L’été je vais à la rivière (peau-haine rafraîchissant)

J’aurais mis deux s à piscine :
on n’y croise jamais de poissons
mais des mycoses et de l’urine
qui, consommées en infusion
te déclarent une guerre intestine
prenant ton cul pour un trou fion
farci de nitroglycérine.

Oui, Pissine est un meilleur nom.



L’envie d’avoir – 29 mai -

A force de se retourner
dans son cercueil capitonné
il avait fini par creuser
jusqu’à la couche d’à côté
où depuis lors il courtisait
sans penser aux amours passées
à la fortune ou au succès
aux héritages ou aux procès
une jeune autochtone embaumée
qui sentait bon le tiaré
tandis que sa veuve éplorée
toute de charognards cernée
devant la tombe désertée
déversait des larmes à l’idée
de voir son magot s’envoler
et les robes noires lui fredonner
le refrain de Je te promets…

(vers d’actualité…)



COTE D’USURE

Entasser nos anciens, improductifs et coûteux, dans les cités bordant la grande soupe excrémentielle, bouillon irisé mélangeant gaillardement crème solaire, pesticides, urines plurielles et innombrables particules de micro-plastique, faire inhaler à ces légumes presque fanés à dentiers merguezicides, jusqu’à ce que mort s’ensuive, les effluves fossiles expulsés du cul incontinent de titanesques embarcations, léviathans d’acier qui, en prime, leur vomissent dessus en spasmes réguliers d’autres obsolètes leur ressemblant, décrépits, souffreteux mais friqués, ceux-là, venus les narguer de leur opulence blasée, que voici un moyen original d’accélérer la régulation d’une population mondiale devenue trop nombreuse, en asphyxiant tous ces variqueux poitrinaires, qui seront illico remplacés par la génération suivante, du moins s’il s’avère que ladite génération parvient à déjouer d’ici là tous les pièges létaux que le reste d’une piètre humanité qui déshonore jusqu’à son nom aura tendus en travers de son chemin, et en espérant que mère Nature n’aura pas accéléré entre temps le processus en l’étendant à l’ensemble des inutiles, … nous tous.

(en une phrase commençant, j’aime mon prochain mais pas le suivant)



Plouf !

Et comme Infemmes et sangsuelles il y a deux ans, De lointains rêvages se contentera du podium.
C’est l’ami Bruno Pochesci qui remporte le prix Masterton avec son premier recueil de nouvelles intitulé L’amour, la mort et le reste, aux éditions Malpertuis

Félicitations Bruno ! on se voit bientôt sur un salon (pas trop loin de la buvette) !

Et vous pouvez toujours trouver De lointains rêvages chez  mon éditeur si la curiosité vous titille, ou auprès de moi si vous voulez uune petite dédicace !

 



De lointains rêvages en finale

Bonjour z’à tous !

Comme pour Infemmes et sangsuelles il y a deux ans, mon recueil « De lointains rêvages« , paru chez Rroyzz éditions, illustré par Vaël Cat et préfacé par Frédéric Livyns, a franchi le premier cap du prix Masterton et se retrouve en finale, face à « L’amour, la mort et le reste« , premier recueil de nouvelles de Bruno Pochesci, et Alexandre Ratel pour « Ainsi vont les morts« .

Joie je suis ! Un grand Merci aux membres du jury !

Je salue mes deux co-voyageurs, et leur souhaite bon vent jusqu’à l’arrivée, 

Sont également en finale dans les autres catégories : 

Romans francophones

  • Edouard Brassey : Anonymeus, Apocalypse, Pygmalion
  • Sarah Buschmann : Sorcière de Chair, Noir d’Absinthe
  • Emmanuel Delporte : Biocide, Otherlands
  • Catherine Dufour : Entends la nuit, L’Atalante
  • Delphine Schmitz : L’Amérique de l’étrange, Séma

Romans étrangers

  • Ezekiel Boone : Eclosion, Actes Sud (traduit par Jérôme Orsoni)
  • Adam Sternbergh : Population 48, Super 8 (traduit par Charles Bonnot)


Poétique retour de lecture

Un retour de lecture de mon recueil, reçu par mail, qui me fait chaud au cœur.

« Bonjour Frédéric,

Si j’ai tardé pour te présenter mes meilleurs vœux (ce que je fais par la présente), c’est que je me suis offert pour mon petit Noël, ton recueil de nouvelles « Infemmes et sangsuelles », et je ne voulais t’écrire avant de l’avoir terminé. Non  qu’il ait fait long feu, mais j’ai été pas mal occupé en ce début d’année.

