An Vingt, septain huitième

Réconciliateur de gens fâchés n’est pas un métier facile, surtout quand tu interviens dans les disputes de couple. Quand lors d’un entretien à domicile tu as épuisé toutes les sentences bateau du genre « Chacun doit y mettre du sien », « Dans un conflit on est deux », « Peut-être chacun doit-il prendre sa part de responsabilité », « Peut-être pouvons-nous nous asseoir et mettre les choses à plat » et « Ça va s’arranger » et que la dame a toujours le même regard froid, il ne te reste plus qu’à dire au mari  » Je comprends votre point de vue », « Vous avez mille fois raison » et « Je vous en supplie lâchez ce couteau, posez sa tête au sol et laissez-moi sortir » en espérant que des voisins aient prévenu la police.

(Gaëlliques médiatrices – 19 février)

1 2 3 une cuillère en bois
4 5 6 du chocolat suisse
7 8 9 assez de blanc d’œuf
10 11 12 mélangez, ça mousse

(Gaëlliques gourmandes – 20 février)

Seul dans l’immense bibliothèque
blotti dans ce fauteuil usé
comme dans un profond sommeil
Tout près de l’âtre dont les bûches
crépitent
à travers le vin de mon verre
un livre à peine défloré à la main
le chat lové sur mes genoux
ronronnant sphinxieusement
mon brave chien couché à mes pieds,
J’écoute
la pluie qui staccate au carreau,
tandis que Mozart symphonise
sur l’antique phonographe,
et je relis les yeux fermés
tous ces contes macabres
que je n’ai pas encore écrits
et dont je suis, qui peut savoir
le personnage
principal

(Gaëlliques idylliques – 21 février)

Un ange m’a chié sur une épaule
Peut-être trouvez-vous ça drôle
Lui n’a trouvé que ce moyen
De m’affranchir sur mon destin

Un ange m’a chié sur une épaule
Les gens y verront un symbole
Mais c’est pour vider ses sphincters
Qu’il est descendu sur la terre

Un ange m’a chié sur une épaule
s’est torché dans son auréole
bruyamment mouché dans ses doigts
s’est ensuite essuyé sur moi

Un ange m’a chié sur une épaule
au mépris de tout protocole
En tanguant s’est posé sur l’autre
m’a parlé comme à un apôtre

Un ange m’a chié sur une épaule
ses yeux vitreux sentaient l’alcool
Il m’a dit t’en fais pas mon gars
De là-haut je veille sur toi

Un ange m’a chié sur une épaule
j’espérais une parabole
J’ai cru qu’il se foutait de moi
Tout ça je le savais déjà

Un ange m’a chié sur une épaule
Et n’a plus dit une parole
Il espérait comme à confesse
Que je lui dégonfle ma vesse

Un ange m’a chié sur une épaule
Eh attendant mais pas de bol
Moi Je n’avais rien à lui dire
j’ai donc abrégé le martyre

L’ange m’avait chié sur l’épaule
Je lui ai filé des torgnoles
Il m’avait pris pour ses latrines
j’allais pisser dans ses narines

Et l’ange a chu de mon épaule
Lui ai mis des coups de guibolles
Arraché ses plumes une à une
Et lui ai collé quelques prunes

Ah, Il faisait moins le mariole
La tête en sang dans la rigole
Faut jamais chercher des embrouilles
A la doyenne des gargouilles

Moi on ne se paie pas ma fiole
Les anges n’ont pas de camisole
Surtout pas les anges déchus
Je le sais, j’ai la queue fourchue

Mais gare au prochain qui rigole
Gare, l’ange a repris son vol
Méfie-toi quand un ange passe
Qu’il ne te file pas la chiasse

Moi je retourne à mon clocher
Prière de ne plus déranger

(Gaëlliques divinatoires – 22 février)

L’écharpe de laine achetée au début de l’hiver enroulée autour de son cou était désormais sa seule source de chaleur après que les huissiers avaient coupé l’électricité de son petit appartement mansardé pour non-paiement de ses factures. Monté sur le tabouret, il regarda vers la poutre soutenant le plafond en se disant qu’il allait enfin savoir si elle était aussi solide que chaude, cette écharpe.

