « Vous avez quatre heures ! » dans le recueil « Niveaux », JFE

-        » Loup, y es-tu? » dans l’anthologie « Histoires de Loups-garous »,  Lune écarlate éditions

-       « Un plateau de fruits amers » dans le recueil du prix Jean-Jacques Robert de la ville de Mennecy

Une deuxième version de « Cet indéfinissable charme » devait paraître en décembre dans le 4e numéro du fanzine canadien Nocturne mais des soucis avec l’imprimeur diffèrent sa sortie à une date indéterminée.

Une seule nouvelle primée, la raison étant que j’ai participé à très peu de concours. Ma mini nouvelle intitulée On the rocks, s’est hissée à la troisième place du Grand Prix Littéraire Philémon 2015 (Toulouse). (tiens, d’ailleurs je n’ai jamais reçu le diplôme…).

La revue canadienne Clair/Obscur, dans laquelle est paru mon Nécronomignon,  a remporté  le prix Boréal dans la catégorie Fanédition

De belles rencontres, celle d’André Fanet et mes retrouvailles avec Emmanuelle Cart-Tanneur au salon du livre de Meximieux, au mois d’avril.

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Quelques collaborations musicales originales, avec des poèmes d’Yvonne Le Meur-Rollet et Alain Kotsov, mis en musique par mes soins.

La jolie surprise de fin d’année avec le poème de Julien Noël.

Ma nouvelle « Le petit oiseau va sortir » s’est vendue à un peu plus de 60 exemplaires. Grand merci à vous tous ! Merci également pour vos bonnes critiques et vos encouragements, ça réchauffe par ces temps difficiles.

Le meilleur pour la fin : les parutions en solo de mes nouvelles Du plomb dans l’aile chez Jacques Flament Éditions – Collection côté court, et Jeux de dopes chez  Zonaires éditions, collection Lapidaires. Cette dernière, écrite en 2005 et gardée au fond d’un tiroir, sans doute par manque de confiance – en moi, pas en elle – est ressortie cette année en subissant de très légères corrections.

Ces parutions m’ont valu plusieurs articles sympatoches dans le Dauphibéré.

Voilou, c’est tas…

En 2016, sans doute d’autres surprises, d’autres rencontres. Un ou deux salons peut-être. Mon recueil doit sortir en cours d’année – si les soucis de l’éditeur s’arrangent (c’est toujours le même recueil, celui qui devait au départ sortir en 2013 chez les escrocs de Kirographaires mais ce n’est plus l’éditeur retors). J’attends quelques parutions.

J’espère briser cette chape de plomb qui comprime mon cerveau en emprisonnant mes rêves et me remettre à écrire pour les délivrer à nouveau. Je voudrais  que la pluie de ce dernier jour de l’année dilue mes idées noires et leur rende leur vraie place, le caniveau.

Pour l’année qui vient, je vous souhaite d’être vivants, heureux et libres.

De lire et d’aimer.

De boire et chanter.

Et merde aux cons.



Julien Noël – Poisson d’avril (spéciale dédicace)

Julien Noël, jeune et talentueux poète belge, m’a fait l’agréable et touchante surprise de me dédicacer un des textes qui composent son tout premier recueil, intitulé Contes du sabbat et autres diaboliques amuseries, qui vient de paraître aux éditions Stellamaris. Le poème est inspiré d’une de mes nouvelles, et il est fort réussi et très drôle ! Merci mon ami !

Julien Noël - Poisson d'avril (spéciale dédicace) dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire

Voir une de ses histoires devenir à son tour source d’inspiration pour un autre auteur est un des grands bonheurs du modeste écrivain que je suis. et quand c’est fait avec talent et malice, c’est encore meilleur ! ma Diva n’en peut plus de se tenir les côtes…

 dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire



Dire l’évanescence du temps…

J’ai retrouvé au hasard de mes pérégrinations sur mon forum préféré ce haïku, que m’avait offert en 2011 Yvonne Le Meur-Rollet.

Je partage ici cette jolie pépite, avec un immense plaisir.

Un haïku, pour toi, Vieufou

Entre les doigts d’un vieux fou
La guitare flambe
Vibrant papillon monarque.

http://www.polyvore.com/cgi/img-thing?.out=jpg&size=l&tid=12232700

(Haïku : forme poétique d’origine japonaise destinée à « dire l’évanescence du temps ».

Le haïku doit, soit évoquer une saison, soit faire référence à la nature.

structure syllabique 5-7-5)



Canicule

Pour se réchauffer un peu, un petit texte d’Alain Kotsov, sur lequel j’ai improvisé un petit air de guitare, en toute admiration pour ces vers simples et rafraîchissants :

http://www.lanthologiste.fr/wp-content/uploads/2012/11/portrait-01-201x300.jpg

je voulais que ça « sonne » un peu Brassen », et en fait on dirait presque l’ambiance des tout premiers Higelin (période Areski – manque une derbouka, une flûte, des sistres et des grelots)

Canicule

Ces jours-ci le mercure,
Quelle bonne nouvelle !,
En montant dans les thermomètres,
A rendu la longueur des jupes des donzelles
Inversement proportionnelle
A la température,
Les faisant remonter de quelques centimètres.

Et le sang, dans mes veines,
Se met à fair’ des bulles
Subissant la même pression.
Voyant ces lascives beautés qui déambulent,
Je dis : « Vive la canicule !
Dieu, fasse que n’advienne
Jamais le terme d’une aussi belle saison ! »



Chanson d’octobre (de mi-décembre)

Les paroles de cette chanson sont au départ un fort joli poème d’Yvonne Le Meur-Rollet sur lequel je suis tombé il y a quelques jours, dans les pages poésie du forum Maux d’auteurs.

J’ai eu envie d’y poser quelques notes. Comme ça, en passant.

Amicalement…

http://www.zonaires.com/wp-content/uploads/2015/05/YLR-nb.jpg

Chanson d’octobre

Refrain
C’était un jour lourd de silences
Et de sanglots sans violon
Un jour d’après les confidences
Où les regards en disent long…

En ce matin d’octobre pâle
Sur cette plage où nous marchions,
La marée était à l’étale,
Des vagues dansaient au ponton…

Ta main ne touchait pas la mienne,
Tes yeux ne quittaient pas la mer.
J’aurais voulu que tu comprennes
Que mon cœur était à l’envers.
Refrain

Nous avancions entre les flaques
Où se diluaient nos reflets
Et, de temps à autre, une barque,
Vers le grand large, s’éloignait.

Ton visage n’exprimait rien
Et je craignais que tu me dises :
« Tu peux partir dès ce matin,
Pour la rejoindre, cette Elise »
Refrain

Quand j’avais voulu te parler
Déjà, tu me savais coupable :
On avait dû te colporter
Cette aventure impardonnable.

Le pull rose, que tu portais
En ce jour pâle et mémorable,
Avait la couleur des galets
Sous le vent gris chargé de sable.
Refrain

Le ciel a caressé la plage,
En illuminant l’horizon
Quand tu m’as dit de ta voix sage :
« Rentre avec moi, à la maison ».

Alors ta main a pris la mienne.
Sur cette plage où nous marchions,
Les peurs et les peines anciennes
Se sont éloignées du ponton.
Refrain

 



« Jeux de dopes » dans le Dauphiné Libéré

Suite à la visite mardi matin de Nicolas Melan, journaliste du Dauphibéré, voici le sympathique article paru aujourd’hui :

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