Ces jours-ci le mercure, Quelle bonne nouvelle !, En montant dans les thermomètres, A rendu la longueur des jupes des donzelles Inversement proportionnelle A la température, Les faisant remonter de quelques centimètres.
Et le sang, dans mes veines, Se met à fair’ des bulles Subissant la même pression. Voyant ces lascives beautés qui déambulent, Je dis : « Vive la canicule ! Dieu, fasse que n’advienne Jamais le terme d’une aussi belle saison ! »
Les paroles de cette chanson sont au départ un fort joli poème d’Yvonne Le Meur-Rollet sur lequel je suis tombé il y a quelques jours, dans les pages poésie du forum Maux d’auteurs.
J’ai eu envie d’y poser quelques notes. Comme ça, en passant.
Amicalement…
Chanson d’octobre
Refrain C’était un jour lourd de silences Et de sanglots sans violon Un jour d’après les confidences Où les regards en disent long…
En ce matin d’octobre pâle Sur cette plage où nous marchions, La marée était à l’étale, Des vagues dansaient au ponton…
Ta main ne touchait pas la mienne, Tes yeux ne quittaient pas la mer. J’aurais voulu que tu comprennes Que mon cœur était à l’envers. Refrain
Nous avancions entre les flaques Où se diluaient nos reflets Et, de temps à autre, une barque, Vers le grand large, s’éloignait.
Ton visage n’exprimait rien Et je craignais que tu me dises : « Tu peux partir dès ce matin, Pour la rejoindre, cette Elise » Refrain
Quand j’avais voulu te parler Déjà, tu me savais coupable : On avait dû te colporter Cette aventure impardonnable.
Le pull rose, que tu portais En ce jour pâle et mémorable, Avait la couleur des galets Sous le vent gris chargé de sable. Refrain
Le ciel a caressé la plage, En illuminant l’horizon Quand tu m’as dit de ta voix sage : « Rentre avec moi, à la maison ».
Alors ta main a pris la mienne. Sur cette plage où nous marchions, Les peurs et les peines anciennes Se sont éloignées du ponton. Refrain
Dénicher un bon job, ça n’est pas si facile
A part le cinéma, ayant tout essayé
J’ai couru les castings – tout à fait le profil
M’a dit un producteur, on va donc commencer
Moi, j’aurais bien aimé lire le scénario Sentir mon personnage, me glisser dans sa peau (bis)
Y a pas de temps à perdre, allez, sur le plateau !
Deux blondes m’attendaient, tous avantages dehors
J’ai tout de suite compris qu’elles me trouvaient très beau
Et qu’elles étaient vraiment fascinées par mon corps
Moi j’aurais bien aimé contre un sein me blottir laisser monter en moi des bouffées de désir (bis)
Coït, première, moteur, bon Dieu, ça traîne, action ! Missionnaire et levrette, brouette de Tombouctou Tu devrais être prêt pour une fellation Vous dormez, ma parole ! C’est mou, tout ça, c’est mou !
Moi j’aurais bien aimé laisser couler le temps Faire un peu connaissance, l’ombre d’un sentiment (bis)
Coït, quarante-cinquième, sodomie pour changer Là, j’ai rendu les armes mais j’ai eu des frayeurs quand le caméraman a ordonné : Coupez ! Avant de préciser : On r’prend dans un quart d’heure
Moi, j’aurais bien aimé un peu plus de tendresse Davantage de cœur et un peu moins de… Moi, j’aurais bien aimé un peu plus de tendresse Davantage de cœur et un peu moins de fesses
J’ai dit au producteur : Je suis pas Stakhanov – OK, reviens demain, j’te donne un bon boulot Un film sentimental : Mykonos my love Un rôle de gay passif vraiment d tout repos
le cadeau surprise dont je parlais dans mon précédent article : une vidéo de la soirée de Christian Décamps, le leader du groupe Ange, en solitaire à Chirols (07) en 2010
Concert du Père, Christian Décamps, racine du groupe Ange, dans un exercice particulier, qu’il aime bien, se mettre en danger tout seul sur scène, pendant plus de deux heures, dans son spectacle intitulé « Mes vers solitaires ».. Juste accompagné de sa gratte, de son accordéon et de son synthé, il pose ses valises dans plusieurs villes de France et de Navarre en parallèle à la tournée du groupe et mêle chanson, philo et poésie.
Là, c’était en Ardèche, pas très loin de chez moi. ça date d’août 2010 (j’ai mis du temps à poster cet article) mais c’est toujours aussi bon…
En bref, ce fut à nouveau, et comme à chaque fois, une excellente soirée.
Pas de résumé mais quelques jolies photos et un cadeau surprise pour terminer.
Merci à toi, Christian, pour tous ces moments délicieux.
et à bientôt sur le rêve.
et, pourquoi pas, dans mon antre…
La foule venue nombreuse…
Christian à l’accordéon sur « Fou »
C’est aussi un excellent conteur. Et il joue sur Ovation. Jolie, non?
Tout seul sur scène…
Enfin, quand je dis tout seul… y avait bien ces quelques fourmis qui ont essayé de grimper sur ses jambes pendant une partie du concert !