(Gaëlliques hivernales – 23 février)

Après leur trêve de janvier
les lutins désœuvrés
se mettent à
casser
détraquer
bousiller
déglinguer
éclater
disloquer
broyer
un à un
avec un bel entrain
tous les jouets neufs
des enfants riches du monde entier
que leur patron
a distribués en fin d’année
pour pouvoir en refabriquer
avant le Noël d’après

(Gaëlliques après-vente – 24 février)

L’embêtant quand on fait des travaux chez soi c’est que c’est vite le bordel.
Mais quand, en rugissant, une pieuvre constituée d’un ensemble compact de vêtements d’où sortaient plusieurs paires de collants, de jeans et de leggins a fait sauter le hublot et surgi de la machine à laver pour se carapater dans le couloir tous tentacules dehors, j’ai réalisé que j’avais dû confondre la lessive avec la colle à tapisserie, et que plus jamais le chat ne ferait de sieste dans le tambour.

(Gaëlliques octopodes – 25 février)



Gaëlliques An vingt, septième septain

Le marié s’emporte :
La mariée l’exhorte.
Ah, elle veut qu’il la porte ?
Qu’en homme il se comporte ?
Eh bien diantre, qu’importe !
La tension est trop forte
Il n’y va pas de main morte,
La soulève et l’emporte.
Sa tête heurte la porte
Lui sectionnant l’aorte.
Les noceurs les escortent,
On leur prête main-forte
Mais leur idylle avorte :
La voilà raide morte

Depuis lors on colporte
Qu’elle nourrit des cohortes
De vers et de cloportes

(Gaëlliques maritales – 12 février)

A chacune des bêtes qu’il avait créées le cinquième jour, Dieu accorda un nom, et un souhait. Certaines repartirent en volant ou en nageant, d’autres en rampant, selon leur bon plaisir.
Le soir venu, il ne resta plus qu’un seul animal indéfini, caché sous une feuille de bananier, nu et tremblant, qui poussait de petits cris apeurés.
La pauvre créature avait observé depuis l’aube, avec une fascination et une envie mêlées de crainte, l’extraordinaire mue de ses congénères, devenus mammifères, oiseaux ou reptiles, à poils, à plumes ou à écailles, sans arriver à faire un choix pour elle-même et redoutant d’être enfin appelée par le Tout Puissant.
La journée touchait à sa fin. Ému devant cet être qu’il avait créé si chétif, Dieu lui offrit de réaliser trois vœux au lieu d’un seul.
Il y eut un instant de grâce dans les derniers rayons du soleil couchant. Un ornithorynque s’ébroua puis se dandina jusqu’à la rivière et y plongea sans se retourner,
Satisfait, Dieu ferma les yeux, Ornithorynque ! Le nom lui était venu comme ça et sonnait bien. Après une dure journée de labeur il n’avait plus d’inspiration….
Par contre, pour le lendemain, il avait une ou deux idées de nouvelles bestioles…

(Gaëlliques antispécistes – 13 février)

Chevalier revient des croisades
Après sept ans passés au loin
Retrouve sa mie fort malade
Ce matin de Saint Valentin

La ceinture est toujours en place
Mais la belle a bien dérouillé
La septicémie la terrasse
Le cadenas est fort rouillé

Cherche la clé de la serrure
pour délivrer sa dulcinée
Mais vite fait pâle figure
En ne retrouvant pas l’objet

Lève un cil et soudain panique
Vide havresac et besace
Sa bourse pleine de reliques
Le Saint Graal choit et se fracasse

Mais preux chevalier n’en a cure,
De ce trophée de camelote
Remet bien vite son armure
Et s’en repart de Camelot

Il suppose que le sésame
un soir d’ivresse a dû tomber
Près de la couche d’une dame
D’un petit bordel de Tanger

Il se triture la cervelle
C’était sans doute à Antioche
Les yeux verts de cette infidèle
Qui lui fit le cœur et les poches

Ou plutôt cette chypriote
qui une nuit l’ensorcela
juste en fredonnant quelques notes
quand pour lui elle se dénuda

