Nice fictions 2017 : belles rencontres

Du 28 au 30 avril, je participais à la troisième édition du festival Nice Fictions, le festival de tous les imaginaires du sud de la France.
N’étant pas du coin, j’eus la joie d’être logé pendant ces quelques jours chez ma frangine, ce qui me permit lors de moments très agréables dans sa chouette famille de rattraper un peu du temps perdu…
Le vendredi, arrivé tôt, je fus accueilli chaleureusement par Sybille Marchetto, la Grande Maîtresse des cérémonies, et aidai son père à attacher les dernières banderoles à l’extérieur du pôle universitaire Saint Jean d’Angély, où se tenait le salon, et à monter quelques tables avant d’installer mon stand. Tout cela est aussi une affaire de famille. 18194164_1385517328162964_2228370323347835757_n
Le salon était accessible aux scolaires dès le matin et au public à partir de midi. Je vis donc défiler quelques classes, de la primaire au lycée, et fus interviewé à plusieurs reprises par des élèves de classes de seconde.
Ma table jouxtait d’un côté celle de Jean-Sébastien Blanck, auteur jeunesse, de l’autre celle d’Anthony Rockwood et Khris-Léo, dessinateurs BD, ainsi que plusieurs de leurs comparses tous plus wizzz les uns que les autres ! La salle dans laquelle nous nous trouvions accueillait également des maisons d’édition régionales, la plupart “orientées” fantastique.18193790_10211423697100141_1067223836483453793_n

mes pétillants voisins ! Koaha-e à tous !

Les animations étaient nombreuses et le public au rendez-vous.
Je pus rencontrer le samedi les savanturiers Jean-Luc Boutel, Jean-Luc Rivera, que je ne connaissais que virtuellement, ainsi que Christophe Thill. Ce fut l’occasion d’échanger brièvement au sujet de quelques livres anciens que nous affectionnons.

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(une fine équipe de gens sympathiques et passionnés)

Je rencontrai également Christophe Rosati, et je ne pus repartir sans son excellente novella Abysses – Calling Cthulhu, dédicacée, cela va de soi…

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Cent Alantar, le dessinateur de l’affiche du salon, exposait ses superbes dessins dans une salle un peu plus loin, et je pus parler quelques minutes avec lui avant l’affluence. Architecte de métier, il est passé au dessin et a travaillé sur les décors et concepts de plusieurs Disneys (Tarzan, Kuzco et Hercule entre autres) !

https://www.youtube.com/watch?v=3p_v43zCr_U&feature=share

D’autres dessinateurs et sculpteurs occupaient également la pièce, offrant aux regards des visiteurs des paysages féériques de planètes inconnues et des créatures fantasmagoriques . Et quelques têtes d’Aliens montées en lampes…

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Une salle contiguë à la nôtre, d’où fusaient rires et éclats de voix, était exclusivement vouée aux démonstrations de jeux de plateau et de jeux de rôles. Dans un hall était dispensée une initiation à l’épée et au sabres-lasers, un peu plus loin on pouvait admirer une exposition dédiée à l’univers et aux personnages de Star Trek. Le bonheur des vulcains.
Je vis aussi passer, changement d’univers, des Jedi costumés, mais aussi un Dark Maul et un Dark Vador plus vrais que vrai… Au pied de l’escalier roulant menant à l’étage, des graveurs sur cuir, des peintres sur figurines exposaient leur art et leur savoir-faire. Ça discutait fées, orques, vaisseaux spatiaux. Tout cela dans une ambiance bon adulte, ponctué d’ateliers d’écriture, de lectures de contes, de conférences et de tables rondes, de projections vidéos sur divers sujets tels que Robert Heinlein et la conquête spatiale, Lovecraft et le jeu de rôle, l’éco-féminisme, SF et western (Firefly), l’imaginaire et la mer, l’histoire des pulps, les nanotechnologies, la magie, la tentation, le merveilleux scientifique, Guernica, le Radeau de la Méduse, Robida, Haïku et SF (en vrac).

https://www.youtube.com/attribution_link?a=ny8uCjyrLZw&u=%2Fwatch%3Fv%3DIsyXR635jCY%26feature%3Dshare

Au milieu de tout cela, Sybille et Hélène Marchetto, sa maman, virevoltaient d’un stand à l’autre avec légèreté et bonne humeur, s’enquérant du bien-être des exposants, prenant un temps avec chacun pour faire connaissance. Le tout dans une agréable bienveillance.
Je passai d’agréables moments en compagnie de Cédric Jacob, poète spécialiste de Baudelaire, qui me gratifia de quelques poèmes du grand Charles (quelle mémoire et quel plaisir de l’entendre déclamé ainsi) et me fit l’honneur d’adopter un exemplaire du petit oiseau va sortir.
Côté dédicaces, Cathy, Philou, Jacques et Olivier repartirent avec du plomb dans l’aile, et Megan avec mon recueil. Merci à eux, j’espère qu’ils se reconnaîtront et que leur lecture aura été horrifique à souhait.

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Le samedi, Les portes du festival rouvraient en soirée pour un « spécial jeux » avec deux soirées-enquête, un multitable de jeu de rôle, du jeu libre et des séances de jeu animées par les auteurs.
Entre autres auteurs présents, on pouvait apercevoir Nathalie Dau, Lionel Davoust, Estelle Faye, Léo Lallot, Claude Ecken (invité d’honneur), Ugo Bellagamba et bien d’autres.
J’eus quelque peu le sentiment de me trouver loin de mes camarades auteurs, qui remplissaient à eux tous la salle adjacente et attiraient la majorité du public, et de n’avoir pas pu échanger avec tout le monde souhaité. Sans doute n’ai-je pas encore assez de notoriété dans le monde de la littérature fantastique…
De même pour rester à ma table, disponible à d’éventuels futurs lecteurs (qui ne se firent pas aussi nombreux qu’espéré malgré quelques rencontres sympas), je loupai conférences et tables rondes orchestrées par les savanturiers et ne pus que brièvement déambuler dans les diverses salles et expositions (l’inconvénient d’être seul à tenir une table). La prochaine fois, peut-être choisir une ou deux conférences et fermer le stand quelques heures…

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Malgré ce léger bémol, une équipe d’organisation nombreuse, familiale (une centaine de bénévoles réunis autour du “clan” Marchetto) dynamique et souriante fit de ce salon un chouette événement, auquel je retournerai avec plaisir l’an prochain. D’ici là… Grenoble et Ménétrol !

