Dans les CHEVEUX DE LA SORCIERE, chez Rivière Blanche

 

J’ai participé il y a quatre mois au concours de nouvelles organisé par la mairie de Chalabre, sur le thème de la sorcellerie (en tant que tradition historique et régionale, aujourd’hui ou à travers l’histoire, voire dans le futur, omniprésente dans l’imaginaire de l’humanité).

« Des maléfices comme des beaux-arts…
Une ronde fantastique de sortilèges…
Une sarabande nourrie de mystère et de fantastique…
Une succession magique d’où émergent
Les songes enfouis de nos désirs les plus secrets… »

Bien que ma nouvelle « Dans les cheveux de la sorcière » n’ait pas remporté l’un des trois premiers prix, elle a recueilli suffisamment de suffrages parmi les membres du jury pour être retenue afin d’être publiée dans un recueil de 19 nouvelles, intitulé ‘L’antre des Sorciers » qui paraîtra aux éditions Rivière Blanche au mois de juillet.
Vous pouvez d’ores et déjà le commander (lien sur la droite du blog)

Dans les CHEVEUX DE LA SORCIERE, chez Rivière Blanche dans 1 - Intégraal 2003-2018 antred11
Sommaire
Jean-Marie Calvet : Les Pétrifiés
Gregory Hirson : La Page déchirée
Valérie Simon : Le Sourcier et la jeune fille au bord du gouffre
Arnot : Rencontre en Ombrie
Christophe Derouault : La Sorcière
Guy Vieilfault : Le Corbeau de Saint-Elme
Even : Le Piment bleu
Pascale Basselier : Ma Nuit chez une sorcière
Sylvie Geoffray : Sors Immanis
Jérôme Picot : Jojo à l’école des sorciers
Yannick Guerveno : La Mort d’un sorcier n’est pas la mort du Diable
Frédéric Gaillard : Dans les cheveux de la sorcière
Valentin Vergès : Le Flûtiste
Sylvie Bages : Araignée, poignard, goules et autres brigands
Pierrette Tournier : Chagrin d’amour
Véronique Goossens : Petits sorts entre amis
Jean-Marc Gilbert : La Lune s’en va
Tom Khefif : Le Rocher imprenable
Cécilia Goncalvez & Maïa Boulbet : Effrayant tête-à-tête


Wattoo-Wattoo est mort

(radotages d’un Vieufou)

Wattoo-Wattoo est mort dans 4 - La malle du Vieufou wattoo10

 J’ai grandi avec wattoo wattoo. Dans mon esprit d’enfant, dès qu’un (sale) type jetait ne serait-ce qu’un papier gras, une créature de l’espace, mi-oiseau, mi-poisson, aux formes et aux couleurs bizarres, arrivait du ciel en sifflotant pour jeter l’objet du délit dans la poubelle la plus proche. Et grondait très sévèrement le vilain pollueur pour l’empêcher de recommencer. Ça marchait du tonnerre et le soleil brillait à nouveau dans l’univers, les oiseaux chantaient, les enfants riaient, les poissons bullaient. Et je me sentais heureux. Des fois, dans la télé, survenait une catastrophe gigantesque. Alors, le wattoo appelait des dizaines, des centaines de ses congénères, qui s’unissaient pour solutionner le problème, « à la wattoo ». Puis ils plongeaient dans l’océan, après un chant de victoire, y prenaient leur élan et repartaient dans les étoiles, toujours en sifflotant, jusqu’à la prochaine alerte. Alors, en éteignant le poste je me disais qu’on pouvait faire pareil : s’unir et sauver notre futur.
Du coup, moi aussi je faisais l’effort de bien jeter les ordures à la poubelle, et quand je croisais un endroit envahi de déchets, j’avais honte. Du moins au début. Ça s’appelait, sans en avoir l’air, avoir une conscience. Écologiste. Citoyenne. Et moi, enfant je trouvais ça normal, et j’avais l’impression d’être quelqu’un de bien. Au début.