Il sait maintenant où chercher
il se souvient de l’air canaille
de cette hérétique enchaînée
après l’assaut sous les murailles

Il n’a pas résisté aux charmes
de la fille de ce harem
C’est parti, il reprend les armes
la clé est à Jérusalem

Chevalier repart aux croisades
Retourne se vider les couilles
On en fera une ballade
Pendant ce temps sa dame rouille

(Gaëlliques de chasteté – 14 février)

L’homme est entré dans le parking couvert, a déverrouillé son SUV dernier modèle. Ouf, on ne lui avait pas volé ! Une fois à l’intérieur, il a posé sa mallette sur le siège passager, desserré sa cravate. Sur son portable, il a consulté ses derniers mails, commandé chez le traiteur la livraison d’un repas pour 20 heures, remonté à distance les stores de son appartement, réglé la température dans le salon, programmé l’enregistrement de son émission préférée et l’allumage de la cafetière. C’est que c’est pratique, la domotique !
Puis il s’est allumé un cigare, a démarré et après ça, il est enfin rentré chez lui avec soulagement.

Un deuxième homme s’est faufilé dans le parking, évitant les caméras de surveillance. Il s’est glissé en rasant les murs jusqu’à un emplacement juste assez large pour y garer un vélo, dans un angle obscur. Frissonnant, il a resserré son écharpe autour de son cou. De derrière un pilier, il a sorti un carton de machine à laver tout aplati auquel il a redonné son volume initial. Ouf, on ne lui avait pas volé ! De son sac à dos il a sorti un duvet, quelques fringues, une couverture, une bougie, un petit réchaud, une boîte de conserve, un sandwich,une bouteille de vin et quelques livres, qu’il a disposés dans et autour du carton..C’est que c’est pratique, un sac à dos !
Puis il s’est roulé un joint, l’a allumé et après ça, il est enfin rentré chez lui avec soulagement.

(Gaëlliques à domiciles – 15 février)

Chéri

J’ai changé les serrures

Tes affaires sont dans ces sacs poubelle

Avec notre amour

Amitiés à ta secrétaire

et à ton avocat

Raymonde

(Gaëlliques épistolaires – 16 février)

Ça, c’est sûr, Stan Smith, cet insaisissable assassin sous stéroïdes, cette insatiable sangsue sarcastique sans conscience s’en sort sans soucis, sans sanction. Sinistre !
Schlass, dans une semi-conscience, ce salaud salace a sexuellement sollicité six sacristains sexagénaires en scission de sacerdoce en leur susurrant « six-cent-soixante six » sur le seuil d’une station-service.
En silence, il les a séquestrés et sciemment saucissonnés puis asphyxiés au sous-sol du spacieux self du siège de la séculaire Société Civique sise à Worcester, Massachusetts.
Ensuite il a saoulé au pastis et sailli dans l’ascenseur cette insatiable sénatrice sioniste, miss Sissy Simpson, et scié sans sommation en soixante sections son assistant-huissier sénescent.
Cent soupçons se sont succédé à son sujet.
Assiégé, il subit l’assaut des sacro-saintes forces de police.
Assigné, il passe aux Assises.
Sacré suspense.
Hélas, le sacrifice des suppliciés et la suspicion ne sont pas suffisants face au sursaut de cynisme de l’astucieux salaud.
Sa police d’assurances, le scepticisme des spécialistes des services sociaux, si sensibles à sa septicémie, à sa cystite et à son asthme ainsi que de sonnantes espèces et ses sincères excuses suscitées le sauvent.
Sans solution, la justice si sophistiquée suggère relaxe ou sursis.
Dossier sensible classé sans suite.

(Gaëlliques judissiaires – 17 février)

Une tête oblongue sans oreilles pourvue de cinq yeux noirs pédonculés, une peau grise cartilagineuse, de longs membres filiformes terminés par quatre doigts, des combinaisons moulantes et des pistolets futuristes qu’on aurait dit en plastique. On n’a rien vu venir quand les centauriens nous ont envahis par dizaines de milliers le soir du carnaval, simplement affublés de nez rouges.