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 merci aux copains pour les photos et vidéos !



Prochains salons

Prochains salons où je ferais volontiers une apparition:

Je serai à la Convention SF de Grenoble du 13 au 16 juillet.

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j’ai une furieuse envie d’aller ensuite présenter mes livres à Fréjus (renseignements demandés), aux aventuriales de  Ménétrol et à Aurilac entre les mondes (points de chute à trouver), et à Fantasy en Beaujolais en novembre (là encore, trouver où dormir avant de m’inscrire…) :

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Mais pourrai-je être partout ? à suivre…



L’âme du terroir – larmes du terroir

Quand tu te fais une joie d’aller au salon du livre de Tain l’Hermitage, patrie du bon vin située à douze bornes de chez toi, organisé sur trois jours, et annoncé ainsi:

« Salon des auteurs de Drôme et d’Ardèche – Ils ont laissé tremper leur plume dans l’âme du terroir »

dont l’affiche présente un verre de vin rouge (pour le pays de l’Hermitage, quoi de plus naturel et de plus alléchant ?) et une plume dont le bec trempe dans une goutte du précieux nectar, tu te dis que ça va être sympa, tu t’imagines une grosse machinerie bien rôdée, de la pub un peu partout, des airs de fête de village pendant trois jours, la convivialité, les auteurs se retrouvant pour manger dans un petit resto de quartier, de quoi faire travailler l’économie locale et se faire connaître, se montrer. Rendez-vous compte : trois jours ! il peut s’en passer, des choses en trois jours autour d’un tel événement : jeux littéraires, partenariat avec les écoles, collèges, lycées,  MJC, bibliothèques, associations culturelles, par la création de textes ou d’illustrations avec les enfants en lien avec le thème du salon, exposition des œuvres et textes réalisés, stands de fabrication de papier recyclé, imprimerie artisanale, concours de poésies ou de nouvelles, sans compter un stand ou deux présentant les produits « du terroir », peut-être une dégustation vin-caillettes-ravioles-pognes (spécialités du coin) ou que sais-je… les idées ne manquent pas et tous ces auteurs et ces lecteurs potentiels attirés par leur progéniture venant flâner devant les stands, faisant vivre l’événement… D’autant qu’au moment de l’inscription on vous fait miroiter un peu de tout cela en demandant aux auteurs s’ils souhaitent faire des lectures aux enfants le vendredi, augurant des activités autour du livre…

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Quand on t’envoie un mail deux ou trois jours avant le salon en te disant “Finalement le vendredi on n’ouvrira pas au public avant 13h30 (au lieu de 10 heures) donc vous pouvez ”prendre votre temps” pour vous installer, et de toute façon l’après-midi sera « uniquement consacrée aux scolaires »… Bon, si j’aurais su ça avant j’aurais venu à 13h20, ça m’aurait évité de réserver un repas ce jour-là, voire même j’aurais pas venu du tout le vendredi. De fait, mes camarades et moi-même avons eu laaaaaargement le temps de nous installer…

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VENDREDI Quand dès ton arrivée le premier matin le cadre est posé : la salle se trouve devant l’église, sur une toute petite place jouxtant un parking, sous un immeuble d’habitation, presque introuvable à qui ne connaît pas les lieux. à son fronton, les lettres Salle Charles Trénet, devant elle une pancarte de 20X30 cm invisible à plus de 5 mètres indiquant “salon des auteurs”. La plupart des commerçants alentours semblent ne pas être au courant de la tenue du salon. une dizaine d’auteurs remplissent donc pour le moment le fond de la salle des fêtes, encore (déjà) bien vide, dont un coin et la scène sont meublés de petits fauteuils colorés pour les ateliers lecture. A part ce détail, aucun signe d’une animation quelconque. Sur la place déserte, presque personne ne passe, et ne s’arrêtent sur les bancs devant la salle que quelques poivrots, la canette de 8°6 à la main et l’œil hagard. Il fait beau, le soleil tape. 

Quand heureusement tu retrouves à l’intérieur, Anne-Marie et Denise, rencontrées lors de précédents salons et que tu te dis : au moins, on va rigoler…

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mon petit standounet…

Quand une fois installé on t’offre l’apéro chips-cacahuètes-Tuc et que tu te dis adieu veaux en gelée, vaches en verrines, cochons de lait, terroir annoncé, terrine et caillettes fantasmées. Même un pauvre saucisson aurait été le bienvenu. Du jus d’orange, quelques bouteilles de blanc pour faire glisser, car tu dois être fatigué après ces deux heures d’installation, et c’est l’heure de passer à table. Plateaux-repas en plastique à 12,50 préparés par le traiteur du coin et… vin rouge en cubi de 3 litres. Oui, vous avez bien lu, ne réglez pas l’image de votre ordinateur. Dans le pays de l’Hermitage, et avec un restau à moins de 50 mètres face aux quais proposant des prix abordables, ça te laisse pantois.

Quand tu t’aperçois que par exemple Chapoutier, les célèbres vins tainois, ne sont pas associés à cette manifestation “culturelle” du Terroir, et que même la Cité du chocolat, Valrhôna, située à 200 mètres, n’est pas au courant de l’événement non plus, tu te dis :

« Ô combien de flyers et combien d’affichettes

Ont été distribuées aux commerçants tainois ?

Et combien de rappels dans le canard local,

Ou sur les ondes F.M ont ils été émis ?

Où sont les capitaines, et les marins-auteurs

Sont-ils seuls embarqués dedans cette galère ? »

Quand l’après-midi se passe sans un seul visiteur, ou si peu – merci Marcus, seulement rythmée par le passage de 4 classes de primaire et maternelle venues écouter les histoires des quelques auteurs jeunesse présents, et que tu commences à flipper ta race.