En ce temps-là, on avait encore certains automatismes. La viande, les fruits et les légumes étaient emballés dans du papier qui finissait dans le poêle, on ramenait les bouteilles dans leurs casiers chez l’épicier du coin, qui nous rendait la consigne. Avec l’argent de la consigne on pouvait même se payer des bonbons. À l’approche de Noël, on passait des heures en famille, à se fabriquer des souvenirs, des cadeaux faits avec trois bouts de ficelle, du carton et de la peinture, qu’on s’offrait ensuite devant le sapin décoré des guirlandes et des petits personnages eux aussi faits main. Les heures (-euses) passées à entortiller des pelotes de laine sur un anneau découpé dans du carton pour fabriquer des pompons, je m’en souviens avec délices. On scrapbookait déjà sans le savoir, à peu de frais. En pique-nique, on emmenait de vraies assiettes et de vrais couverts qu’on lavait ensuite, de retour à la maison. Mon grand-père achetait le vin en bonbonne, dans une coopérative, et il remplissait lui-même ses bouteilles pour la saison, dans la fraîcheur de la cave. Je le regardais faire, un peu écœuré par l’odeur du vin à peine sorti de la cuve mais ravi de partager ce moment avec lui. Il les bouchait à la main, avec des bouchons de liège qu’il avait faits tremper dans une bassine d’eau tiède, et qu’il réutilisait d’une année sur l’autre, si le tire-bouchons ne les avait pas abîmés entre temps. Les jus de fruits, les compotes, les soupes, étaient faits maison à partir de vrais fruits et légumes pressés, la purée avec des patates et du lait.

Puis est arrivée la société de (sur)consommation, l’ère du vite fait, du thermoformé, du cellophané, du jetable. Les supermarchés. Les bimbeloteries. Des objets de pacotille, fabriqués en série dans des pays trop pauvres pour en consommer eux-même, et qu’on pouvait se permettre de leur payer à bas prix. On retrouva quantité de ces inutiles items dans des gadgeteries, immenses supermarchés du superflu, qui devinrent bientôt le lieu de promenade (de pèlerinage, ai-je failli écrire) familial préféré du peuple fatigué, qui n’avait plus en fin de semaine que l’énergie nécessaire à consommer. Et l’on put désormais décorer son salon d’un éventail ou d’un taureau sans avoir jamais vu la Camargue. Tous les salons finirent par se ressembler, non seulement par ce qu’ils avaient en commun, mais par ce qu’ils avaient perdu de singulier : leur âme, leur personnalité.

veau-v10 nouvelle dans 4 - La malle du Vieufou

On s’offrit ces bibelots, cadeaux impersonnels, à toutes les occasions. Par réflexe, par politesse, presque par obligation. On en reçut dans le même esprit, sans trop y faire attention, pressés qu’on était de leur trouver une place sur la télé (à l’époque où l’on pouvait mettre des bibelots sur les postes de téléviseurs, ces derniers n’étant pas encore croisés avec des raies mantas en pvc), entre la photo du chien et la vierge transparente remplie d’eau bénite, surmontée de son petit bouchon bleu en forme de couronne. Sans parler de la tour Eiffel miniature grossièrement réalisée, qui n’avait plus grand chose à voir avec la vraie sinon par sa forme, très approximative tout de même (vaguement pointue, quoi…), et surtout qui n’était jamais passée par Paris en débarquant de Hong Kong.

Ainsi entrèrent dans nos vies les barquettes, les flacons, les pots, les bouteilles, les bidons, les gobelets, les briques, et une quantité faramineuse de jouets et de gadgets inutiles venant d’Asie, toujours emballés de plus de plastique. Étant donné la vitesse et l’ampleur du phénomène, j’ai fini par ne plus être assez réactif. Pour un que je jetais à la poubelle, cent, mille autres détritus échappaient à ma vigilance, fabriqués et oubliés aussitôt par des industriels qui ne possédaient pas de tels scrupules.

On mettait autour d’un litre d’eau une bouteille de plastique ou une brique de carton doublé d’alu puis encore un emballage plastifié pour tenir les 6 ensemble, puis le sac aux armes du supermarché pour porter le tout. Des sacs nombreux et résistants, pour faire le trajet du grand magasin à son domicile en charriant les courses de la semaine, puisqu’on ne pouvait plus faire ses achats près de chez soi, à pieds, avec un panier de corde tressée ou un cabas à roulettes, les épiceries de quartier appartenant désormais au passé, avalées, broyées par le système.

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Et l’on vit aux abords des décharges des arbres ornés même en hiver de curieuses feuilles diaphanes, claquant aux quatre vents, qui finissaient par s’envoler pour aller tourbillonner dans les champs ou les rues des villes alentours. Et dans les mers, des méduses artificielles, non urticantes mais cancérigènes, frappées du sceau publicitaire des fleurons de notre « grande distribution » irréfléchie, irraisonnée.