(Gaëlliques extraterrestres – 18 février)



Gaëlliques An vingt, septain sixième

Le jour où mon ours en peluche s’est mis à parler, je n’ai pas été surpris. J’ai su que je ne serais plus jamais seul. Il m’en a fait la promesse.
Le jour où mon ours en peluche s’est mis à parler, ce fut pour m’avertir que mes parents voulaient nous séparer, prétextant que j’avais « passé l’âge ».
Le jour où mon ours en peluche s’est mis à parler, la dame des services sociaux n’a pas eu le cœur de me l’enlever quand elle m’a emmené, encore couvert de sang, dans ce foyer pour orphelins perturbés.
Mon ours en peluche n’aime pas la façon dont les autres enfants nous regardent depuis notre arrivée.
Il me dit qu’eux aussi vont vouloir me l’enlever.
Ce soir, j’attends l’extinction des lampes du dortoir pour sortir le long couteau de cuisine que j’ai dissimulé dans son ventre ce jour-là.
Nul ne nous séparera, mon ours en peluche et moi.
Je vais m’en assurer.

(Gaëlliques enfantines – 5 février)

- Bon, alors je vous explique le poste. Je recherche une personne dévouée, fidèle, sensible, généreuse, quelqu’un de positif, humble, à l’écoute, prévenant, honnête, pourvu d’humour et de charisme, attentionné et affectueux, taquin mais respectueux, pour être mon ami pour la vie. Une question ?
J’arrachai d’un coup sec le rectangle collant qui obstruait la bouche de mon interlocuteur.
- A l’aide ! Au secours ! Détachez-moi, espèce de mmh… mmh mmh… !
Je remis le scotch en place. Celui-là ferait un ami parfait. Après tout, ma petite annonce, quoique nébuleuse dans son contenu, stipulait « Débutant accepté ». Quelques semaines de formation et il n’y paraîtrait plus.
Je refermai la trappe et réajustai le cadenas.

(Gaëlliques amicales – 6 février)

Début février
C’est encore loin l’été
On a froid aux pieds
Et notre peau hésite

On est un peu sonnet
On se sent tout ballade
On combat la deep rime

Alors on prend un vers
Et on roule distique
En jouant aux tercets

(Gaëlliques frileuses – 7 février)

Je dois impérativement me rappeler de ne surtout pas choper Alzheimer, mais pourquoi ? se demande Bubulle le poisson rouge à chaque tour de bocal.
(Gaëlliques mémorielles – 8 février)
Pas un de ses cent mille amis virtuels ne leva le petit doigt pour appeler les secours quand Mad com X, la star des réseaux sociaux, s’étouffa avec une bouchée de son burger devant leurs yeux pendant son live mais tous cliquèrent de l’index : la vidéo fut likée et partagée un million de fois avant même que cessent les soubresauts de son corps.
(Gaëlliques connectées – 9 février)
Nos dernières vacances furent extipantes : sans eau pour recanter notre voiture sirupide, nous dûmes campiller sous un arbre vérifon en attendant qu’il bimule le moteur.
(Gaëlliques canachées – 10 février)
Le sort était jeté et les effets s’en faisaient déjà sentir.
Les yeux de Blanche-Neige allaient de son grand lit au test de grossesse qu’elle tenait dans sa main.
Mais duquel de ses sept compagnons avait-elle manipulé la baguette magique sans précautions ?
(Gaëlliques naines – 11 février)


Gaëlliques An vingt, cinquième septain

Le vieux lion édenté
fête son anniversaire
au menu, écrasé
de fourmis légionnaires
soupe de chimpanzé
purée de chiroptère
antilope en gelée
et enfin en dessert
coulis de perroquet
smoothie de phacochère
suricate en sorbet
bosse de dromadaire

Rien que du prémâché.
Tout ça devrait lui plaire.
Facile à digérer
Pour un roi sans molaires

(Gaëlliques de la savane – 29 janvier)

J’aurais pas dû tant boire hier soir. Et j’aurais pas dû prendre ce pari stupide.
Je sens que ça va être coton cet après-midi de placer ikebana, rapin, guipage, némathelminthe et sakieh dans mon discours à l’Assemblée Nationale !