Concernant ton ouvrage, je l’ai dévoré en trois nuit, et je l’eus lu (pas lulu) en une seule s’il ne m’eut fallu dormir un peu. Chaque mot passant  appelant le suivant, si je n’y eus mis le Horla, j’en eus mangé jusqu’à la couverture. Je ne pourrai plus après cela boire un Coke en terrasse, même light, sans craindre de me faire mordre par un sac à main.

Le « Péché d’argile », à travers ta prose prospère, mais rimée (parfois), m’évoque une certaine Venus d’Ille, tandis que venus d’îles imaginaires, tes pirates mangés des vers ne me verront plus jamais dans un Lavomatic !

Un grand bravo, et merci pour ce moment d’évasion aux confins de l’imaginaire.

Amicalement.

Philippe ROUBAL. »

J’avais eu le plaisir de partager la table de cet auteur d’anticipation (Le cerveau lisse – Où allons-nous la nuit ?), rêveur lucide, à la convention de SF de Grenoble en 2017

Bonne année Philippe, avec toute ma gratitude



Quatrième horrifique parution !

Emet, une nouvelle glaçante à retrouver dans mon prochain recueil, vient de paraître au Canada dans la revue Horrifique. C’est la quatrième fois qu’André Lejeune me fait l’honneur d’y incorporer un de mes récits et je suis joie !

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Livré pour vous

Cela fait maintenant trente ans qu’est né le dernier enfant. Trente ans que ce maudit virus a frappé, stérilisant toute la population de la Terre. Trente ans que l’humanité agonise, se désespère, à bout de souffle, à court d’idées.

Mais aujourd’hui pourtant débute une ère nouvelle. Un enfant est né, d’une encore jeune femme hélas morte en couches. C’est un garçon. Un mâle. Un miracle, la promesse d’un futur. Il n’a pas encore de nom que déjà les médecins veulent l’étudier, lui faire subir tout une batterie de tests, de prélèvements, pour découvrir comment ce sauveur de trois kilos pourrait ressusciter la race humaine moribonde. Mais avant cela, il faut rasséréner la plèbe.

Un grand show télévisé est organisé pour présenter ce nouveau messie à la terre entière. L’animateur fend le public d’un large sourire, le bébé à bout de bras, le présente aux caméras. L’enfin-né regarde tout autour de lui avec des yeux ronds de curiosité puis fronce un sourcil et se met à pleurer, sous les acclamations de la foule qui n’a plus entendu de vagissement depuis trop longtemps.

Il est le symbole du renouveau tant promis, du retour de la fertilité. Tous veulent le voir, le toucher, le porter. Des mains se tendent, des cris de joie s’élèvent. On s’arrache le bavoir plein de lait caillé, les langes souillées… Chacun veut repartir avec un bout de layette du nourrisson, une mèche de ses cheveux, quelques centimètres du cordon, comme autant de reliques sacrées. On se bouscule, on s’invective, on se bat.

Sur l’écran, quand l’image redevient nette, la foule, repue et satisfaite, s’est dispersée. Le plateau de télévision est désert. Le présentateur de l’émission gît, inerte, sur un strapontin à l’arrière-plan.

Il ne reste plus du futur de l’humanité qu’une petite tache de sang sur le sol vitrifié, vite essuyée du coin de son mouchoir par le technicien-son.



A une lettre près (2)

Sur le trottoir d’en face, le directeur Lambert n’en croyait pas ses yeux. La mâchoire béante, il contemplait avec effarement les ruines fumantes de la fabrique Lambert et fils, fabricants d’extincteurs depuis 1850, dont les pompiers éteignaient les dernières flammèches.

Le bras lourd, il porta son cellulaire à son oreille. Le stagiaire décrocha.

-          Allo, Martin, c’et le directeur à l’appareil, je suis devant l’usine, là, et…

-          Allo, bonjour, monsieur le directeur, mes respects monsieur le directeur, comme vous pouvez le voir j’ai…

-          Oui, justement, c’est quoi ce…

-          …suivi vos ordres. J’ai dû bosser tout…

-          …bordel, Martin, je vous avais…

-          …le week-end, pour que ce soit fait ce matin à votre arrivée même…

-          …demandé de trouver un moyen de…

-          …si j’ai trouvé ça étrange, et que …

-          …Martin ?

-          … j’ai eu du mal à trouver un artificier et assez de dyn…

-          Martin ?

-          Monsieur le directeur ?

-          Relisez-moi le mail que je vous ai envoyé vendredi, voulez-vous ?

