De l’encre dans les gènes

(article paru sur mon ancien blog)

Ce livre commence dans un hall de gare et s’achève par un départ. Entre ces deux histoires, Emmanuelle nous invite à quelques voyages au cœur de son imaginaire, du silence des musées au tumulte des guerres, dépeignant des univers parfois fantastiques ou résolument réalistes, mais toujours terriblement justes d’émotion.

Les noms de ses personnages sont des histoires à eux seuls: Abel Pipot, Adrien Morteau… on se plaît à leur imaginer des destinées uniques, et on est surpris de découvrir celles que l’auteur leur forge.

Dans la première nouvelle, elle nous convie à un voyage fantastique en Littérature, et agrémente les longs trajets en train d’une bien surprenante façon. On en sort étourdi, charmé, ravi. Avec l’envie d’en reprendre quelques pages encore. Et c’est le piège ! après la deuxième histoire,on se prend à tendre l’oreille dans les lieux publics pour écouter les conversations et on ne va plus jamais au restaurant de la même façon. On enchaîne alors sans s’en apercevoir les dix-sept histoires, tantôt légères, tantôt graves, du recueil.
Plus loin, Emmanuelle conte avec poésie la nostalgie de cette enfance qui peut tout accomplir, quand on croyait encore qu’il suffisait de passer le pont.

On sent qu’elle a pour ses personnages une infinie tendresse, qu’elle évoque les sentiments qui les animent, leur lâcheté, la passion qui les consume ou les remords tardifs dont ils font preuve, elle dépeint avec justesse leur humanité.
On est ferré, accro et on ne peut s’arrêter qu’une fois le livre fini, une fois ce petit bout de chemin parcouru en compagnie de tous ces gens qu’on est heureux d’avoir rencontrés et triste de quitter.

Nul besoin de rappeler ici son talent et, pour ceux qui ont la chance de la connaître, sa gentillesse. Cette charmante personne a de l’encre dans les gènes…Tous ne seront donc pas étonnés de rencontrer, en tête de chaque nouvelle, une mention « texte lauréat à… primé à… »

à lire trop vite on finit le livre, et que reste-t-il après? l’envie de le relire en attendant le suivant…

On entre dans ce recueil avec le sourire et on en sort ému aux larmes, caressé par la belle plume d’une belle âme…

De l'encre dans les gènes dans 5 - la bibliothèque du Vieufou Couv_last_7x5_2



Décès de Jacques Sadoul

Jacques Sadoul, célèbre écrivain et anthologiste, vient de décéder à l’âge de 78 ans.
Il avait commencé sa carrière au sein des éditions OPTA, y créant le Club du livre d’anticipation, suivi par la collection Galaxie-bis.
Dès 1968 il s’occupe de la collection SF des éditions J’ai Lu. Il devient directeur éditorial de J’ai Lu en 1982, et « crée » notamment les BD en format poche. Il s’intéresse alors aus pulps (Les Meilleurs Récits d’Amazing Stories…) et aux mangas.
Il écrivait également de la SF et des polars.
Il a été notamment lauréat du Grand prix de littérature policière pour « Trois morts au  soleil », en 1986.
L’une de ses séries les plus connues est celle de l’agent de la CIA Carol Evans, commencée en 1981 et très libre vis-à-vis des codes de la littérature policière, puisqu’Evans fut l’une des premières héroïnes lesbiennes de polar.
En fantasy on lui doit le roman « Shaggarta« , ou encore « Les hautes terres du rêve »
En 2006 il publiait ses mémoires, « C’est dans la poche » aux éditions Bragelonne.