(Gaëlliques parlementaires – 30 janvier)

Je moustapends une dernière cigarette
En regardant ratouflaquer la pluie
Sur le trottoir corupatissant

(Gaëlliques pilaneuses – 31 janvier)

To-do liste de février :
Prendre des vacances à Bakou
Planter un arbre à came
Montrer mon dessin à Minet
Se mettre un bonbon dans le nez
Changer le rouge en vers

(Gaëlliques farfelues – 1er février)

- Ce soir, dîner chez maman.
J’ai reçu de ma femme le laconique SMS bardé d’émoticônes alors que je déjeunais avec mes collègues à la cantine de l’entreprise. Par dépit, j’ai pris du rab de cassoulet.
Le soir, à table,mon estomac s’est mis à se tordre et à gargouiller comme un beau diable dès l’entrée. Je me suis rué vers les toilettes en m’excusant sous le regard courroucé de ma femme pendant que sa mère, qui n’avait rien remarqué, allait chercher à la cuisine le plat de résistance.
Une fois à l’abri dans l’exigu lieu d’aisance, j’ai lâché un pet immonde, qui aurait été du plus vilain effet s’il était survenu devant ma belle-famille attablée. De quoi manger de la soupe à la grimace et dormir sur le canapé pendant une semaine une fois rentré à la maison.
L’odeur est montée à mes narines, me tirant un sourire. Agréable, somme toute, mais je doutais qu’elle fît le même effet sur les autres convives s’ils venaient à utiliser les toilettes dans la demi-heure suivante. J’ai tenté, en vain, d’ouvrir le petit fenestron. Pas de bombe désodorisante non plus. J’ai agité la main, espérant dissiper le malaise qui ne manquerait pas de survenir à la prochaine personne prise d’un besoin pressant. Je n’appréciais pas spécialement ma belle-mère (ni sa cuisine) mais je voulais lui éviter la syncope. Peine perdue, le nuage, invisible mais ô combien odorant, persistait.
Je suis sorti des toilettes et l’odeur âcre du plat tout juste sorti du four, qui avait envahi tout l’appartement, a immédiatement assailli mes narines, me provoquant aussitôt un terrible haut-le-cœur. Ma belle-mère n’était définitivement pas un cordon bleu…
Ne me voyant pas poursuivre la soirée en apnée au milieu de ma belle-famille, j’ai fait la seule chose qui me paraissait sensée : je suis rentré dans les toilettes.
Les effluves étaient toujours là, moins intenses. Pour être complètement sûr, j’ai largué une autre caisse, tout aussi odorante que la première. Soulagé, j’ai repris plusieurs profondes inspirations.
Avec un peu de chance on allait m’oublier jusqu’au dessert.

(Gaëlliques inspirées – 2 février)

A l’asile, Blaise,
Le bailli balaise,
balise.

La bise à la belle, la baisable Isabelle ?

Il essaie.
A l’aise !

Il l’assaille, la lie à l’esse,

La saille,
La liesse !
La baise labiale à Elise bissée,
Il se lasse.
Lisa, l’abbesse, il l’a saisie,
Saillie, blessée !
Elle biaise, blasée, salie.
Elle a les abeilles.

Il les laisse à la salle,
Babille à la bibli,
Bâille, las.

Là,
Isabelle, Lisa, Elise alliées,
Il balise, Blaise,
Le bailli balaise,
les balles liées.

 

(Gaëlliques labellisées – 3 février)

Bon d’accord, j’avais si peu de budget pour tourner ce court-métrage sur le tour de France qu’on a dû filmer en février, faute de disponibilité des routes en juillet. Mais ce matin j’ai dû revoir entièrement le script quand les 150 vélos qu’on avait commandés à l’accessoiriste sont arrivés. Ça va être compliqué de faire pédaler Depardieu et les autres vedettes sur des vélos de taille enfant. Au final, heureusement que mon budget figuration ne m’a permis de recruter que des nains….

(Gaëlliques cyclopédistes – 4 février)



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