-          D’accord, monsieur le directeur. Vous avez écrit : Trouvez le moyen de dynamiter l’entreprise. Je compte sur vous pour que tout soit réglé lundi matin à mon arrivée.

-          Martin ?

-          Oui, monsieur le d…

-          Relisez lentement, s’il vous plaît.

-          Bien, monsieur. Trouvez le moyen de dynamiter l’…

-          Martin ?

-          Oui, monsieur ?

-          Dynamiser, Martin, dynamiser…



De lointains rêvages – Rroyzz éditions

J’ai l’immense plaisir de vous annoncer la mise à flots de mon second recueil de nouvelles, intitulé De lointains rêvages, chez Rroyzz éditions.

D’autant plus heureux je suis que la préface est gréée par mon ami Frédéric Livyns, maître belge de la frayeur, et que l’ancre de la couverture est levée par la flamboyante Vael Cat. Les deux lurons m’ont fait l’honneur d’accepter de m’accompagner à bord.

Je vous en dévoile tout de suite un peu plus, pour vous faire patienter avant le début de l’année, date de sa sortie.

Si vous êtes tenté par l’aventure et que vous voulez embarquer sur des mers jusqu’ici ignorées, me glisser un mot en commentaire, en Mp  sur fesse de bouc ou sur vieufou26@hotmail.fr, vous aurez droit à une dédicace !

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Dans cet ouvrage on croise pêle-mêle un courageux chasseur de papillons, un futur bachelier multi-récidiviste, un gourou malchanceux, un homme à rebours, un papa stressé, un portrait craché, un junkie en manque, un navigateur en solitaire ainsi que quelques autres singuliers personnages ramenés des lointains rêvages féeriques ou dantesques sur lesquels a accosté l’auteur, marin aguerri mais pourtant novice égaré dans un univers en perpétuel bouillonnement, lors de ses voyages dans les flots en furie de l’Océan Onirique.

Il nous propose ici de nous réconcilier avec les terreurs d’enfance tapies dans les profondeurs de notre inconscient en ressuscitant certains des personnages qui les symbolisent :

De pauvres hères à la dérive, ballottés par la vie, malmenés, jetés sur des récifs inhospitaliers, en quête d’une nouvelle et meilleure existence, d’une île où consumer leur naufrage.

D’effrayantes chimères le poursuivant de leurs noirs desseins, dont il ramène malgré lui un peu de l’âme sombre à chacun de ses réveils.

Il couche ensuite fébrilement ces bribes de rêves sur le papier, s’immergeant une dernière fois  dans leur chaos pour vous en livrer l’essence, avant que n’en disparaissent les souvenirs déjà pâlissants.

Pour ensuite pouvoir embarquer, l’âme libre, vers d’autres rêvages.

Rroyzz éditions – Frédéric GAILLARD- De lointains rêvages – 16

 



Necronomignon, Horrifique n°121 – Secrets de Cthulhu

Ma nouvelle intitulée Necronomignon, librement inspirée de l’univers et des créatures fantastiques d’Howard Philips Lovecraft, vient de paraître dans le n°121 du fanzine canadien Horrifique, orchestré par André Lejeune, première partie d’une série intitulée Secrets de Cthulhu, qui se déclinera en plusieurs numéros. Dans ce volume on trouve aussi une nouvelle de Cancereugène, Prolifération.

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Il s’agit de ma troisième participation à ce fanzine, le plus vieux du Canada dédié à l’horreur (et mon septième texte publié là-bas). Quant à cette nouvelle, vous pourrez, si vous n’avez pas pu vous procurer le fanzine, la retrouver dans un prochain recueil…



Mets présidentiel

Le Président s’escrimait depuis deux bonnes minutes sur le bouton d’appel. Les domestiques n’apparaissaient toujours pas. J’aurais dû commander une pizza… Il rajusta d’une main fraîchement manucurée la serviette brodée de ses initiales dans le col de la chemise de son costume sur-mesure, laissant apparaître à son poignet une montre en or sertie de pierreries, lissa ses cheveux teints en balayant du regard les dorures ornant murs et plafond. Je vais virer tous ces c….

- B… mais qu’est-ce qu’ils f… en cuisine ? Eh, oh, ils arrivent, ces p… de champignons ?

Il allait se remettre à martyriser le boîtier qu’il tenait toujours dans l’autre main quand il remarqua sur la table, à côté de ses couverts, un appareil identique.
Également équipé d’un bouton.

Gris, celui-là.