Décès de Jacques Sadoul dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire 97829110


Ce qui s’est passé en 2012

Je passerai ici sur les concours ayant refusé mes textes cette année, il y en a trop pour que ça en vaille la peine…
J’ai appris la fin des Editions Nouvelles Paroles, qui avaient organisé un concours de nouvelles en 2010 à l’issue duquel elles avaient publié ma nouvelle Loup, y es-tu? dans un recueil intitulé Amour Bleu Circulaire.
Par contre, dans le registre des bonnes nouvelles:

Parutions :

Dans les cheveux de la sorcière
, dans l’anthologie « L’antre des sorciers » – aux éditions Rivière Blanche
Forêveur, 3e prix au concours Plumes d’Azur l’an dernier, poursuit sa vie d’arbre dans le numéro de décembre (63) du fanzine « Les hésitations d’une mouche » (33).

Honneurs et distinctions

Forêveur a également reçu un diplôme du concours international de nouvelles de l’Association « Poésie Contemporaine Française » le 10 mars (9e sur 19 participants seulement…)
L’homme de ma nuit a obtenu le prix Rollinat, à Argenton sur Creuse, le 15 juin
Dans les cheveux de la sorcière a terminé 12ème prix du concours organisé par la mairie de Chalabre sur le thème de la sorcellerie
Mimétisme a reçu un accessit au prix Alain Le Bussy et sera publiée dans le n°21 du magazine Géante Rouge en 2013
Un doux besoin d’Ellébore a fini 7ème du concours organisé par l’UERA.
De bons produits a été lauréate du concours de nouvelles organisé par la Compagnie Tous azimuts, de Roubaix. Ce texte a été interprété sur scène le 16 novembre par les comédiens de la troupe. Le DVD de la soirée est disponible sur le site de la Compagnie à un prix très raisonnable. On y retrouve également un texte de ma consoeur de plume, Emmanuelle Cart-Tanneur, intitulé L’odeur de l’herbe coupée

J’ai signé avec les éditions Kirographaires un contrat pour un recueil, à paraître en juin 2013, intitulé Infemmes et Sangsuelles, regroupant 10 de mes nouvelles. il devait initialement sortir en avril, mais l’éditeur a repoussé la date.
Par conséquent, j’ai repris les droits de ma nouvelle « Le reflet du désir » parue chez Bigbang Editions en 2011, pour l’utiliser dans le recueil.
Bigbang annonce suite à cela, et à de mauvaises ventes, la fermeture de la maison d’édition. « Mortel Delirium », qui s’est très peu vendu, devient donc un collector !
Le Diable et la Diva, dans le même ordre d’idées, devait paraître dans Nocturne, les charmes de l’effroi n°3 – Griffes et décrépitude en 2012. Le site a disparu, le projet semble à l’abandon, le n° 3 n’est jamais sorti, donc j’ai envoyé un mail au fanzine pour les prévenir que je souhaitais utiliser ce texte dans mon recueil. Suite à cela, l’éditeur de Nocturne m’a recontacté pour me dire qu’il n’abandonnait pas le projet pour autant et que le n°3 sortirait vers la fin de l’année. Il m’a demandé le mail de la maison d’édition dans laquelle va paraître mon recueil, afin de leur demander s’il est possible de publier ma nouvelle sur les deux plateformes littéraires.

BONNE ANNEE 2013 A TOUS, qu’elle soit riche de lectures, de musique et de couleur.



Les pieds sur terre…

Pour redescendre sur terre après ma très belle (et méritée) troisième place au concours Plumes d’Azur de l’an dernier, avec ma nouvelle « forêveur », voici le palmarès de cette année:
http://www.plumesdazur.fr/concours-nouvelles-2012/concours-2012-laureats.html
Sur leur site se trouve la liste des 26 novellistes à avoir franchi le cap de la première sélection, eh bien je n’en étais même pas.
Félicitations aux trois nouveaux lauréats. Seuls deux d’entre eux ont pu faire le déplacement et ont dû passer, j’en suis sûr, une aussi bonne soirée qu’Emmanuelle et moi-même l’an dernier, en charmante compagnie de Nicole, Pierre et Judith, que j’embrasse au passage, et de tous les membres de l’association, que je salue.