Moi, en grandissant,, j’ai fait comme tout le monde, j’ai abandonné la lutte, me disant qu’il y aurait bien quelque part un wattoo wattoo qui règlerait le problème.

Le tri n’existait pas encore.
Il arriva plus tard, et encore, pas partout, et pas pour tous les déchets produits par l’homme. Et seulement dans les pays où le niveau de vie permettait de s’en soucier. Vu le coût de l’affaire… les pauvres paysans au bord de la famine avaient d’autres chats à fouetter (à manger, ai-je encore failli écrire) qu’à penser au recyclage. Ils survivaient leur vie de misère, des sandales de corde aux pieds, de l’eau à peine potable au puits, et n’avaient pas connaissance de l’existence des dernières Adadas…

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On s’est tous dit un jour qu’il fallait faire un effort sur la question de l’environnement et de la gestion de nos déchets, inverser le processus, arrêter de jouer aux trois petits singes. Mais on n’a fait que se le dire, chacun dans son coin, en continuant d’acheter nos breloques futiles et superflues, laides et encombrantes, ces objets polluants qui comblaient dans nos maisons le vide laissé par nos aïeux, ces empêcheurs de laisser traîner des saletés en rond, qu’on avait fini par placer dans des maisons de retraite pour ne plus les entendre débiter ces discours moralisateurs dont ils étaient friands et qui finissaient tous par« on vous aura prévenus ».

fin-bi10

Peu de wattoos virent le jour pour nous aider à trouver un remède. Ça et là, sans réelle concertation mondiale, déjà vaincus face à des forces occult€$ bien plus puissantes, se créèrent des organismes de défense de la nature, des partis écologistes. On parla beaucoup biodiversité, recyclage, production et consommation raisonnées, utiles… on parla beaucoup, en fait. Les industries, elles, ne firent pas de pause pendant qu’on réfléchissait à tout ça, et pas grand cas du problème, étant autorisées à conserver le droit de polluer contre monnaie sonnante et trébuchante. Et elles en avaient, de la monnaie, à force de vendre ces millliards de faux rêves de plastique. La tentative de wattooisation de l’espèce humaine ne fit pas long feu face à sa marchandisation.

Wattoo wattoo est mort. Lors de son ultime plongeon dans l’océan, il s’est empêtré dans la bâche plastifiée d’une piscine privée, qui s’était envolée un jour de grand vent pour aller s’échouer des kilomètres plus loin, au large, tant et si bien qu’il s’est étouffé dans ce linceul polypropylénique en se débattant sans pouvoir appeler les autres wattoos à l’aide. En disséquant son cadavre on a retrouvé des bouchons multicolores. Mais pas le secret de son chant si apaisant. Ni celui du temps où les oiseaux et les baleines vivaient en harmonie avec nous. Son chant mélodieux est resté coincé dans sa gorge, entre une capsule de soda et quelques briques multicolores d’un jeu de construction en plastique. Et un sifflet aux couleurs vives, au son fêlé, dans lequel ses congénères ne reconnurent pas sa voix quand il essaya de les avertir.

Mais je radote.. ça fait peut-être un peu nostalgique, un peu « moi, de mon temps, c’était mieux » ou « Je vous parle d’un temps que les moins de … »

Bientôt sans doute, mes petits-enfants me le feront remarquer, amusés, agacés peut-être, presque comme un reproche :« Tu radotes, Vieufou, ( je leur autoriserai ça, et Grand-père. Surtout pas pépé ou papi… ) c’est fini depuis longtemps, cette époque… » avant de retourner jouer, blasés, avec leurs jouets chinois thermoformés, sans âme, identiques à des milliards d’autres. C’est que le processus n’aura pas pu être enrayé.

J’espère qu’un jour pourtant, quand ils raconteront à leurs petits-enfants le Continent de bidons, le gaspillage, la pollution, ceux-ci pourront leur faire la même réponse, avant de retourner jouer avec des branches et des cailloux, des feuilles et des crayons, leur imagination et leurs dix doigts enfin retrouvés.