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Anne-Marie Quintard, dite Romy la Banquière, captive son auditoire

Quand tu guettes désespérément un car de japonais égarés et qu’enfin vers 17h30, ô joie suprême, une dizaine de lecteurs potentiels mais pas franchement japonais franchissent timidement le seuil du salon pour voir de quoi il retourne, amenés par leurs enfants.

Quand au même moment les organisateurs te demandent de ranger tes livres pour la soirée car une conférence-diaporama sur « les anciennes familles de Tain l’Hermitage ; de Cordoue àet de Florans » a lieu à l’emplacement de ta table à 18h30 et qu’ils vont devoir la déplacer.

SAMEDI Quand à ton arrivée, en réinstallant  ton stand tu entends qu’un auteure n’a pas réservé son repas de midi et que tu choisis généreusement de lui donner ta place, ayant encore à l’esprit le plateau repas en plastique et le cubi de la veille.

Quand tu te cultives un peu parce que tu es aussi venu là pour ça  et que tu vas flâner devant l’église pile 667 ans après ces deux-là…

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Quand le salon est estampillé “des auteurs Drôme-Ardèche », et que les organisateurs choisissent Jacotte Brazier, pourtant lyonnaise, pour en être la marraine et venir parler de sa célèbre grand-mère, éminent personnage lyonnais de la gastronomie française. Quand Jacotte s’avère être ta voisine de table et que tu découvres un personnage atypique, de fort caractère et très sympathique.

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Quand la marraine du salon elle-même est gênée (à juste titre) de l’absence de visiteurs, de l’incongruité de sa présence et du manque d’organisation et de communication du salon, et qu’elle te confie même avoir menacé de ne pas venir.

Quand d’ailleurs à l’inauguration officielle les “huiles” de la mairie se barrent juste après son arrivée et la photo protocolaire.

Quand la matinée se déroule presque sans visiteurs et que là, tu es vraiment inquiet. Quand du coup vers midi trente tu files avec Denise manger un sandwich face au fleuve avec la ferme intention de t’y jeter…

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Quand tu t’aperçois quand même en regagnant la salle que ça n’a pas dû rigoler il y a deux ans dans le quartier…

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Quand une des organisatrices, fort sympathiques au demeurant,  s’en va dès le samedi midi et que tu ne la reverras plus du salon…

Quand le faux argument “il fait beau, les gens vont se promener” avancé pour excuser le peu de visiteurs te paraît aussi peu recevable et t’insupporte autant que “il pleut les gens ne sortent pas”. Parce que tu as déjà participé à des salons bien plus peuplés malgré la pluie ardente ou le soleil battant.

Quand une araignée commence à s’intéresser à ton stand et entame une toile entre tes bouquins et toi, tellement ton immobilité la bluffe…

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le pic de fréquentation du samedi

Quand le bar, à l’entrée de la salle, n’est pas nettoyé de tout l’après-midi et expose aux (rares) visiteurs les reliefs de l’apéro et du café.

Quand le deuxième jour vers 16h30 on vient quand même t’apporter une petite bouteille d’eau (pour trois tables) mais quand juste après on installe trente chaises devant ta table, pour la conférence de Jacotte Brazier qui a lieu à 17 heures en plein milieu de la salle, interdisant à de potentiels lecteurs l’accès à tes bouquins pendant l’heure et demie qui reste.

Quand de toute façon ladite conférence n’attire pratiquement que les auteurs présents au salon, accentuant la gêne de la conférencière sans l’empêcher pourtant de consciencieusement “faire le job”…

DIMANCHE Quand le matin tu t’aperçois qu’il n’y aura pas plus de monde que les deux jours précédents et que tu décides, dépité, avec les coupines, d’aller distribuer les flyers aux passants dans la rue, dans les commerces et à la sortie de la messe, en désespoir de cause, au lieu de les laisser pourrir sur le bar de la salle. Les flyers, pas les passants ni les coupines, eh, ho, faut suivre un peu…

Quand tu décides quand même de manger avec le groupe le midi, pour profiter de la présence et de la verve de Jacotte, (pour l’instant en larmes devant la salade de lentilles et le rôti de porc froid de son plateau-repas), discuter avec les nouveaux coupaings et ne pas gaspiller un plateau commandé depuis l’inscription.

Quand quelques minutes avant le repas, une organisatrice te dit “en fait je ne mange pas avec vous, mon mari a préparé le barbecue et la salade composée dans mon jardin” et s’en va, et que les deux derniers organisateurs présents nous balancent “nous on va manger au restaurant à St Vallier, on vous laisse la boutique” et se tirent aussi.

Quand l’une revient dans l’après-midi et attaque la compta du salon au milieu des tables vides et des quelques visiteurs présents.

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avec mes complices Denise Raimond et Anne-Marie Quintard

Quand les deux autres organisateurs reviennent à 17h, l’air repus, la panse rebondie, le sourire éthylique, te demandent, limite narquois : « alors, y a eu personne? » et se fendent après ta réponse négative d’un “Bon ben on va fermer alors” tandis que le fils d’une organisatrice fait grincer bruyamment sur le sol les tables et les chaises qu’il est en train d’enlever depuis un quart d’heure, laissant entre les tables des auteurs encore présents des trous béants semblables à des dents arrachées à une mâchoire pourrie, et ce malgré la présence et l’arrivée de quelques visiteurs tardifs.

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des auteurs sont encore présents ? pas grave, on démonte les tables libres autour d’eux.. comme ça ils comprendront peut-être qu’il faut qu’ils partent.

Quand tu as resserré le cercle de tables, suite au départ après le café d’une Jacotte dépitée, pour que la salle ne ressemble quand même pas trop à une mâchoire cariée et que l’organisateur te dit en revenant, l’air énervexé “ah, vous avez changé la disposition ? y en a qui préfèrent le carré plutôt que le rond, je vois… » et que tu te forces à rester poli en expliquant pourquoi tu as osé blasphémer en bougeant deux pauvres tables….