L’arbre et la mouche

Après son succès au concours de nouvelles organisé par l’association Plumes d’Azur de Carqueiranne en 2011, où il a obtenu la troisième place, j’ai le plaisir de vous annoncer que mon texte « Forêveur » va promener ses racines jusqu’au bord de l’océan Atlantique.
Il est en effet publié dans le numéro du mois de décembre du fanzine « Les hésitations d’une mouche », basé à Ambarès (33).

L'arbre et la mouche dans 1 - Intégraal 2003-2020 couv6310

Mouche que je remercie de n’avoir pas hésité longtemps avant de venir voleter entre ses branches, et de finalement y poser ses petites pattes.
Après la côte d’Azur, mon Forêveur découvre donc la côte Atlantique !
Gageons qu’il y rencontrera un de ses semblarbres !
Fera t-il un tour de France?
Mystère…



Fin des éditions Nouvelles paroles

L’éditeur m’informe qu’il procède à la liquidation amiable de la maison d’édition (info sur leur site).
Cela a pour conséquences
que jusqu au 20 décembre, le stock des Editions Nouvelles Paroles est bradé à 60 % HT pour tout achat de deux livres au minimum. Le port est payé par l’éditeur… ce qui fait de jolis cadeaux de Noël à moins de 4 euros pièce.

Allez dans la rubrique : nos Livres et commandez avec Paypal (tous les paiements sont possibles par cartes, email, etc.) ou commandez par email à nouvellesparoles@gmail.com.

Les effets secondaires de cette thérapie de choc sont les suivants :

* tous les auteurs récupèrent leurs droits dès le 31 décembre 2012.
* les livres non vendus seront détruits ou bradés à un bouquiniste.

Profitez-en donc pour acheter Amour Bleu Circulaire, le recueil du concours de nouvelles 2010, dans lequel est parue ma nouvelle « Loup, y es-tu? » 

Fin des éditions Nouvelles paroles dans 1 - Intégraal 2003-2020 couver10

Encore un livre qui va devenir un collector…



De bons produits sur les planches du Nord

La Compagnie Tous Azimuts organisait pour la septième année un concours de nouvelles, de contes et de poésie.
Le thème choisi cette année était le fantastique.
La remise des prix a eu lieu vendredi 16 novembre à Hem (59).
Les textes lauréats ont été interprétés sur scène par la troupe de comédiens de la Compagnie.
J’ai le plaisir de faire partie des sélectionnés, ainsi qu’Emma, gagnante du concours *Plumes d’Azur l’an dernier, avec qui j’avais partagé le podium (et le rosé…). Bis repetita, donc (sauf pour le rosé).
Je recevrai sous peu le DVD de la soirée.
Voici le palmarès:
Conte :
- La Magie de Lila de Mélissa Demal
- Le Prince Charmant (version 2012) de Claire Voranger

Poésie :
- Neptune de Stéphane Mourey
- Le sommeil des ordinateurs de Gauthier Nabavian
- Différence de Christian Bled
- Lucas de Sylvain Pierret

Nouvelle :
- De bons produits de Frédéric Gaillard (cliquez sur le titre pour la lire)
- J’en Fée toujours trop de Cédric Guilleray
- Celle de sel de Pierre Delobel
- Sang Travail de Karime Khoukh
- L’odeur de l’herbe coupée de Emanuelle Cart.Tanneur

De bons produits sur les planches du Nord dans 1 - Intégraal 2003-2020 cie_to10


UERA – Un doux besoin d’Ellébore

ça date du mois dernier, je n’en avais pas encore dit un mot ici :

Concours de l’UERA – Union des Ecrivains de Rhône-Alpes

Après délibérations, le jury réuni le jeudi 11 octobre a établi le classement suivant :