Ici Gir – disparition d’un géant

 

Moëbius a cassé son crayon.
Il aura marqué la bande dessinée française des années 60, 70, 80 et plus par ses univers délirants,
oniriques, et influencé la BD mondiale… Créateur de Blueberry, légendaire héros mal rasé, lieutenant de cavalerie porté sur la bouteille, la castagne et les champignons hallucinogènes mais ami des indiens, Jean Giraud s’est éteint hier à 73 ans d’une sale maladie.

Ici Gir - disparition d'un géant dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire moebiu11

 Pionnier de l’âge d’or de la BD (revues Spirou, Pilote), co-fondateur du magazine Métal Hurlant, féru de fantastique et de science-fiction, il dessinera aussi sous le pseudo de Gir, et créera sous le nom de Moëbius une œuvre magistrale, l’Incal, et son héros John Difool.

moebiu10 dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire


Décoré en 1985 de l’ordre des Arts et Lettres par F. Miterrrand, son talent était mondialement reconnu.

L’an dernier la fondation Cartier pour l’Art contemporain organisait une rétrospective de ses œuvres.

En 1995 il avait illustré le roman de Paulo Coelho, L’Alchimiste.
il a servi de modèle, d’inspiration à de nombreux dessinateurs et scénaristes, notamment Enki Bilal qui ne cache pas cette filiation artistique.
Il avait créé les décors du 5ème élément et collaboré à la création graphique et à l’univers de nombreuses autres œuvres fantastiques au cinéma (Alien, Tron, Willow, le Surfeur d’argent, Abyss…).

h110


Comme un clin-deuil avant l’heure, il avait donné le premier prix à ma nouvelle « Vivre enfin », lors du concours de nouvelles fantastiques de la ville de Montrouge dont il présidait le jury en 2011.
Très fier, je n’avais hélas pas pu faire le déplacement pour me rendre à la soirée de remise des prix et le rencontrer mais je lui avais écrit un petit mot pour le remercier.

articl10Moëbius s’efface, a titré Libération. Son oeuvre, elle, est gravée à tout jamais dans les sables du temps.

Mes condoléances vont à ses proches.

http://news.google.fr/news/url?ct2=fr%2F0_0_s_4_1_a&sa=t&usg=AFQjCNE4CzbhDbMYr-Z6DALKD9e7SlcXLA&cid=17593637953871&url=http%3A%2F%2Fwww.premiere.fr%2FCinema%2FPhotos%2FReportages%2FVIDEOS-Moebius-son-travail-au-cinema-3259802%2FLe-cinema-selon-Moebius&ei=qbxcT6DsEMjF8gPdowE&rt=HOMEPAGE&vm=STANDARD&bvm=section&did=7745777667974008786

Puisse-t-il vivre enfin dans les paysages qu’il a imaginés.

Bibliographie non exhaustive :

-  »Jerry Spring (T14) La Route de Coronado« , aux éditions Dupuis
-
  »Lieutenant Blueberry (T1 à 23) »
-
  »Le Bandard Fou« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »La Jeunesse de Blueberry« , aux éditions Dargaud
-
  »Arzach« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »John Watercolor et sa redingote qui tue !« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Cauchemar blanc« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »L’homme est-il bon ?« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Les Yeux du chat« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Major Fatal« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Jim Cutlass (T1 à 7)« , aux édition Les Humanoïdes Associés puis Casterman
-
  »Tueur de monde« , aux éditions Les Humanoïdes Associés, réédition chez Casterman
-
  »La Déviation« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Gir œuvres complètes (T1 à 2)« , aux éditions Les Humanoïdes Associés, -
-
  »Une aventure de John Difool (T1 à 6)« , aux éditions Les Humanoïdes
-
  »Double Évasion« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Les Maîtres du temps » (adaptation en bande dessinée), aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Enquêtes de Lord Darcy (T1 à 2)« , aux éditions Temps Futurs
-
  »Le Monde d’Edena (T1 à 5)« , aux éditions Casterman
-
  »Altor (T1 à 7)« , aux éditions Dargaud
-
  »La Nuit de l’étoile« , aux édition Aedena
-
  »Escale sur Pharagonescia« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »The Long Tomorrow« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »La Citadelle aveugle« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »L’Incal hors-série« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Surfer d’Argent : Parabole« , aux éditions Casterman
-
  »Les Vacances du Major« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Le Monde du Garage hermétique (T1 à 5)« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Marshall Blueberry (T1 à 3)« , aux éditions Alpen Publishers
-
  »Le Cœur couronné (T1 à 2« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Little Nemo (T1 à 2)« , aux éditions Casterman
-
  »Griffes d’ange« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Mister Blueberry (T1 à 5)« , aux éditions Dargaud
-
  »Après l’Incal T1« , aux éditions Les Humanoïdes Associés
-
  »Inside Mœbius (T1 à 5)« , aux éditions Stardom
-
  »Icare« , aux éditions Kana
-
  »XIII (T18)« , aux éditions Dargaud