Quand tes coupines sont obligées de te libérer de la toile de l’araignée enfin achevée, parce que tu attires déjà quelques mouches…

Quand tu te casses enfin à 18 heures 15, fatigué et perplexe, ayant vu défiler moins de 80 personnes en trois jours (hors scolaires), et rencontré des organisateurs finalement peu concernés par leur propre manifestation « culturelle », qui aurait pu malgré « la météo » être un événement vivant et riche, au prix d’un investissement un peu plus important.

Quand tu ne sais plus si tu dois être en colère ou juste dégoûté devant un salon aussi adynamique.

Quand enfin tu te demandes par quel bout rédiger le compte-rendu du salon ni si ça en vaut la peine, parce que tu n’aimes pas spécialement casser les gens juste pour le plaisir, mais là quand même…

Quand tu te dis qu’au moins tu auras passé de bons moments avec Anne-Marie et Denise, réentendu moult fois grâce à cette dernière l’expression « Y a dégun ! », revu quelques têtes familières, et que tu te seras fait de nouveaux coupaings, Eric et Michaël, avec lesquels tu as larrrrrrgement eu le temps de faire connaissance…

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Denise est-elle en train de peaufiner sa signature pour les autographes????

Quand tu as quand même réussi à accrocher de nouveaux lecteurs (dont quelques auteurs). Mille mercis à Lydie, Anne-Marie, Marcus, Annick, Nathalie et Hélène, grâce à vous c’est passé plus vite… Bonne et horrifique lecture !

Quand du coup tu ne sais vraiment pas si tu as envie d’y retourner l’année prochaine. à moins de sacrées améliorations, telles que celles esquissées dès les premières lignes de cet article.

Ce terroir-ci n’a guère d’âme hélas. Du moins est-elle restée cachée.



un dimanche littéraire à Charols

Aujourd’hui se tenait à Charols, près de Saoû, la première édition du  salon du livre organisée par l’association Lire en Valdaine.

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Après une soirée fort sympathique chez mon ami Serge Sommer, passée à parler théologie autour de son prochain livre, nous nous rendîmes tous deux ce matin à la salle des fêtes où avait lieu le salon. Accueillis par une équipe dynamique, nous eûmes la joie de constater que, pour une première, la fréquentation allait bon train. Déjà une centaine de visiteurs étaient passés dans les allées à la pause de midi, malgré un temps maussade.

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Ce fut l’occasion de retrouver les copains, Laurent Bret, Marie Garnier et Sylvie Arnoux, marraine du salon, de revoir Martine Galati, qui animait le coin lectures, Nathalie Bagadey et Anne-Marie Quintard, croisées sur un précédent salon, et Luober, rencontré lors du salon de Beauvallon il y a quelques semaines (et qui gagna le concours de poésie organisé par Lire en Valdaine pour l’occasion).

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Sylvie, notre marraine !

Un très bon repas nous fut ensuite servi au restaurant Le Maya’s, proche de la salle dans laquelle se déroulait le salon, pendant lesquels nous fîmes un tour de table afin de nous présenter.

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Marie Garnier

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Les organisateurs avec Sylvie

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Laurent s’entraîne aux Dabs !

Nathalie Bagadey

avec Nathalie Bagadey, auteure fantasy

Je fis également la connaissance de Denise Raimond, auteure d’un livre intitulé « Trisomique, pas mongolien », ainsi que celle de Mich’elle Grenier, facétieuse poétesse dont le nom ne m’était pas inconnu puisque nous avions « voisiné » dans le recueil   »Ils furent heureux »  paru en 2010 aux éditions du Bord du Lot suite à un concours de nouvelles.  Mich’elle nous régala pendant le repas d’un savoureux poème et me combla, ensuite, en m’en récitant deux autres au creux de l’oreille (!) au bout d’un long tube, rien que pour moi, originale et poétique façon de dire de la poésie…

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Mich’elle Grenier

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L’événement attira environ 400 visiteurs, joli succès pour une première. J’eus le plaisir de dédicacer deux exemplaires de mon recueil Infemmes et sangsuelles, deux Jeux de dopes et un Du plomb dans l’aile. Je remercie encore Stanislas, Nico, Pierre et Nathalie, ainsi que tous ceux qui sont venus me voir sur mon stand et se sont intéressés à mes univers. Mich’elle pour la gentille dédicace sur son recueil « Les fables se rebiffent ». Et les organisateurs pour leur bonne humeur et leur accueil. Un salon que je referai avec joie l’année prochaine.



Méry-res sur Oise

Je vous parlais il y a quelques temps de l’invitation qui m’avait été faite par Elodie Torrente à participer au concours international de la nouvelle humoristique organisé par l’association Libres plumes, en tant que membre du jury de présélection des textes. Le thème était une citation,  »Dans la vie, il y a deux périodes : la première on attend les catastrophes, la seconde,elles arrivent. » tirée du livre Mon dernier cheveu noir : Avec quelques conseils aux anciens jeunes, de Jean-Louis Fournier (éd. Anne Carrière, 2007), qui a bien voulu accepter d’être président du jury de ce concours.

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Chacune des 102 nouvelles reçues dans le cadre du concours fut décortiquée par onze paires d’yeux appartenant au monde de l’édition ou de l’écriture, puis évaluée afin de déterminer les 15 « coups de cœur » susceptibles d’être présentés au jury final.

Cette aventure se poursuivit de bien belle manière le week-end dernier avec la remise des prix du concours, lors du salon du livre de Méry sur Oise.

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Je m’y rendis dans la ferme intention de passer un week-end sous le signe de la rigolade, ou du moins de la détente. Et je n’ai pas été déçu du voyage!

Samedi, je fis la connaissance dans le train de Coralie Bailleul, papivore chez Short éditions. Rejoints sur le parvis de la gare Montparnasse par Anita Berchenko, livrophage aux éditions du 38 et Céline Santran, auteure joviale et échevelée, faisant toutes deux partie du jury final, nous convergeâmes ensuite en RER vers la gare de Méry sur Oise, où nous attendait Steph, le président de Livres Plumes.

Véhiculés par notre hôte nous fîmes un charmant tour dans la campagne auversoise (durant lequel j’eus l’impression étrange de me promener dans certaines toiles de Van Gogh) et nous arrêtâmes brièvement dans le petit cimetière où, sous un grand drap de lierre, le peintre, d’une oreille, dort paisiblement à côté de son frère Théo.