 



Réplication

Je présentai au Sénat mon Réplicateur. Ce devait être la plus belle invention depuis la photographie, sur le principe duquel elle était calquée. Je venais de créer une réplique exacte de ma personne parfaitement autonome et je montrais les différentes fonctionnalités de mon invention à l’auditoire subjugué quand survint le drame : la machine se bloqua en mode rafale. Quand l’armée parvint enfin à la détruire, c’était trop tard : la France était devenu le pays le plus peuplé au monde.



Concours de nouvelles Coeurs de Lyonnes

L’association Cœurs de Lyonnes (association loi de 1901 au profit de l’Enfance) organise un concours d’écriture, destiné à récolter des fonds afin de l’aider à mener à bien son projet de raid solidaire au cours duquel seront apportées des aides :
 
- aux Restos Bébés du Cœur du Gard 

- à une école du Sud marocain

- à l’école Achourouk (institut d’enfants sourds) de Ouarzazate
 
 
Règlement :
 
 Pour être acceptés, les textes, rédigés en français, ne devront pas excéder 2000 signes, espaces comprises.
 
 La participation au concours sera soumise à une préinscription sur le site www.helloasso.com/associations/coeurs-de-lyonnes (clic ! sur l’image du concours)
 
en contrepartie d’une participation de 5 €, réglables soit en ligne par paiement CB sécurisé, soit par chèque à l’adresse suivante :
 
Association Cœurs de Lyonnes

110, quai de pierre-scize

69005 LYON

 
Inscription en ligne : règlement CB sécurisé et indication d’une adresse e-mail valide

Inscription courrier (reçu au plus tard le 11 mai, le cachet de la poste faisant foi) : indiquer une adresse mail valide au dos du chèque.
 
 Le sujet sera donné simultanément et par mail à tous les participants, le vendredi 12 mai 2017 à 19 heures. Les textes devront être envoyés en retour, par mail, avant le samedi 13 mai à 19 heures. Un accusé de réception sera retourné à chaque auteur.
 
 Après anonymisation, les textes seront transmis aux membres du jury qui auront jusqu’au vendredi 26 mai à 19 heures pour rendre leur verdict sous forme d’un triplé : 1er prix, 2e prix, 3e prix. L’organisation s’en remet à leur propre talent d’écriture ainsi qu’à leurs goûts littéraires personnels pour effectuer ce classement, tout en respectant les critères habituels de respect du thème et de la langue française, qualité de l’écriture et originalité du traitement.
 
 Le palmarès sera dévoilé sur Facebook ainsi que sur le forum Maux d’Auteurs dans la soirée du 27 mai.
 

  Le 1er prix consistera en un séjour pour 2 personnes (nuit + petit-déjeuner)  à l’Hôtel *** Sables d’Ocre, à Roussillon (84) 
 
                                             (www.sablesdocre.com)
 
 Les autres prix remportés par les lauréats consisteront en lots artisanaux (bijou fait main, aquarelle originale…) ainsi qu’en livres dédicacés offerts par les membres du jury. Par ailleurs, les trois textes lauréats se verront publiés sur le compte Facebook de l’association Cœurs de Lyonnes, sur son blog ainsi que, sous forme papier, joints à tout document de communication de l’association. Les auteurs conserveront tous les droits sur leurs textes et pourront à tout moment en faire supprimer la diffusion sur simple demande.
 
Membres du jury : 
 
Danielle Akakpo, Valérie Laplanche, Benoît Camus et Frédéric Gaillard (auteurs nouvellistes. )
 
L’intégralité du montant des préinscriptions sera reversé à l’association Cœurs de Lyonnes (110 quai de pierre-scize, 69005 Lyon, SIRET 824 682 058 00014)
 
Pour toute question complémentaire : e.visseaux@gmail.com
 
 
Pour plus d’infos sur Cœurs de Lyonnes et ses actions :  www.facebook.com/coeursdelyonnes www.helloasso.com/associations/coeurs-de-lyonnes e.visseaux@gmail.com

ou vjac@hotmail.fr 



Petit encouragement d’un maître

  1. « If you wrote a story that was published and readers enjoyed, then you succeeded. I never win awards (well, hardly ever) but I don’t care. The best award you will ever get is your readers saying they liked your story and want to read more. Try again next year !

  2. (petit mot reçu de Graham Masterton après avoir exprimé ma déception que mon recueil soit passé à côté du prix qui porte son nom) Petit encouragement d'un maître dans 1-1 Infemmes et sangsuelles 1f609 ;)

  3. Thanks a lot, Graham, for your encouragement !



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