1re Irène DUBOEUF Un diamant de couleur noire
2e Jean-Marie PALACH Terminus
3e Claude CANAL Nouvelles du jardin
4e Cendrine BERTANI Le droit de savoir
5e Safyane ABDELMAID Dégradation
6e Joanie BONAVENT Le fantôme du Pont Neuf
7Frédéric GAILLARD Un doux besoin d’Ellébore
8e Eric GOHIER Genèse d’une belle histoire d’amour
9e Pierre AUBRY Le dernier jour
10e Gilles LIVOURY Plume noire

Les cinq premiers du classement se sont vus attribuer un diplôme,  et la première un chèque de 100 euros.
Le concours a réuni 69  participants, certain de Suisse et de Belgique.
Pas de diplôme, mais un assez bon classement pour cette nouvelle qui devrait faire partie de mon recueil.



Décès de l’anthologiste Jacques GOIMARD

L’anthologiste Jacques GOIMARD, connu et reconnu dans l’univers de la SF vient de mourir, le 25 octobre. Il a été incinéré au cimetière du Père Lachaise le 31/10.
Né en 1934,  il a écrit des nouvelles de SF et de Fantasy, a publié des essais et plus de 250 articles sur le sujet.
Agrégé d’histoire, il a enseigné l’histoire du cinéma dans les universités parisiennes.
Il a participé à de nombreuses anthologies.
Si son nom ne vous dit rien, vous avez sûrement eu entre les mains un ou plusieurs des ouvrages auxquels il a colaboré (la grande anthologie de la Science-Fiction, la grande anthologie du fantastique, le livre d’or de la Science-Fiction, Histoires de… entre autres. Ca y est, ça vous revient?)
Il a également été directeur de collection chez Pocket, pour lesquels il a fait paraître plus de 800 ouvrages.
Pour la télé, il a collaboré aux Enfants du Rock en 1982, puis à un spécial vampires de l’émission Sex machine, en 1984.
Bref, c’est une pointure qui vient de rejoindre les étoiles…

Décès de l'anthologiste Jacques GOIMARD dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire jacque10


Arrêt de « Mortel Delirium » et fin de BigBang Editions

L’anthologie intitulée Mortel Delirium », dans laquelle était parue l’an dernier ma nouvelle « Le reflet du désir », a cessé d’exister.
Vous ne pouvez donc plus la trouver en édition papier chez TBE ni en téléchargement sur le net.
Deux raisons à cela : La première étant qu’elle ne s’est presque pas vendue, la deuxième étant que j’ai demandé à l’anthologiste, Cédric Citharel, de reprendre les droits sur mon texte, ceci afin de pouvoir l’utiliser dans mon futur recueil.
D’ailleurs, il arrête vraisemblablement les activités de son éphémère maison d’édition.
Fin d’une (courte) aventure, donc, en attendant la renaissance.
Que j’espère meilleure…
Mortel delirium m’avait coûté la modique somme de 11 euros (ben oui, il a fallu que j’achète mon propre exemplaire…) et m’en a rapporté 5,26 en un an d’existence !
Si vous en avez un exemplaire, c’est collector !



Concours de nouvelles du Triangle des Bermudes – édition 2012

J’ai également reçu ce matin au courrier une enveloppe, adressée par ma main à mon domicile. une de ces enveloppes que vous glissez dans une autre plus grande au moment d’envoyer une nouvelle à un concours, et qui sert en principe aux organisateurs à vous envoyer la réponse, bonne ou mauvaise, à votre participation, avec des fois le palmarès, une invitation à la remise des prix, d’autres fois le règlement du concours de l’année suivante.
Au moment de la retourner pour l’ouvrir, stupeur !
L’enveloppe était vide !
Et même pas scellée !
Il y avait encore le ruban de papier qui protégeait la bande de colle !
Cerise sur le pompon, sur l’enveloppe, au dessus de mon adresse, pas un indice sur l’expéditeur, ni même sur la ville où elle avait été postée.
Juste une flamme ondulée barrant le timbre telle la griffure d’une femme en colère sur la joue de son adultérin de mari, et les indications « La Poste 46451A France 28-09-12. »
Et cette enveloppe blafarde me narguant du tréfonds de son intérieur vide, abyssal, comme une bouche béante me hurlant:
« T’as gagné ! Ou pas ! »
et éclatant d’un rire hystérique qui, je le sais, va me poursuivre et me torturer pendant de longues nuits d’insomnie !
De quel concours vient cette réponse qui n’en est pas une?
Mystère et bande de gomme !