« C’est cela être un artiste. Garder le désir d’un absolu: on sait qu’on risque de ne pas l’atteindre, mais peu importe, toute la beauté réside dans ce désir. »

« Je suis habitué à être surpris, je ne suis donc plus surpris de l’être. »



Parution de L’ORPHELINE AUX YEUX DE FEU FOLLET N°4

Elle vient de sortir, la quatrième fanzilettre de Julien Noël.
J’ai le plaisir d’y figurer avec mon poème « Le secret du berger ».
Voici le lien :
http://noeljulien.blogspot.com/2012/02/lorpheline-aux-yeux-de-feu-follet-n-4.html
(à imprimer en recto-verso)



HAÏKU’RTS D’ASSISES

Haiku pable


Coupez, dit le juge.

La lame obéit, luisante
et trancha la corde


Haiku non pable

Le pendu tomba
sur un confortable lit
de pieux acérés


Haiku de grâce

Le président dit
Qu’on gracie le condamné
Trop tard? Le suivant….



Six gouttes de ciguë – jeu d’écriture

Six gouttes de ciguë - jeu d'écriture dans 1 - Intégraal 2003-2018 dr-jek10

J’ai retiré ce texte, qui a depuis été publié dans le fanzine Moshi Moshi n°5.

Je peux en envoyer un exemplaire par mail à qui m’en fera la demande.


(texte vainqueur du jeu 77 du forum MDA. sujet : vous 
écrirez un monologue intérieur, les pensées d’un personnage qui est seul et se parle à lui-même, dans la situation suivante : il vient de tuer quelqu’un. Contrainte: vous ferez figurer dans votre texte un zeugma.  )



RAY BRADBURY 1920 – 2012

C’est un des auteurs qui m’a donné le virus de la littérature fantastique et de la dystopie.
J’avais dévoré Farenheit 451 étant ado,  adoré l’ambiance des Chroniques Martiennes, et je me suis ensuite délecté de ses recueils de nouvelles.
Ray Bradbury vient de nous quitter à l’âge de 91 ans.

RAY BRADBURY 1920 - 2012 dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire bradbu10

il crée sa revue, Futura Fantasia, à l’âge de 19 ans.
Passé maitre  dans la description de mondes totalitaires (inspirés très souvent de la réalité), comme dans Farenheit où il transposait dans le futur les autodafés nazis des livres juifs pendant la 2nde guerre mondiale, et un parallèle avec le maccarthysme, qui pourchassait auteurs et réalisateurs, il aura écrit des livres prémonitoires sur l’avancée des sciences et leur emprise sur l’humain. Il a été traduit en 36 langues et a écrit de nomreux scénarios pour le feuilleton télévisé « La 4ème dimension ».
Steven Spielberg a même reconnu s’être inspiré de l’oeuvre de l’auteur pour écrire E.T. ou encore Jurassic Park.

«L’écriture s’apparente à un noyau de passion enrobé d’une coquille d’intelligence»

L’auteur ne mâchait pas non plus ses mots en matière de politique, estimant que Washington aurait besoin d’une révolution pour mettre fin au pouvoir trop important du gouvernement.
Il prônait aussi, comme notre monsieur Cheminade à nous, l’installation d’une base lunaire et la colonisation de Mars.

Il redoutait le progrès et la technologie à outrance, ayant refusé de faire paraître ses livres sur supports numériques.

«La chose la plus amusante dans ma vie, c’était de me réveiller chaque matin et de courir jusqu’à la machine à écrire parce que j’avais eu une nouvelle idée», disait-il en 2000.