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D’autres plumes nous ayant rejoints (Sophie Dolleans et Olivier Darcourt), la soirée se poursuivit sous les meilleurs auspices avec l’apéro offert par Elodie, suivi d’un repas moléculaire au restaurant, fort agréable pour les papilles et le moral, qui me permit de faire plus ample connaissance avec cette joyeuse bande (dont la plupart des membres étaient déjà bien complices) de rire-sans-pince.

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Michèle, Anita et Olivier

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Sophie, Céline et Coralie

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Je ne sais si c’est l’effet du vin, des billes de sauce à la pomme ou à l’échalote, ou à la propension naturelle de chaque convive à la bonne humeur, mais cette soirée fut très réussie et le taux de rires espéré, vite atteint, fut largement dépassé.

Nous fûmes ensuite ramenés à nos gîtes respectifs, ces dames sur place (ou presque) tandis qu’Olivier et moi-même étions exilés au fin fond du département.
Après une bonne nuit de repos, nous nous rendîmes au château de Méry et je gagnai mon emplacement, où m’attendait Benoît Camus, mon compère du forum Maux d’auteurs,  membre du jury de présélection tout comme votre serviteur.

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Autant vous dire que la matinée passa vite en si bonne compagnie et dans un décor rêvé pour un salon littéraire (même si nos places sur le stand Libres plumes étaient légèrement exiguës).

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mon petit stand réduit à l’essentiel

Les membres du jury final ayant délibéré, nous nous retrouvâmes pour le déjeuner dans un étrange et pittoresque restaurant aux murs ornés d’œuvres d’art, le Ratapoil, et son sympathique patron.

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de bien singulières décorations…

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Daumier en plein travail…

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Jean-Louis Fournier, Elodie et Steph, de Libres plumes

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Michèle, Coralie et Olivier Maulin

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Quand le maître parle…

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Les filles, est-ce vraiment le moment de délibérer ?

ah non, c’est le difficile choix du menu… (à droite Corinne Targosz )

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Quel séducteur, ce Jean-Louis…

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Voici Elodie tombée sous le charme

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Au retour, véhiculés par Olivier, nous partîmes vaillamment sur les routes de l’Oise venger  l’honneur bafoué des chiennes auversoises : Arrêtés à un feu  rouge, je détectai une scène insoutenable. S’étant glissé sous la clôture d’un jardin, un chien errant était en train de faire subir les derniers outrages à une petite chienne blanche qui n’avait sans doute rien demandé, la pôvre  Ouvrant ma portière, j’y mis le holà d’un péremptoire :

- Non mais c’est pas un peu fini ? qui fit fuir l’agresseur à quatre pattes, et déclencha l’hilarité générale dans la voiture.

Les zygomatiques bien détendus nous reprîmes donc notre route pour la suite de ce salon, en quête de nouveaux lecteurs parmi les 1500 visiteurs de cet événement.  L’après-midi se déroula dans la bonne humeur en compagnie de mes joviaux camarades.

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Quatre exemplaires de mon recueil et quelques-uns de mes oiseaux s’envolèrent vers de nouveaux nids douillets. Je tiens d’ailleurs à remercier Glwadys, qui devient la plus jeune lectrice d’Infemmes et sangsuelles, et Victor, qui devient mon plus jeune lecteur, sa maman lui ayant offert un exemplaire de mon livre Du plomb dans l’aile, en me précisant qu’il n’avait encore que 8 ans mais qu’il « dévorait les livres ». Les jeunes j’espère que mes histoires vous plairont !

Le salon se termina vers 19 heures après la remise par Jean-Louis fournier du prix de la nouvelle humoristique 2017, attribué à :
- Quand je serai petit par Julius Nicoladec 1e prix
– Jefferson par Mehdy Seraiche, 2e prix
– Sécurité intérieure par Nathalie Esteban. 3e prix

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La statuette offerte au premier prix

J’eus ensuite le privilège de retourner vers Paris en compagnie de Jean-Louis Fournier et de Caroline de Bodinat, auteure et membre du jury, raccompagnés en voiture par Steph, ce qui nous permit d’échanger encore quelques mots.

Je finis par regagner mes pénates aux alentours de minuit après un voyage TGV presque sans histoires (sinon un jeune  fugueur sans papier ni titre de transport, perdu, s’étant trompé de train, que j’aiguillai vers les contrôleurs), épuisé mais ravi, (fallait-il que l’on s’aime et qu’on aime la vie) la tête pleine de souvenirs.

Merci Elodie pour ton accueil, tes sourires, ton humour, ton engagement, ton dynamisme, toutes ces belles émotions, toutes ces rencontres faites grâce à toi et cette bolée d’oxygène que tu m’as offerte. Je ne m’étais pas senti aussi vivant depuis longtemps. Merci, de tout mon cœur de Vieufou !

Un grand bravo, et un grand merci à tous les organisateurs qui ont fait de cette manifestation une fête du livre inoubliable, et un amical salut à toutes les personnes que j’ai rencontrées et avec qui j’ai bien ri (elles se reconnaîtront). Un grand merci également à mes nouveaux lecteurs. à la revoyure !

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Merci à Jean-Louis Fournier pour sa présence, ses conseils, sa bonne humeur, et cette gentille dédicace personnalisée ô combien précieuse !

Ravi d’avoir enfin pu rencontrer Benoît, et de repartir avec un exemplaire de son « Bunker » dédicacé.

J’espère pouvoir un jour remonter vous voir tous là-haut. De plus j’ai repéré peu avant mon départ un étrange endroit à Auvers, qu’il faudra que j’explore lors d’un prochain passage dans la région. Il s’agit de la Caverne aux livres, des anciens wagons postaux remplis de livres d’occasion. Et en plus c’est ouvert le week-end ! l’endroit parfait pour se faire enfermer une nuit entière.