Mimétisme (Tenir sa plume…)

Mimétisme (Tenir sa plume...) dans 1 - Intégraal 2003-2020 semoy10

Le 9 juillet, Pierre Gévart (Président du jury par intérim) m’annonçait par e-mail que le jury du Prix Alain le Bussy 2012 avait décidé de m’accorder un accessit pour ma nouvelle « Mimétisme« .

Cette année, 57 textes étaient en compétition. Le premier prix a été décerné à Olivier Carruso.
Ce Prix, créé par Infini, association professionnelle de la Science-Fiction d’expression française, de la littérature et des arts de l’imaginaire, est décerné depuis 1993 à une nouvelle inédite francophone.
(En 2010, à la suite du décès d’Alain Le Bussy, président d’Infini, le Prix Infini-Galaxies devint le Prix Alain le Bussy.)

Les autres prix décernés pendant la Convention SF/Fantasy :

Prix ROSNY du roman : Roland C. WAGNER (1960-2012)
« Rêves de gloire » (Atalante)
Prix ROSNY de la nouvelle : Ugo BELLAGAMBA
« Journal d’un poliorcète repenti » (Galaxies 14/56)
-
Prix CYRANO pour son œuvre littéraire :
Philippe CURVAL
Philippe_Curval concours dans 1 - Intégraal 2003-2020
Prix Alain Le Bussy (Galaxies/Infini)
Olivier Carruso
-
Catherine QUILLIET pour « Pansélection sexuelle »
Philippe ETHUIN pour « Nouvelles du monde de Sardeviko »
Marie-Hélène TISSIER pour « Bienvenue sur BK132 »
Laurent SALIPANTE pour « Entre les choses »

Pierre Gévart  m’invitait donc à la proclamation officielle des résultats, à Semoy, pendant la Convention, le 25 août après midi.
Hélas, mon téléporteur étant toujours en révision, je déclinai l’invitation.
Il me demanda de conserver l’embargo sur les résultats (je n’avais que l’info me concernant) et m’informa que j’avais gagné un abonnement d’une année à la revue Galaxies

(District 9)

Je promis donc de tenir ma plume.
Seules quelques personnes de mon entourage, en dehors du « monde » littéraire, furent mises au courant, quand même…
Mais je n’en ai encore soufflé mot sur la toile.

(La mouche)

Maintenant que la Convention est finie, je suis donc fier de pouvoir enfin vous dévoiler cette bonne nouvelle !
De plus, « Mimétisme » sera publiée en 2013 dans le magazine Géante rouge.



7500 £ pour la mallette anti-vampires

Le kit anti-vampires dont je parlais il y a quelques mois a été vendu aux enchères le 22 juin.
Il a été acheté 7500£ par le Royal Armouries Museum de Leeds (Angleterre).
Il sera exposé au musée  »Clarence Dock » en fin d’année.



BRADBURY LANDING

En l’honneur de Ray Bradbury, mort le 5 juin, la NASA a décidé de nommer le cratère dans lequel a amarsi le 6 août le robot d’exploration Curiosity « Bradbury landing ».