Farenheit 451 a été adapté en 1966 par François Truffaut. Bradbury disait beaucoup de bien de cette version.

fahren10 dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire
(couverture de Farenheit 451 chez Folio SF)

Malgré une attaque cérébrale en 1999, il avait depuis publié  plusieurs oeuvres.
le studio MGM souhaite adapter « De la poussière à la chair : Souvenirs d’une famille d’immortels » (From the Dust Returned), hommage sous forme de roman/recueil de nouvelles à l’illustrateur Charles Addams, père de la famille éponyme.



mort de Richard Bessière (article de Midi Libre du 23 décembre)

Cofondateur de la collection Anticipation (chez Fleuve Noir), l’écrivain biterrois Richard Bessière est décédé le 22 décembre dernier à, l’âge de 88 ans.
Écrivainet conférencier, il avait reçu le grand prix international de science fiction en 1973. Plus de 280 livres en majorité des romans de science fiction, des polars et des romans d’espionnage, ainsi que trois grands romans historiques d’aventures et d’amour. Quelques exemples : « Les conquérants de l’univers », »Les grands mystères des Cathares et des Templiers » ou »Traditions, légendes et sorcellerie de la méditerranée aux Cévennes ».

 

mort de Richard Bessière (article de Midi Libre du 23 décembre) dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire frb-lc10


Il était né au Thêatre des Variétés, haut lieu culturel biterrois qui était alors propriété de ses parents. Richard
Bessière a été l’ami de Charles Trenet et de Henri Salvador.
Comme lors de la publication de son premier roman, « Les Conquérants de l’Univers », il était mineur (18 ans et demi, à l’époque…) c’est son père qui a signé le contrat avec le directeur littéraire de Fleuve Noir, F.Richard, qui s’engageait à manager ses futurs romans, et qui a vraisemblablement ensuite tenté de le gruger, en témoigne un extrait de son communiqué, lisible sur son blog, datant de mars 2007:

« Je dispose de tous mes manuscrits originaux et il est facile de constater que Monsieur Richard n’a jamais écrit un mot ni apporté la moindre virgule dans mes textes. A la mort de mon père je demandai que le nom soit réduit à RICHARD BESSIERE. M’appelant moi-même Richard en deuxième prénom, cela ne me gênait nullement. Mais Monsieur Richard, qui a honteusement profité de cette fausse collaboration, s’est attribué des honneurs qu’il ne méritait pas allant même jusqu’à dire qu’il écrivait la moitié de mes textes ( cela a été confirmé par Monsieur Siry qui fut, avant de lui succéder, son collaborateur intime).

Tenu par une sorte de chantage venant de Monsieur Richard qui me disait que sans lui, je ne serais pas publié, j’ai donc subi durant de longues années cette oppression jusqu’au jour où j’ai du réagir.

C’est ainsi que Fleuve-Noir a du reconnaître cet état de fait. Mais comme Monsieur Richard assurait mes traductions, mes rééditions, mes adaptations sur Bandes Dessinées, et autres travaux de management, j’ai demandé à ce qu’il lui soit attribué 10% de mes droits habituels et 0.75% sur les exemplaires brochés.

J’ajoute que Monsieur Richard a usé du même procédé avec d’autres auteurs. Mais comme j’étais l’un des auteurs les plus vendus, je pense qu’il avait fait avec moi une très bonne affaire.

Pour conclure, je précise également, que mon pseudonyme de RIBES, est une contraction de RIchard BESsiere. »



Ainsi va la vie – Emmanuelle Cart-Tanneur (pub)

Numeriklivres, une maison canadienne, vient de publier Ainsi va la vie, le recueil de nouvelles d’Emmanuelle Cart-Tanneur, Plume d’azur 2011.

Ainsi va la vie - Emmanuelle Cart-Tanneur (pub) dans 5 - la bibliothèque du Vieufou livret11

On le trouve disponible ici : page sur laquelle est proposé au téléchargement un « lot » incluant le fichier ePub (pour Readers (liseuses) ou tablettes (iPad…) + la version pour Kindle d’Amazon + une possibilité de lecture Web (streaming), le tout pour… 2.99 € Okay
Pour iPhone, iPad, ou iPod touch, on peut aussi aller chercher le fichier disponible sur l’iBookStore : (4.99 €) et pour le Kindle (la liseuse d’Amazon), sur le Kindle Store : (2.99 €)

couv---copie-2fe913b dans 5 - la bibliothèque du Vieufou

à défaut qu’elle puisse vous le dédicacer, vouus pouvez toujours venir lui dire ce que vous en avez pensé, ici ou sur son blog. Merci pour elle



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