PS : Si quelques-uns des participants à la fête ont pris d’autres photos de la journée (notamment du salon)  je suis preneur pour compléter mon article…

 



Beauvallon pluvieux, Beauvallon heureux

Il y eut assez peu de visiteurs ce samedi 4 mars au 2e salon littéraire de Beauvallon, organisé par l’association culturelle Arts et lettres avec le soutien de la municipalité.

Le ciel gris était couleur caillou, mais caillou gris. Dès le matin, la pluie, suivant peu ou prou le sens de rotation de la terre en dépit de toutes les lois connues de la physique élémentaire, coulait à l’horizontale, charriant en rafales, à basse altitude, quelques bovins mal arrimés à la terre ferme qui se liquéfiait au fil des heures.

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Quelques auteurs déterminés s’étaient pourtant extirpés de leur salon, bravant les intempéries pour se téléporter (en voiture)dans celui-ci présenter leurs livres. Nous fûmes fort bien accueillis par l’équipe organisatrice, ce qui compensa la grisaille extérieure et le manque de visiteurs. 

Berauvallon 2017

L’occasion pour moi de retrouver les larrons Laurent Bret, illustrateur, Sylvie Arnoux, mireuse de gélules, mon ami le poète bluesman Serge Sommer, la pétillante, la flamboyante poétesse Joëlle Vincent, croisée lors de mon dernier salon, et de faire la connaissance de nouveaux camarades, dont le singulier Luober et la talentueuse et sympathique photographe Kilyana. Et une fois de plus de bien rigoler.

Seul bémol, Marie Garnier, invitée d’honneur du salon et qui devait nous réchauffer de son sourire et de sa bonne humeur n’a pas pu être là, ceci pour raisons familiales douloureuses.

Prochaine édition du salon dans deux ans, avec le soleil et le public.

Quant à moi je serai dans 15 jours à Méry sur Oise…

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Mais où est Vieufou ?

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avec Joëlle et Serge (photos Kilyana)

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au cours du repas (photo Lucile Gauchers)

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(photo Erwan Bucklefeet)



A l’ombre de la patience des anciens

Samedi 14 janvier à partir de onze heures j’aurai le plaisir de vous retrouver en direct sur les ondes de Radio Mega 99.2 FM , étant l’invité de Gilles Thabourin dans son émission « A l’ombre de la patience des anciens », pour parler de mes bouquins. Mais pas que… de moi un peu aussi ! et qui sait, peut-être de vous…

L’émission se nommera « Les nouvelles du Vieux fou ».

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D’ici là, bonnes fêtes à tous

 



Salons 2017

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Hop, hop, hop ! Voici les premiers salons du livre où j’aurai le plaisir de vous rencontrer l’an prochain et de vous dédicacer mes petites histoires :

Dimanche 19 mars, à Méry sur Oise (95), (dans le château où furent écrites Les mémoires d’un âne), en compagnie de l’auteur Jean-Louis Fournier, dans le cadre de la remise des prix du concours Libres Plumes

Dimanche 2 avril, à Charols, près de Saoû (26)  salle Maurice Rodet, de 10 heures à 18 heures avec l’association Lire en Valdaine.

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Samedi 8 et dimanche 9 avril, deuxième édition du salon des auteurs Drôme-Ardèche à Tain l’Hermitage (26)

les 28, 29 et 30 avril sur le salon Nice Fictions (à confirmer)

Dès que j’ai d’autres dates, je vous tiens au courant.

La bise !

 



5e Salon des auteurs de Chatuzange le Goubet

L’association ACEAA « Les Compagnons de la plume » organisait ce dimanche à Chatuzange le Goubet (dans ma Drôme) le 5e salon des auteurs, salon qui se tient tous les deux ans depuis 2008. Le thème de cette année était la littérature jeunesse mais tous les genres y étaient représentés.

5e Salon des auteurs de Chatuzange le Goubet dans 2 - Vieufou en vadrouille

 

L’occasion d’y retrouver quelques auteurs déjà croisés auparavant, et de faire de nouvelles connaissances parmi les 70 auteurs présents.
La manifestation était parrainée par le drômois Bérik, 4e dessinateur à reprendre le flambeau de la BD Sylvain et Sylvette, flambeau qu’il porte depuis 2001.

Plusieurs mini-conférences étaient organisées tout au long de la journée, dont une rencontre-dédicace avec Bérik, et une rencontre avec une jeune auteure de… 12 ans, à la recherche d’une maison d’édition, venue présenter sa création.

Environs 300 visiteurs ont bravé la pluie pour venir faire un tour au salon et discuter avec les auteurs.

C’est l’occasion pour moi de remercier Karo, qui m’a nourri, hébergé, véhiculé et servi d’attachée de presque et de photographe en ce tout début de matinée.

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L’occasion de revoir mon topain Serge Sommer, de nous taper encore quelques fou-rires. (avec notamment  une histoire de doigt tirée d’un célèbre film nul… ou le remake improvisé d’une chanson de Michel Gerber), et de faire quelques photos ensemble

« Je m’en irai vomir tout mes brocolis blan-ancs

dont la sauce est si grasse qu’elle fait tomber les den-ents… »

on la sent bien, là, la complicité ?

là, peut-être, alors ? Non, toujours pas ???

L’occasion aussi de remercier Sylvain (sans Sylvette) pour être reparti avec mes deux trips aviaires en poche, Le petit oiseau va sortir et Du plomb dans l’aile, ainsi que Patrick, heureux acquéreur de Jeux de dopes et de mon recueil, Infemmes et sangsuelles, que je présentais pour la première fois sur un salon.
Un grand remerciement aux quatre ou cinq autres personnes qui se sont arrêtées à mon étal, ont feuilleté mes livres et pris le temps d’entamer la conversation.
Chaque rencontre est richesse.

Un grand merci également à Laurent Bret, que j’avais rencontré sur le salon de Beauchastel en mars, et qui organisait cette journée au sein de l’association ACEAA (et y participait en tant que dessinateur – l’affiche, c’est lui…), ainsi qu’à tous ceux qui ont permis que cette journée se déroule au mieux !