BRADBURY LANDING dans 4 - La malle du Vieufou 18_08_10

L »auteur, célèbre pour ses Chroniques martiennes, était un partisan de l’agence spatiale.
« Ses livres nous ont vraiment inspirés », a déclaré Michael Meyer, responsable scientifique du programme d’exploration de Mars à la Nasa. « Les Chroniques martiennes ont inspiré notre curiosité et nous ont ouvert l’esprit à la possibilité d’une forme de vie sur Mars ».

chron210 dans 4 - La malle du Vieufou

Lors d’une conférence, l’auteur avait déclaré : « J’espérais que ces derniers jours, alors que nous nous rapprochions de Mars et que la poussière se dissipait, nous verrions plein de Martiens debout avec de grandes pancartes où l’on pourrait lire : Bradbury avait raison ! »  En tout cas il est arrivé sur place deux mois avant eux…



Mort de Roland C.WAGNER

article du 6 août du Figaro.fr:

 

L’auteur de science-fiction français est mort d’un accident de la route le 5 août dernier à l’âge de 51 ans.

Mort de Roland C.WAGNER dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire coeur-

Explorateur de l’imaginaire, facétieux et érudit, l’auteur de science-fiction Roland C.Wagner vient de mourir à l’âge de 51 ans d’un accident de la route en Gironde. Né le 6 septembre 1960 à Bab-El-Oued en Algérie française, Roland C.Wagner avait très tôt montré une passion dévorante et fidèle pour la littérature de science-fiction.

Auteur du cycle Les Futurs Mystères de Paris parus chez L’Atalante, Wagner laisse une œuvre considérable, une centaine de nouvelles et une cinquantaine de romans, couronnés de nombreux prix, dont le Prix Tour Eiffel, le Grand prix de l’Imaginaire, ou encore le Prix Rosny aîné.

Parus entre 1996 et 2001, ce cycle de romans d’anticipation ont pour héros un détective privé «transparent» nommé Temple Sacré de l’Aube Radieuse. Surnommé Tem, ce personnage décalé à la dégaine étrange promenant son borsalino vert fluo dans le Paris du XXI, résout des enquêtes farfelues avec l’élégance débonnaire qui rappelle un autre fin limier de la science-fiction, Magnus Ridolph créé par le grand Jack Vance. D’ailleurs, Roland C.Wagner n’hésitait pas à se réclamer des œuvres de Vance, piochant à la fois du côté du Cycle de Tchaï ou plus sérieusement du côté d’Emphyrio.

On décèle également dans Les Futurs Mystères de Paris une influence dickienne, matérialisée par un concept innovant: la «psychosphère». Cette notion que n’aurait pas reniée l’auteur de Blade Runner ou d’Ubik, part du principe que l’inconscient collectif jungien a trouvé à se matérialiser… dans un univers parallèle bien réel.

Outre sa passion pour l’anticipation, Wagner nourrissait aussi un fort penchant pour les univers conspirationnistes, ce qu’il prouva notamment dans le recueil Noirs Complots, anthologie dirigée par Pierre Lagrange aux Belles Lettres en 2003.

Avec Le Chant du cosmos, Wagner aura imposé une science-fiction pleine d’humour et d’inventivité digne des grands écrivains de science-fiction américains, lui qui faisait clairement partie du courant de la Nouvelle Science-fiction française, avec Pierre Bordage, Ayerdhal, Jean-Claude Dunyach, Michel Pagel, Pierre Pelot, Johan Héliot, Joël Houssin, Emmanuel Jouanne, Serge Lehman, Jean-Marc Ligny, Xavier Mauméjean, Bernard Werber, Joëlle Wintrebert, Michel Demuth, ou encore sa compagne Sylvie Denis.

Avec ce qui restera son dernier roman, Rêves de gloire paru en 2011 à L’Atalante, Wagner mettait en scène une Algérie uchronique où le général De Gaulle a été assassiné le 17 octobre 1960 alors que sa DS passait le long de la Croix de Berny…

roland10 dans 3 - Imaginaciens - magiciens de l'imaginaire

(photo : archives Philippe Ménard)

Sincères condoléances à sa compagne Sylvie Denis et à sa fille.



1...2122232425

Alunya |
Freewomen |
Laplumeduphenix |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | A Spotlight On Trouble-Free...
| Algorimes
| Methods to increase your we...