Un merci à tous les curieux que ce salon aura attiré sur mon blog, promenez-vous-y à votre guise, et si vous voulez commenter ou commander, ce sera un plaisir d’avoir de vos nouvelles (et de vous donner des miennes)

J’ai pu faire la connaissance de plusieurs auteurs, en particulier celle d’Annette Leloup, qui présentait ses deux romans, et de Claude Chalabreysse, écrivain-voyageur, en face de qui j’étais placé, et avec qui j’ai pu échanger quelques instants, au sujet de nos séjours respectifs en Turquie.

 

Caro a succombé à la tentation d’Annette et de Zakanf’t

(f’eft pas fafile à prononfer…)

Toutes mes excuses aux quelques personnes qui n’ont rien compris à mes euphorismes (que je distribuais gracieusement à tout le monde). Il est sans doute vrai que certains ne font rire que moi…

Pour ceux d’entre vous que cela a intrigué, au dos de la petite bandelette (qui n’était pas urinaire…), il y a l’adresse où lire les autres (sur ce blog, page Douze euphorismes).

Les quelques photos ci-dessus ont été piquées aux potos sur Facebook !

Je crois que je vais me réserver une place pour 2018…



Prochain salon des auteurs : Chatuzange le Goubet (26) – 18 septembre 2016

Le prochain salon auquel j’aurai le plaisir de me rendre en tant qu’auteur est le 5e salon des auteurs de Chatuzange le Goubet, dans la Drôme.

Il se tiendra de 10 à 19 heures le 18 septembre au complexe Charles Bringuier (place du  19 mars 1962).

Il est organisé par l’ACEAA « Les compagnons de la plume ».

Au milieu de 60 auteurs locaux ou régionaux, j’y dédicacerai mes livres :

Infemmes et sangsuelles

Le petit oiseau va sortir

Du plomb dans l’aile

Jeux de dopes

Le parrain de la manifestation est le drômois Bérik, auteur et illustrateur de la célèbre BD Sylvain et Sylvette.

Le thème est le « livre jeunesse » et tient lieu de fil rouge mais tous les genres littéraires seront représentés.

 



Rencontres… Beauchastel 2016

Autour du livre, il s’en tisse, des rencontres, à Beauchastel, où je présentais mes modestes ouvrages en ce dimanche 13 mars pour le 12e salon des auteurs.

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La rencontre de Serge Sommer, écrivain-musicien, dont j’ai fait la connaissance sur facebouc il y a quelques semaines, qui présentait ses livres et son CD à la table contiguë,  avec qui l’alchimie fut immédiate (Ndlr pas avec la table, avec Serge…).

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(avec Serge Sommer et Marie Garnier)

La rencontre de Sylvie Arnoux, Marie Garnier et Laurent Bret, dessinateur,  pendant le temps du repas ponctué de fous-rires et de peintures nappestres du plus bel effet.

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(Sylvie Arnoux, Serge Sommer, Laurent Bret, Marie Garnier)

Celle de Pascale, (également « amie » facebouc depuis quelques temps) la sémillante libraire du Mokiroule, librairie ambulante jeunesse qui sillonne les routes d’Ardèche pour amener la culture par le livre dans des endroits reculés où la demande est très forte.  Le gros camion rouge orné d’une superbe fresque que vous pouvez apercevoir dans la vallée de l’Eyrieux, c’est le sien !

Les retrouvailles avec Manue, mon amie de … pfiouuuu trente ans, tiens… que je n’avais pas revue depuis une bonne décennie ! ben elle a pas perdu un cheveu, elle….

Les visites amicales de ma népouse et des deux tiers de mes progénitures, visites aussi des coupines instits (mais pas que)… Merci Angélique, Corinne, Colette et Monique !

Des organisateurs accueillants, pas mal d’auteurs et d’illustrateurs de tous horizons, et un public timide qui a commencé à se densifier vers 15h, sans pour cela dévaliser les stands. Du moins mon stand…

Groupe 2016

Le village des Zarkyroul proposait des activités aux enfants autour du thème du livre à l’intérieur de ses caravanes colorées.

Un grand merci à Ola Godfroy, qui s’est démenée toute la journée (et en amont) pour que ce salon soit une réussite. Une journée fort sympa qui est passée relativement vite, sous le signe du livre et de la bonne humeur, des anciens et des nouveaux coupaings !

Tout ça à 10 bornes de chez moi…
Bref, je reviendrai !

(photos Serge Sommer)

ce barré-ci, avant, je le connaissais pas…

maintenant on est potes !

 



Meximieux, me (nous) voilà !

Cliquez pour agrandir l'image

Une cinquantaine d’auteurs étaient présents ce samedi matin au 17e salon des auteurs organisé par l’association les Rencontres Vaugelas de Meximieux, dans l’Ain. Emma et votre serviteur fûmes accueillis chaleureusement par l’énergique Simone Courtot,  organisatrice, qui nous plaça derrière des tables nappées de blanc et ornées de jolis bouquets. Ce fut l’occasion d’enfin rencontrer André Fanet, membre du forum Mda, prof de français à la retraite, « coureur d’histoires » (on se comprend) fort sympathique et seul auteur de polar du salon.

Deviser gaiement avec mes voisins et quelques autres salonneurs nous amena vers onze heures et je dédicaçai mes deux premières nouvelles… à la pétillante Simone, justement, qui était auparavant passée devant ma table deux ou trois fois en me disant

« Faut que je vienne te voir »

Le deuxième exemplaire, elle me le fit dédicacer pour un épicier « indélicat » de ses relations (enfin plus pour longtemps, me sembla-t-il) qui vendrait apparemment des produits, comment dirais-je… passons.

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de g. à d. : F.Lavachery – ? – Simone Courtot – ?

Le prix du roman fut remis à Jacques Bernard, qui va devoir acheter une maison avec des murs plus grands s’il veut y accrocher son diplôme ! Auparavant, nous ouïmes quelques discours d’usage, dont un déclamé par l’efficace Simone, qui rappela qu’en ces temps difficiles pour la liberté d’écrire, de créer, de penser, elle était Charlie. (c’est rassurant de voir qu’il en reste…ndlr)

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Le « guest » invité de ce salon était Frédéric Lavachery, fils d’Haroun Tazieff, venu présenter des ouvrages de et sur son défunt vulcanologue de père, qui arriva pile-poil alors que la prévenante Simone allait annoncer à l’auditoire qu’il n’était pas encore arrivé. On a eu chaud, aurait dit Haroun!

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La journée vit défiler presque autant de visiteurs qu’il y avait d’auteurs (une mauvaise langue de mes amies, que je refusai d’écouter, m’avait approximativement dit « tu verras, les salons, tu passes 8 heures à regarder dans le vide pour vendre trois bouquins qui ne remboursent même pas le prix de ton inscription« ). Bon elle a eu un peu raison sur ce coup-là mais on a malgré cela bien discuté tous les trois et on s’est bien marrés.

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Au cours de l’après-midi, j’eus la visite de Karen, une amie bressanne avec qui j’ai un passif « aviaire », venue me soutenir moralement dans cette épreuve difficile qu’est un salon du livre… et à qui je réussis à fourguer mon tout récent volatile fourré au plomb de chasse.

Un salonneur m’annonça qu’il achèterait une de mes nouvelles si je prenais son bouquin. Je l’ignorai soigneusement par la suite.

Je fis la connaissance de Jérémy Herkinn, prix du roman 2014 chez Edit’o, (éditeur qui héberge deux de mes nouvelles dans ses dernières anthologies) avec qui je devisai quelques instants et qui me dédicaça son ouvrage lauréat, « Ouroboros ».

Alors qu’il ne passait plus grand monde, à part une dame qui avait « trop les pieds sur terre » pour lire du fantastique et une autre qui trouvait ça (les nouvelles) « trop court »et repartait de sa pêche miraculeuse avec cinq ou six romans , je fus réveillé de ma douce somnolence par un vibrant:

« Il est là ! ».

Je regardai autour de moi mais j’étais bien l’objet de cette sonore exclamation. Je me suis senti rougir… ainsi c’était moi (aïe les chevilles) qu’on venait rencontrer (aïe la tête) et pas le vulcanologue sus-cité. ça fait tout drôle, croyez-moi, cette soudaine esquisse de popularité ! Trois jeunes femmes (plus que moi – jeunes… et femmes ;) )se postèrent devant ma table, l’une d’entre elles (prénommée Muriel, je le sus quelques instants plus tard) me déclarant, avec un grand sourire :

« Ah, c’est cool, vous êtes là, j’avais lu que vous n’y seriez que demain ! »

(le salon dure deux jours mais Emma et moi-même ne nous sommes inscrits que sur le premier)

Alléchée, si j’ose dire, par le résumé de 4eme de couverture de mes petits oiseaux daubés-moutarde affiché sur un panneau à l’entrée du salon sous ma photo, comme tous les auteurs présents (ou peut-être par l’efficace pub faite par la sémillante Simone), cette charmante personne était entrée dans l’enceinte du salon, désappointée, contrite sans doute, désespérée, sûrement, en pensant que je n’y serais que le dimanche. Elle est donc repartie ravie, avec mon livre et une petite dédicace, et le grand (b)honneur de m’avoir approché (rien à faire, ça ne va pas désenfler avant un moment…).

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La guillerette Simone s’offrit mon deuxième ouvrage en fin d’après-midi et nous remballâmes, moi mes cartons et Emma ses œuvres reliées en peaux d’éditeurs dans une valise multicolore du plus bel effet. Euh, j’ai pas vu dans quoi André a rangé les siens. Il a dû tout vendre…

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Je suis reparti avec ça va mal finir, un recueil d’Emma que je n’avais pas lu (eh si, il m’en manque encore …),  un roman d’André intitulé Du sang sur le reblochon, que j’ai dévoré dans le train du retour, histoire de prolonger ce bon moment – et je n’ai pas été déçu de ma lecture, bien au contraire.

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André Fanet délivre une prose vive, énergique, pleine d’humour. Le personnage principal de ce roman, un commissaire à la retraite nommé Pigeon, est fort pittoresque et l’auteur nous convie aux côtés de ce sympathique héros à une enquête périlleuse sur les pistes de Haute-Savoie, du Grand Bornand à La Clusaz, à la recherche d’une jeune femme disparue.

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Je suis également reparti avec l’Ouroboros (dédicacé) de Jérémy Herkinn, qui me promet un bon moment de lecture, même si l’histoire semble bien sombre, si j’en juge par ce qu’en révèle la 4e de couverture :

En petites touches légères mais insidieuses, puis de plus en plus angoissantes, ce récit écrit à la première personne nous entraine dans l’univers de Mathieu, de sa vie en famille à l’hôpital psychiatrique. Une écriture nerveuse et sèche où l’humanité des sentiments, se dilue, de gestes en regards, irrémédiablement. Comment ressortir de la lecture de cet Ouroboros mythique, de ce cercle parfait qui emprisonne et qui étouffe ? Comment ressortir de ce roman haletant et glacial ?

Même si le public ne fut pas vraiment au rendez-vous, ce fut une journée riche en rencontres, en échanges et en bonne humeur. SDLP c’est bien, Meximieux c’est mieux.

Huit de mes oiseaux ont pris leur envol ce samedi dans le ciel de l’Ain, aux nuages voilés de soleil.

Merci à la fringante Simone et à l’équipe de bénévoles des Rencontres Vaugelas, ainsi qu’à Emma, André, Karen, Jérémy et Muriel, mes nouveaux lecteurs, et bien sûr indirectement merci à l’épicier du ruisseau (avec qui la très joviale Simone nous aura bien fait rire) pour mon premier salon, fort réussi grâce à vous tous…

Vivement le prochain. si en connaissez pas trop loin dans la région, je suis votre homme-oiseau…

Votre oishomme, en somme…



Brochettes d’auteurs

Au Fontanil Cornillon (38), en octobre, pour la soirée de remise des prix du concours organisé par Calipso, avec  Emma, Ludmila, Laurence et Yvonne…

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Les cancres du fond de la classe… (remise des prix de l’ASAC – Lyon)

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Avec Emma, Ludmila, Jean-Paul et Christine Lamy

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 (photos Yvonne Le Meur-Rollet)



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